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Cela n’arrive plus qu’aux jeunes, ni qu’aux Laïcs, ni qu’aux magistrats. Voici que des pasteurs montent des «coups» pour s’ouvrir la voie d’une green card, le document de séjour très prisé aux Etats-Unis. Qu’est arrivé au pasteur François David Ekofo Bonyeku, le Congolais qui, en deux jours, fut l’homme le plus recherché du monde? Son supérieur avait lancé un SOS prétendant avoir perdu toute trace de son homme mais voici que la MONUSCO, contre toute attente, affirme jeudi, que le pasteur de l’Eglise du Christ au Congo avait pris librement l’un de ses vols samedi dernier en direction de Entebbe en Ouganda. De là, l’homme s’est transporté sans autre forme de procès aux Etats-Unis en quête d’un statut d’exilé. Mais un pays qu’il connaît parfaitement.

ELLE S’EN LAVE LES MAINS.
Mais pourquoi est-il parti sans laisser de nouvelles? Pourquoi s’est-il transformé en «Ngunda»? Son coup de gueule était-il une manière de préparer son départ et son accueil comme réfugié politique? Alors qu’elles disaient ne rien savoir sur le sort de ce pasteur protestant, ses proches font savoir qu’il craignait pour sa sécurité. A ce train, tous les Congolais - dont les journalistes - doivent se mettre à l’abri à l’étranger? Est-ce pour consolider son voyager, la Fédération protestante de France avait fait part, dans un communiqué, de son inquiétude pour les chrétiens congolais.
«Celui qui a pris la parole, pour l’Eglise du Christ au Congo devant les autorités, a effectivement exprimé librement un certain nombre d’affirmations concernant la nécessité de la démocratie, de la liberté, etc. Des pressions, des tracasseries, des actes qui remettent en cause la liberté d’expression des églises... C’est une situation qui n’est pas normale. Je dis des églises, parce qu’il s’agit de l’ensemble des églises protestantes, mais surtout des églises catholiques. Tout le monde est concerné dans ce pays, c’est un ensemble», avait alors dit François Clavairoly, pasteur, président de la Fédération protestante de France. La MONUSCO se lave les mains. «Il est vrai que la MONUSCO a délivré un titre de transport au pasteur pour un vol entre Kinshasa et Entebbe, sur un vol régulier de samedi dernier», a affirmé la porte-parole de la MONUSCO, Florence Marchal.
«Ce n’est pas un cas exceptionnel. Entre 10 et 30% de passagers des vols quotidiens de la MONUSCO sont des personnes, des passagers qui ne sont pas de personnels des Nations unies […] Nous avons délivré un titre de transport entre Kinshasa et Entebbe sur la base de la demande du pasteur». «Le fait de délivrer ce titre de transport n’implique pas que nous soyons au courant de la suite du voyage du pasteur», a-t-elle poursuivi.
Ekofo, officiant du culte célébré à l’occasion de la commémoration du 17e anniversaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, le 16 février dernier, est devenu célèbre pour avoir administré une leçon de gouvernance aux dirigeants du pays, les invitant à restaurer l’autorité de l’Etat.
Il les a appelés au véritable nationalisme et à se mobiliser pour léguer à la génération future un pays où l’Etat existe réellement. Ces paroles l’auraient-elles mis en danger. Qu’en est-il alors du Cardinal Monsengwo qui a parlé de «médiocres à dégager»?
ALUNGA MBUWA.
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