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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Primature
ADRESSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR
LE PREMIER MINISTRE,
CHEF DU GOUVERNEMENT


DISCOURS BILAN 

Jardins des Premiers

Kinshasa / Gombe

Novembre 2016


Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Par l’ordonnance n°12/003 du 18 avril 2012, il a plu à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Joseph KABILA KABANGE, à qui je présente mes hommages les plus déférents, de me nommer comme Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Cette cérémonie est l’occasion pour exprimer, une fois encore, mes sincères remerciements au Chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placée en ma personne pour conduire le Gouvernement au cours de son second quinquennat. J’ai pu mesurer durant ces années d’exercice combien son soutien personnel a été important au regard de l’ampleur des défis à relever pour le développement de notre pays.
En effet, notre désignation à la tête du Gouvernement central coïncide, sur le plan interne, avec la nécessité de consolider les avancées du processus démocratique résultant des premières élections libres post-transition en 2006, et sur le plan international, avec une poussée sans précédent de la croissance économique en Afrique avec comme corollaire, le défi de sa redistribution, de son inclusivité. 
C’est dans cette perspective que le Programme d’action du Gouvernement de 2012 à 2016 s’est articulé autour des principaux objectifs stratégiques ci-après :
1° Poursuivre et finaliser les réformes institutionnelles en vue de renforcer l’efficacité de l’Etat ;
2° Consolider la stabilité macro-économique et accélérer la croissance et la création des emplois ;
3° Poursuivre la construction et la modernisation des infrastructures de base ;
4° Améliorer le cadre de vie et les conditions sociales de la population ;
5° Renforcer le capital humain et faire de la société congolaise un vivier de la nouvelle citoyenneté ;
6° Renforcer la diplomatie et la coopération au développement.
Plutôt que de nous contenter de choix opportunistes du court terme, nous avons délibérément choisi de ramer à contrecourant en optant pour des politiques à long terme, malgré leur caractère impopulaire dans le microcosme politique interne. Ainsi, nous avons fait le choix de la logique de discipline qui s’est traduite par la nécessité de veiller à l’équilibre budgétaire, à la stabilité monétaire ainsi qu’à la rationalisation de la dépense publique.  Notre priorité a donc été d’orienter nos choix économiques vers les activités à plus forte valeur ajoutée, pouvant permettre à notre économie de croitre dans la durée suivant le principe des rendements croissants. En effet, nos convictions sur le rôle de l’économie sont bien résumées dans la pensée de l’économiste Jean Tirol, je cite : «  L’économie est au service du bien commun ; elle a pour tâche d’identifier les institutions et les politiques qui promouvront l’intérêt général».
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
Aujourd’hui, nous pouvons dire que la République Démocratique du Congo a démontré qu’il n’y a pas de fatalité à la pauvreté et à la violence. Collectivement, nous avons commencé à transformer le potentiel économique de notre pays en une opportunité de développement au bénéfice de la population.
Au cours du présent quinquennat, le Gouvernement a veillé à consolider la stabilité du cadre macroéconomique et à accélérer le train des réformes pour libérer la croissance et réduire la pauvreté. Nous ne l’avons pas fait par dogmatisme, mais plutôt pour améliorer la vie des Congolais avec des résultats concrets et tangibles.
Au niveau sécuritaire et judiciaire, il convient de souligner qu’aucune activité  économique porteuse de croissance ne peut s’installer de manière durable dans un environnement d’instabilité, de violence, d’incertitude ou d’injustice.
C’est avec cette exigence que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo se sont acquittées de leur mission constitutionnelle, celle de garantir l’intégrité du territoire national. Pour faire face à deux situations – la nécessité de se réorganiser et de se moderniser et répondre à l’agression de différentes rébellions – les FARDC se sont engagées avec détermination dans une série de réformes sous l’autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Joseph KABILA KABANGE,Chef des Armées.
Il s’agit notamment de la mise en place des Unités de réaction rapide, des Unités territoriales et des Unités de défense principale pour neutraliser les forces négatives à implication locale (FRPI, Raia Mutomboki, Yakutumba, Maï-Maï Simba…), mais aussi les froces négatives à implication régionale (ADF et FDLR).
En réalité, dans le cadre de l’opérationnalisation de ces réformes, les FARDC sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République ont acquis de nombreux et divers matériels militaires, augmentant ainsi sensiblement leur puissance de feu afin de garantir comme il se doit la sécurité à l’ensemble des Congolais. En ce qui concerne les capacités d’intervention aérienne, elles se sont nettement accrues avec l’acquisition de plusieurs avions et hélicoptères militaires ainsi que la formation des pilotes militaires congolais.  
Concernant la police nationale, les actions de réforme se poursuivent également. Il s’agit ici d’améliorer principalement ses capacités opérationnelles. Pour cela, il a été procédé au renforcement des capacités des unités regroupées, avec l’appui de la MONUSCO. Les différents centres d’instructions ont été réhabilités pour garantir une bonne formation de nos éléments. Nous pouvons citer, à titre d'exemple, KAPALATA, KASAPA, KASANGULU, JULES MOKE, MBULAMATADI et MBAKANA.
Il convient de rappeler d’autres mesures courageuses et vigoureuses engagées pour améliorer les performances dans ce secteur.
  • La finalisation du recensement de la PNC et la délivrance des cartes de service biométriques;
  • La finalisation du recensement et l’identification biométrique des éléments des FARDC ainsi que l’opérationnalisation du système de fichier des salaires ;
  • L’amélioration des capacités des juridictions militaires par la mise en opération des cellules d’appui aux poursuites judiciaires ;
  • Le renforcement de l’autonomie budgétaire et des attributs constitutionnels du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
  • La nomination de 2.000 nouveaux magistrats notamment pour l’installation de nouveaux Tribunaux de paix dans la perspective des élections locales ;
  • La construction de nouveaux bâtiments pour abriter les Hautes Cours ;
  • L’installation d’une de ces Hautes Cours, en l’occurrence la Cour Constitutionnelle.

Au niveau économique, le pays a affiché entre 2012 et 2015 des résultats économiques impressionnants. Avec un taux de croissance du PIB réel supérieur à 7%, contre une moyenne de 3,5% en Afrique subsaharienne, l’économie congolaise a été parmi les 10 économies les plus dynamiques au monde. Le géant congolais s’est réveillé en misant sur ses propres forces : son secteur minier et pétrolier, mais aussi son marché intérieur et ses autres capacités de création de richesses. La transformation structurelle de notre économie a été engagée avec comme priorités : la diversification sectorielle, l’industrialisation notamment dans l’agriculture et les transports pour désenclaver notre pays.
C’est grâce à la stabilisation du cadre macroéconomique que ce début de transformation a été rendu possible. C’est grâce à cette croissance robuste et soutenue pendant ces années que la RDC a jusqu’alors mieux résisté aux chocs exogènes de la chute des cours des matières premières. C’est grâce à cette exigence de gestion que notre pays a pu lancer d’ambitieux programmes sociaux pour améliorer les conditions de vie et redonner espoir aux Congolais. C’est ainsi que la RDC arrive en 5è position parmi les pays dont le PIB par habitant a le plus progressé au monde depuis 2010, avec une avancée de plus de 20%.
Si d’aucuns ont pu douter de l’impact de cette stabilité du cadre macroéconomique et de la gestion rigoureuse des finances publiques, il y a lieu notamment de noter que cela a permis non seulement de rattraper plusieurs mois d’arriérés dans l’administration publique, mais aussi d’assurer le paiement régulier des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, avec comme conséquence l’absence de grèves pendant cinq ans dans l’administration publique. 
L’on peut ajouter à cela la construction ou réhabilitation de 6000 kilomètres de routes, de 700 écoles ou de centaines de dispensaires ou hôpitaux ainsi que leur équipement en matériel de santé de tout genre ; la création des sociétés de transport TRANSCO et de CONGO AIRWAYS ; l’édification de l’aérogare modulaire de Ndjili et des bâtiments du Gouvernement ; la construction en cours des barrages électriques de KAKOBOLA, ZONGO II, KATENDE, etc. ; la mise en production du premier parc pilote agroindustriel de BUKANGA LONZO alors que notre pays importe pour plus de 1,5 milliards de dollars de denrées alimentaires ; la réhabilitation de l’ITB KOKOLO et du MS GUNGU, l’achat de locomotives neuves pour la SNCC ainsi que de voitures de voyageurs pour la SCTP ; la réhabilitation et l’extension à Tshikapa d’un réseau de 55 kilomètres d’alimentation en eau potable d’une capacité de 50.000 m³ par jour pour une population de 1.500.000 habitants. Dans le domaine des sports, l’on peut citer la construction des stades municipaux  ainsi que la montée en puissance de l’équipe nationale et des clubs de football… Rien de tout cela n’aurait vu le jour sans croissance ni gestion rigoureuse des finances publiques.
En ce qui concerne l’inflation, et donc le pouvoir d’achat des Congolaises et Congolais, la RDC a réalisé ses meilleures performances depuis l’indépendance. D’un objectif initial de 9,9% en 2012 et de 3,5% en 2015, les taux d’inflation observés ont été inférieurs passant de 2,7% en 2012 à 0,82% en 2015. Sur cette période, l'inflation a été en moyenne de 4,7% contre 8,3% pour l'Afrique subsaharienne.
Concernant notre monnaie nationale, entre 2012 et 2015, le taux de change est resté stable, entre 915 et 950 francs congolais pour 1 dollar, sous un régime de change flottant. Cette remarquable stabilité a reposé sur une politique budgétaire rigoureuse qu’il convient aujourd’hui de maintenir alors que nous constatons de nouvelles tensions faisant craindre une dépréciation de notre monnaie.
Venons-en à présent au vaste programme de reconstruction des infrastructures pour permettre un désenclavement du pays et favoriser la relance économique.
  • Les routes praticables ont été portées de 6.200 km en 2006 à 16.918 km en 2012 et à plus de 25.000 km à fin 2016 ;
  • Le désenclavement des provinces, villes et entités, qui était de 13 % en 2006 a atteint 20% en 2012 et 50 % en 2015 ;
  • Le rythme d’asphaltage des routes qui était annuellement de 28 km dans les années 1960 et 1970 est passé à 20 km en 2012, puis à 90 km à fin 2015 ;
  • Le déploiement du réseau Backbone à fibre optique, Muanda-Kinshasa (650 Km) et Kinshasa-Kasumbalesa (3.300 Km). Ce qui permet déjà de relier la RDC au Congo-Brazzaville et à la Zambie.
Beaucoup reste toutefois à faire, mais la RDC  est dans la bonne direction. Cet effort national s’est traduit en engagements financiers, notamment avec les dépenses en capital de l’Etat. Ces dernières qui étaient inférieures à 2% du PIB en 2007 ont dépassé les 10% depuis 2010.
Durant la même période, alors que la RDC a rejoint l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) et a fait partie des 10 pays au monde qui ont conduit le plus de réformes selon le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale, le retour de la confiance de nos partenaires s’est traduit par une hausse constante des volumes d’aide au développement et des investissements directs étrangers.
En ce qui concerne la gestion des ressources naturelles, le gouvernement veille désormais à la publication régulière, par le Ministère des finances, des données sur les ressources mobilisées par les régies financières dans ce secteur.
Tous les contrats miniers, pétroliers et forestiers auxquels le Gouvernement ou les entreprises publiques sont parties prenantes sont publiés. Ce qui a permis à la RDC d’être admise, avec félicitations, au statut de pays conforme en matière de transparence par le Conseil d’administration de l’ITIE en 2014.
Ces réformes courageuses ont été plébiscitées par la Banque mondiale à travers son évaluation des politiques et institutions nationales en 2013. En effet, la notation de la RDC au CPIA a progressé de 2,7 à 2,9. Ce qui a fait dire à cette institution internationale qu’une telle progression a été unique par son ampleur, car la RDC est le seul des 82 pays de l'Association Internationale pour le Développement (IDA) à avoir affiché une telle progression en 2013.
Plusieurs autres réformes ont été lancées ou sont en cours d’exécution. Nous pouvons rapidement énumérer :
  • La réforme des entreprises publiques ;
  • L’ouverture à la concurrence de plusieurs secteurs d’activités par l’adoption de plusieurs textes de lois dont le code minier, la loi sur l’agriculture, la loi sur l’électricité, le code des assurances ou encore la loi relative au crédit-bail ;
  • L’installation des tribunaux de commerce ;
  • L’opérationnalisation du registre commercial et de crédit mobilier ;
  • Le rajeunissement de l’Administration publique par de jeunes universitaires recrutés sur concours ;
  • La création de l’école nationale de l’Administration en 2014.
Sur le plan social, le niveau de la croissance économique et l’impact des réformes ne sont certes pas encore suffisants pour permettre une réduction drastique de la pauvreté, mais les efforts dans ce domaine sont inlassables et soutenus. La principale priorité sociale de mon Gouvernement a été l’éducation avec une part du budget de l’Etat qui est passée de 1% en 1990 à 16% aujourd’hui. La formation de notre jeunesse a été mon souci permanent car sinon il serait illusoire de parler de transformation du pays, du redressement économique et social et d’émergence de la République Démocratique du Congo. Pour cela, la formation des enseignants, la qualité des programmes scolaires, l’amélioration des taux de scolarité et la crédibilité constituent des impératifs.
Cette politique de responsabilité n’a jamais dévié. Grâce à la gratuité de l’enseignement primaire engagée en 2010, la distribution de manuels scolaires, la remise en état des installations scolaires, la réforme de la formation initiale des enseignants ou encore l’organisation du suivi-évaluation des apprentissages, des résultats remarquables ont été réalisés.
Plusieurs indicateurs éducatifs ont connu un important accroissement entre les années 2006 et 2014 :
  • Le nombre d’élèves au primaire a accru de 53%, celui d’écoles secondaires de 64% ;
  • Le nombre d’enseignants payés par le Trésor public a augmenté de 66% ;
  • Sur 100 élèves qui entrent en première année primaire, 72 terminent leur cycle contre 49 en 2006 et,
  • Sur 100 enfants qui entrent à l’école, il y a 48 filles et 52 garçons en 2014, contre 40 filles et 60 garçons en 2006.
Tout observateur attentif aura remarqué que nos élèves se défendent mieux aujourd'hui qu'il y a quelques années. Le monde extérieur le remarque aussi, comme le prouve la reconnaissance internationale de nos diplômes d'État et l'accès de plus en plus facile de nos universitaires aux études postuniversitaires à l'étranger. Pendant plus de 4 ans, la République Démocratique du Congo  a renoué avec l’ambition et la fierté.
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
Par ces efforts constants, c’est l’avenir de notre pays que nous avons préparé. Investir dans la formation de la jeunesse congolaise, c’est à terme s’assurer de la modernisation de notre administration. C’est renforcer l’Etat dans ses missions régaliennes pour nous permettre de vivre dans la paix et la stabilité. c’est améliorer la compétitivité de notre économie avec l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, d’entrepreneurs, de cadres d’employés performants, au service d’un peuple et d’une Nation. C’est favoriser l’émergence d’une classe moyenne indispensable pour sortir de la pauvreté la majorité de la population. C’est enfin redonner confiance et espoir à la diaspora congolaise qui peut à présent envisager de revenir sur ses terres pour réussir une vie parmi les siens.
Je veux aussi insister sur la portée d’une autre mesure engagée sous mon autorité et mon impulsion. Au regard du poids du secteur public dans la répartition du revenu national avec plus de 1 million d’agents publics, la généralisation de la bancarisation de la paie des fonctionnaires aura été une réforme structurelle. Avant, des fonds publics importants s’évaporaient et une bonne part de la rémunération des fonctionnaires était détournée. Aujourd’hui, les salaires sont payés régulièrement à échéance due, à la grande satisfaction des agents de l’Etat. L’étape qui suit est celle de la rationalisation des primes pour une amélioration de la politique salariale au sein de la fonction publique.
Depuis avril 2012, les deux gouvernements que j’ai eu l’honneur de diriger ont travaillé avec ardeur et engagement. Outre ces grandes lignes directrices et ses priorités fortes, toute une série d’actions et de mesures permettent de changer concrètement la vie des Congolais. Voici quelques exemples. 
Au sein des forces armées congolaises, le rajeunissement de la troupe se poursuit. Dans une deuxième vague de recrutement, 11.576 jeunes soldats sont en train d'être formés dans les Centres d’Instruction et terminent bientôt leur formation militaire de base à Kitona, Kamina et Mura.
Dans le domaine de l’emploi, du travail et de la formation, les initiatives publiques de promotion de l’esprit entrepreneurial, des femmes et des jeunes ont été lancées avec succès. Le Programme cadre de Création d’Emploi et de Revenu, PROCER, en appui avec la Banque Africaine de Développement (BAD), exécute un projet d’autonomisation économique de la femme congolaise.
Ce programme bénéficie à 9.000 femmes gérantes de petites entreprises dont 8.000 femmes à Kinshasa, 500 à Mbuji-Mayi et 500 à Kananga, il vise à générer 9.000 emplois directs, formels et durables, 18.000 emplois indirects, soit un total de 27.000emplois.
Le Programme Emploi Diplôme, PED en sigle, vise avec l’appui de la BAD à doter les demandeurs d’emplois d’une formation professionnelle pour améliorer leur employabilité. A ce jour, 6.000 diplômés ont été sélectionnés par l’Office National de l’Emploi (ONEM) et sont placés en entreprises. Les statistiques indiquent que l’INPP a formé 39.680 stagiaires dont 15.717 pour la formation continue, 19.720 pour la formation qualifiante de jeunes sans emplois et 4243 jeunes en entrepreneuriat.
En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises, le Gouvernement a doté ce secteur d’un éventail d’instruments d’appui technique et financier pour pallier à la vulnérabilité des PME et aux imperfections du marché. Ainsi, un vaste programme de mise en œuvre des incubateurs d’entreprises dans toutes les provinces est en cours et les travaux de construction du bâtiment qui abritera l’incubateur pilote de Kinshasa ont déjà débuté.
A noter enfin que nos sportifs ont fait honneur à la Nation par leurs performances. Les résultats obtenus par les Léopards Football et Rugby, le sacre de Tout-Puissant MAZEMBE, l’organisation réussie de la 4ème  Edition du Tour cycliste de la RDC…sont autant de succès qui permettent d’unir et e rassembler tous les Congolais.
La mise en activités des stades municipaux à Kinshasa, la poursuite des travaux de construction des stades dans les provinces de Kongo central et de Kasaï Oriental, ainsi que l’érection prochaine des stades municipaux en provinces, illustrent la détermination du Gouvernement a doter le pays d’infrastructures sportives modernes pour faire éclore les talents des jeunes. Cette politique cohérente menée pour un Congo émergent a eu des conséquences positives sur la vie des Congolais, le taux de pauvreté est passé de 80% en 1990 à 63,4%. Notre pays a gagné 10 places au classement 2015 de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
Les hommes passent, les institutions restent ! Les changements en cours sont en fait des opportunités sur la trajectoire du devenir de notre pays. Je pense à cette sagesse que le philosophe latin Sénèque a écrit un jour : "Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va." Aussi, je veux espérer que ceux qui ont choisi de servir notre Nation sauront poursuivre cette voie tracée et qu’ils sauront consolider la dynamique engagée.
Je veux croire que les perspectives de développement de notre pays guident et animent chaque responsable public. Pour le bien de tous, les acteurs politiques, sociaux et économiques doivent bâtir un consensus, au-delà des courants partisans, sur une volonté de vivre ensemble dans le respect des différences et des libertés.
Au lendemain d’un accord politique pour éviter que notre pays ne retombe dans la violence et l’instabilité, la RDC a rendez-vous avec son histoire. Ses dirigeants doivent être à la hauteur pour éviter de tomber dans le cercle vicieux du perpétuel recommencement. Car si les progrès économiques et sociaux sont indéniables, la paix et la stabilité politique restaurées restent les facteurs clés sans lesquels les progrès évoqués n’auraient pas été possibles et ne sauraient être durables.
A cet égard, l’analyse du retard économique faite par l’économiste Alexandre Gerschenkron est pleine de leçons qui méritent d’être méditées. « Le retard est un avantage ! Pourvu que les pays en retard sachent se doter du cadre intellectuel et institutionnel approprié. Ceci en profitant de l’émulation fournie par l’avance des dominants et la soif du développement. Chez les pays dits émergents, les erreurs du passé ont créé une soif de revanche sur le sort ! »
Dès lors, mon vœu le plus cher est de voir cette soif de revanche sur notre sort mobiliser chacun d’entre nous, à commencer par ceux qui ont la charge de conduire et mener les politiques publiques. En effet, alors que notre pays est confronté à un ralentissement économique mondial et à une chute des cours mondiaux des matières premières, l’heure n’est pas au relâchement ni à la satisfaction. Il nous faudra une réelle discipline collective dans la durée, de sorte que ce qui a pu être fait hier devra être préservé pour constituer la pierre angulaire des efforts menés sur le chemin développement.
Car,  comme l’a souligné Ernst SCHUMACHER dans son œuvre « Small Is Beautiful » : «L’expérience montre que des pays ont pu sortir d’une destruction quasi-totale et rebâtir rapidement une économie prospère, et que ce qui caractérise ces résultats n’est pas l’importation des technologies, mais le niveau de l’éducation, d’organisation, et de discipline de l’ensemble de la population! »
Je vous remercie pour votre attention.
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