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La coordination inter agence Kasaï s’est retrouvée à Kinshasa pour examiner la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du pays, rapporte OCHA dans son briefing hebdomadaire. Il ressort de ces échanges notamment le besoin d’harmoniser les stratégies et méthodologies d’intervention entre acteurs en faveur d’une approche harmonisée visant à réduire les risques liés au principe de "Ne Pas Nuire".

Aussi, la nécessité de renforcer la présence humanitaire, en particulier dans les provinces de la Lomami, du Sankuru (territoire de Lusambo) et du Kasaï ; le renforcement progressif des mécanismes de coordination au niveau provincial, et notamment des clusters, à travers les trois principaux "hubs" de la réponse : Kananga pour le Kasaï Central ; Mbuji-Mayi pour le Kasaï Oriental, la Lomami et le Sankuru ; et Tshikapa pour la province du Kasaï. Ainsi que la mise en place des activités de coordination civilo-militaire, grâce au déploiement d’une chargée de coordination CimCoord par OCHA à Kananga et l’arrivée prochaine d’un staff CimCoord du PAM, qui couvriront toute la région affectée par la crise et le besoin d’améliorer la cartographie des acteurs humanitaires et des financements en faveur d’une meilleure coordination et analyse des gaps.
Cela suite à la demande des participants, et à une décision de l’Inter Cluster National (ICN), l’organisation de la réunion de coordination inter Agence Kasaï est maintenue jusqu’à fin octobre en attendant le déploiement effectif des équipes des acteurs humanitaires sur le terrain, poursuit la source. Avant d’ajouter, une note sur les mécanismes de coordination au Kasaï est également en cours de mise à jour par l’ICN.
Celle-ci, poursuit Ocha, dresse entre autres l’état des lieux des mécanismes de coordination (8 clusters et 2 sous clusters, Comité provinciaux Inter Agences, Inter cluster provinciaux, forum d’information générale, comité de coordination suivi et gestion des alertes) dans l’ensemble des provinces affectées par la crise. Sur le terrain, deux nouveaux staffs "surge" OCHA viennent d’être déployés à Kananga (province du Kasaï Central) : une chargée de la coordination civilo-militaire et un gestionnaire de l’information, afin de renforcer les capacités de coordination sur place.

CONTEXTE DE LA CRISE
Pour la petite histoire, l’urgence complexe dans la région du Kasaï a débuté à Tshimbulu (Kasaï Central) avec le soulèvement violent d’une milice locale (Kamuina Nsapu), le 8 août 2016. Depuis lors, cette crise s’est étendue aux Provinces du Kasaï Oriental, Kasaï, Lomami, Sankuru et Lualaba, avec des attaques répétées des miliciens contre des symboles du pouvoir central ainsi que des affrontements entre eux et les forces de sécurité nationales.
La détérioration du conflit s’est traduite par des actes violents indiscriminés de plus en plus nombreux à l’égard des populations civiles, de la part de toutes les parties au conflit. Cette crise se traduit aussi par une exacerbation des tensions intercommunautaires préexistantes entre les multiples ethnies de la zone, en lien avec le redécoupage territorial, l’effritement des systèmes de médiation traditionnelle et des structures gérées par le pouvoir coutumier ainsi que la manifestation locale des rivalités politiques au niveau national.
Ainsi, la coexistence pacifique est mise à mal entre d’une part les communautés perçues comme soutenant les miliciens et d’autre part celles accusées de soutenir le gouvernement. Cette situation entraîne de multiples déplacements internes de population dans les différentes provinces susnommées ainsi que vers les provinces du Haut-Lomami, du Kwilu et du Kwango.
Cette crise génère des besoins humanitaires importants en matière d’assistance multisectorielle d’urgence et en protection. Face à cette situation, les priorités stratégiques de la communauté humanitaire sont les suivantes : renforcer la visibilité des besoins sur l’ensemble du territoire concerné ; établir une stratégie d’intervention commune et mobiliser l’attention, la capacité et les ressources à l’échelle nationale et internationale ; améliorer l’accès aux communautés les plus vulnérables en surmontant les contraintes physiques et sécuritaires ; s’accorder sur une stratégie de sensibilisation communautaire et de communication destinée aux groupes armés afin de faciliter l’acceptation de l’aide humanitaire, enfin, assurer une coordination adéquate entre les acteurs humanitaires et ceux de développement et de stabilisation.
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