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* « Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir à la commission électorale toutes les ressources nécessaires pour organiser les élections dans les délais fixés par l’accord du 31 décembre », peut-on lire dans l’appel de l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Anna et 9 dirigeants africains.

L’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, joint sa voix à 9 anciens chefs d’Etat africains. Ensemble, ils lancent un appel "urgent" en vue d’une transition pacifique en RD Congo et de l’organisation des élections dans les délais conformément à l’Accord du 31 décembre 2016, annonce un communiqué publié sur le site de la Fondation Annan hier jeudi 15 juin.
" En tant que dirigeants africains engagés dans la démocratie, nous sommes profondément préoccupés par la situation politique en République démocratique du Congo (RDC), qui représente une menace pour la stabilité, la prospérité et la paix de la région des Grands Lacs, et même pour l’Afrique dans son ensemble ", affirment le Béninois Thomas Boni Yayi, le Sud-africain Thabo Mbeki, le Tanzanien Benjamin Mkapa, le Botswanais Festus Mogae, le Nigérian Olusegun Obansanjo, le Cap Verdien Pedro Pires, le Mauricien Cassam Utem et les 3 Ghanéens John Kufuor, Koffi Annan et John Mahama.
Faisant remarquer que l’absence d’organisation des élections en décembre 2016 a plongé la RDC dans une crise politique aiguë, les 10 personnalités africaines notent que le compromis trouvé entre le Gouvernement et l’Opposition à la Saint Sylvestre sous la médiation des prélats catholiques a évité une catastrophe. Mais, regrettent-ils, l’esprit et la lettre dudit Accord ne sont pas respectés, mettant ainsi en danger la transition politique.
Pour ces anciens dirigeants du Continent noir, seules les élections transparentes peuvent résoudre la crise de légitimité qui touche les institutions de la RD Congo. D’où leur pressant appel : " Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir à la commission électorale toutes les ressources nécessaires pour organiser les élections dans les délais fixés par l’accord du 31 décembre. Nous appelons donc le Président et d’autres dirigeants congolais à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre l’accord de Saint-Sylvestre de bonne foi afin de rétablir la confiance entre les parties et d’assurer des élections libres, crédibles et pacifiques d’ici la fin de l’année ", écrivent-ils. Il y va de l’avenir de la RD Congo dont ces personnalités estiment gravement menacé. Didier KEBONGO

Appel urgent pour une transition démocratique pacifique en République démocratique du Congo
En tant que dirigeants africains engagés dans la démocratie, nous sommes profondément préoccupés par la situation politique en République démocratique du Congo (RDC), qui représente une menace pour la stabilité, la prospérité et la paix dans la région des Grands Lacs, et même pour l’Afrique dans son ensemble.
Nous sommes obligés de faire l’alarme avant qu’il ne soit trop tard.
Le fait de ne pas organiser les élections à la fin de 2016, conformément à la constitution de la RDC, a créé une crise politique aiguë.
L’accord entre le Gouvernement et l’Opposition parvenu à la Réveillon du Nouvel An sous l’égide de la Conférence des évêques (CENCO) a évité une catastrophe, mais sa mise en œuvre fait face à des difficultés croissantes qui mettent en péril le processus destiné à mener à des élections pacifiques cette année.
L’esprit et la lettre de l’accord ne sont pas respectés mettant ainsi en danger une transition politique non violente, qui nous paraît essentielle pour la stabilité et la prospérité future de la RDC.
Les élections avec intégrité sont la seule stratégie pacifique possible pour résoudre la crise de légitimité qui afflige les institutions du Congo.
Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir à la commission électorale toutes les ressources nécessaires pour organiser les élections dans les délais prévus par l’accord
Nous demandons aux dirigeants politiques de la RDC de mettre l’intérêt national en premier.
Le peuple congolais, déjà marqué par des décennies de règne autocratique, suivi d’années de guerre civile, aspire à la paix, au développement et au respect de ses droits de l’homme, y compris le droit fondamental au gouvernement participatif.
Cette crise affecte avant tout la vie et les moyens de subsistance de nos frères et sœurs congolais. Mais laissant sans résolument la crise aura des implications continentales.
L’avenir de la République démocratique du Congo est gravement menacé.
Nous appelons donc le Président et d’autres dirigeants congolais à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre l’accord de Saint-Sylvestre de bonne foi afin de rétablir la confiance entre les parties et d’assurer des élections libres, crédibles et pacifiques d’ici la fin de l’année.

Kofi ANNAN Ancien Secrétaire général de l’ONU
Thomas BONI YAYI Ancien Président de la République du Bénin
John KUFUOR Ancien Président de la République du Ghana
John MAHAMA Ancien Président de la République du Ghana
Thabo MBEKI Ancien Président de la République d’Afrique du Sud
Benjamin MKAPA Ancien Président de la République unie. De Tanzanie
Festus MOGAE Ancien Président de la République du Botswana
Olusegun OBASANJO Ancien Président de la République fédérale du Nigeria
Pedro PIRES Ancien Président de la République de Cabo Verde
Cassam UTEEM Ancien Président de la République de Maurice
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