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Parti du gouvernement à 2007 après avoir quitté le poste de Ministre à l’Information et Presse, Henri Mova Sakanyi a dû patienter plus de dix ans avant de revenir au sein de l’équipe gouvernementale. Pas si éloigné du sillage du pouvoir, il a occupé des postes stratégiques au pays et à l’étranger et s’est illustré par une loyauté inégalable envers le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour qui, il a pris l’habitude du haut de ses 55 ans d’âge, de ramper à même le sol et à exhiber de pas de danse lors des rencontres du parti présidentiel. Depuis hier 20 février 2018, il a été élevé au rang de Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, en remplacement d’Emmanuel Ramazani Shadari.

C’est à lui que l’on doit « Ubuntu », un concept philosophique qu’il considère comme une base fondamentale de la vie politique au sein du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) dont il était jusqu’à hier Secrétaire Général.

C’est au mois de juin 2015 qu’il a été placé à la tête de ce parti dont il était co-fondateur au conclave du Centre Nganda. Depuis lors, ce docteur en Relations Internationales est devenu un chantre du Président de la République qu’il présente comme un homme providentiel. A sa gloire, il ne cesse d’inventer de concepts-difficilement maitrisés par le commun de mortel qui les juge trop intellectuels pour être mémorisés-et est prêt à remuer terre et ciel pour son maintien à la tête du pays, 13 mois après l’inspiration de son second et dernier mandat constitutionnel.

A ceux qui rappellent que le mandat de Joseph Kabila est terminé et qu’il doit partir, Mova répond avec une éloquence socratique que l’article 70 de la constitution a déjà tranché en stipulant qu’à « la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonctions jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu ». Et de là, l’ancien ambassadeur déduit à l’instar des autres inconditionnels Kabilistes, que ceux qui exigent le départ de l’actuel Chef de l’Etat veulent mettre le pays en feu. Aidé par les Ultras du pouvoir, avec à leur tête les Jeunes Leaders du PPRD, l’ancien ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC auprès du Benelux et Représentant à l’Union Européenne supporte mal que l’opposition malmène son Rais.

Il rejoint le gâteau « qui ne s’élargit pas »

Par conséquent, celui qui a été surnommé « Likofi ya Kabila », le coup de poing de Kabila par certains de ses partisans basés à Delvaux à Kinshasa a lancé l’opération « coup sur coup » qui a été décriée pour ses tendances à se faire justice.

Et désormais qu’il fait partie de membres du « gâteau qui ne s’élargit pas », d’aucuns se demandent s’il va appliquer et défendre un programme d’ « un Premier ministre venu de je ne sais quel bord idéologique ».

Pour rappel, Henri Mova est arrivé à Kinshasa il y a 20 ans à la faveur de l’avènement de l’AFDL et s’est vite accaparé du Ministère des Transports et Voies de Communication dans le tout premier ministre de M’zée Laurent-Désiré Kabila. En 1999, il a été nommé ambassadeur de la RDC en Russie, un poste qu’il a occupé jusqu’en janvier 2000, date à laquelle il rejoindra brièvement le Portefeuille des Transports et celui de l’Environnement.
En 2004, il reviendra au gouvernement comme Vice-ministre aux Affaires étrangères avant d’occuper le poste de Ministre de l’Information et Presse jusqu’à 2007. Il a également été PCA de la RVA.

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