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Quelques instants seulement après l’ouverture des discussions à la Cenco, Ève Bazaiba met les pendules à l’heure. Dans une déclaration faite à la presse, la secrétaire générale du parti de Jean Pierre Bemba a d’abord apporté « tout mon soutien » aux délégués du MLC et alliés. En se disant convaincue que la position qu’elle porte, celle rendue publique à travers les documents remis au Conseil de Sécurité des Nations Unies, CENCO et Union Européenne, sera bien explicitée pendant les discussions directes, qu'elle est seule qui compte et elle n’a pas changé.

Pour elle, le dialogue s’articule autour du schéma suivant :

1. Ce qui constituât les enjeux ou le défi en RDC est la fin du deuxième et dernier mandat du Président Kabila le 19 décembre 2016 et le calendrier électoral, notamment l'organisation de la présidentielle dans le délai constitutionnel supplémentaire, et non pas la composition d'un quelconque gouvernement d'union nationale

2. Le Respect de la Constitution est non négociable

3. Ayant loupé la convocation de la présidentielle le 19 septembre 2016, le constituant a prévu un délai constitutionnel supplémentaire de 120 au plus tard le 17 avril 2017, à daté du 20 décembre 2016

4. Le manque d'argent et de logistique ne sont que des prétextes car la RDC n'en manque pas. 15 milliards se trouvent au Panama et tous les partenaires internationaux que nous avons contacté sont prêts nous appuyer, notamment, l'UE, le Royaume Uni, les États-Unis, le Canada, y compris la Chine qui « n'attendent que le plan de décaissement »

5. C'est sur base du fichier électoral actuel que les candidats aux provinciales ont été alignés et le cautionnement payé, donc il est utilisable

6. Les articles 70, 220, etc... Sont clairs. Le président Kabila est fin mandat, il n'est pas question de lui donner une prime en prolongeant son mandat en violation de la Constitution

7. le MLC et alliés ne peuvent donc pas se compromettre en intégrant un certain Gouvernement, en violation de la Constitution et la loi portant statut de l'opposition. Au risque d'être en déphasage avec la population qui attend l’alternance et non un quelconque gouvernement en gestation

« Notre constance n'est pas à confondre avec un fixisme », a conclu celle qu’on surnomme la « dame ». Se définissant avec le MLC et alliés comme le rempart de la population et de tous les mouvements citoyens.

Réunis au sein du Front pour le respect de la Constitution, le MLC et les mouvements associatifs défendent une position radicale qui ne semble pas avoir bougé d’un iota.
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