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Magistrale ! Voilà ce qu’a été la réplique d’Emmanuel Ramazani Shadary aux brûlantes questions des sages du Sénat. Hier, en effet, le VPM en charge de l’Intérieur, a eu son deuxième face-à-face avec les Sénateurs. Le tact et la touche étaient d’usage. Rien de plus normal. Ancien Député, Ramazani Shadary était à l’aise à l’estrade rencontrant une à une les préoccupations des 21 élus des élus qui lui avaient été exprimés 24 heures auparavant. D’entrée de jeu, il a relevé le vice de procédure dans le chef de certains sénateurs qui lui demandaient de revoir certaines options levées non par le Gouvernement qu’il représente, mais par la Chambre Sœur, l’Assemblée nationale. Ce serait violer la Constitution, a-t-il souligné. Quant aux diverses interrogations, une à une, Ramazani Shadary a livré des réponses. Qui, selon lui, sont aptes à permettre à toute conscience de saisir la nécessité des innovations et, mieux, celle du vote de cette loi afin de faciliter la marche vers les élections de décembre 2018. Enfin, le VPM Ramazani Shadary a placé le Sénat devant ses responsabilités. Kengo wa Dondo, à la suite de ce plaidoyer, a validé d’autorité l’envoi du projet de loi électoral à la commission PAJ pour amendement.

Donc, ce dernier a été déclaré recevable. D’ici 48 heures, la Commission Politique Administrative et Judicaire de la Chambre Haute apportera le texte amendé pour adoption. Des observateurs de la scène politique congolaise table déjà sur une adoption en non-conformité» et non sans contestation de l’Opposition. Ensuite, le projet de loi devra faire l’objet de travail d’harmonisation d’une commission paritaire Sénat-Assemblée nationale. Au cas où les divergences persistent, une thèse plausible face à cette loi électorale en devenir, c’est l’avis de la Chambre Basse qui primera.

Plaidoyer de Ramazani Shadary

Emmanuel Ramazani Shadary a rappelé aux Sénateurs que le texte sous examen dans leur chambre était celui de l’Assemblée Nationale et non celui du Gouvernement. Et qu’il revenait aux deux chambres d’harmoniser les vues afin de doter le pays de la Loi électorale pour aller aux élections. Et de préciser : ‘’les Sénateurs qui proposent le renvoi du texte à son expéditeur (Le Gouvernement) veulent implicitement qu’il y ait un glissement et que les élections soient reportées. Pourtant, la promulgation de cette Loi est attendue au plus tard le 15 décembre 2017 ‘’, a martelé Emmanuel Ramazani Shadary. Qui, saisissant la balle au bond, a pris à témoin l’opinion nationale et internationale sur le fait qu’à ce jour le Gouvernement de la République a fait sa part pour la tenue des élections dans le délai prévu dans le calendrier électoral. Et parce qu’il devait apporter quelques éclaircissements, le Vice-Premier Ministre a rencontré, point par point, les préoccupations des Sénateurs. S’agissant de la répartition des sièges sur base du nombre des électeurs enrôlés, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et sécurité a indiqué qu’elle est motivée par l’absence du recensement en République Démocratique du Congo. Concernant le seuil légal de 1 pourcent à la base de l’émiettement de la classe politique, le foisonnement des partis politiques et la dégradation de l’indice de représentativité, sans oublier la sous- représentation des grands partis politiques et la surreprésentation de petits partis. A propos de la liste de candidats indépendants, le VPM Ramazani Shadary a précisé que l’allusion est faite aux scrutins indirects notamment, des Gouverneurs et Vice-gouverneurs. Ce, avant de poursuivre en clarifiant qu’il n’a jamais été question de regrouper les indépendants. Quant au cautionnement, le Gouvernement avait proposé un montant que l’Assemblée Nationale a revu à la hausse. Il appartient aux deux Chambres d’harmoniser les vues. Evoquant les préoccupations des certains Sénateurs sur la machine à voter, même si dans son exposé, il n’a fait nullement question à cela, le Vice-premier Ministre, ministre de l’intérieur et sécurité a laissé aux élus des élus de décider en toute responsabilité, mais pour l’intérêt supérieur de la nation. Répondant aux préoccupations des uns et des autres sur le dédoublement des partis politiques, il a indiqué que le Gouvernement a fait sa part, la justice devrait faire la sienne, autant pour les mesures de décrispation. A tout bien considéré, Emmanuel Ramazani Shadary a été à la hauteur des attentes des Sénateurs qui ont, au finish, déclaré recevable, par le Président du Sénat, le projet de loi électorale envoyée à la Commission PAJ de la Chambre Haute du Parlement.

La Pros.
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