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* Le leader de « Ensemble » a déjà instruit ses avocats pour qu’ils suivent attentivement cette énième affaire...

Le président de « Ensemble pour le changement », Moïse Katumbi Chapwe, n’entend pas rester bras croisés dans cette nouvelle affaire de connexion supposée entre lui et ALPC, un groupe armé opérant à Aru, dans le nord-est de la RD Congo.

Dans une déclaration politique lue à la presse, hier jeudi 10 mai à Kinshasa, à l’issue de la réunion du Bureau politique, le porte-parole de « Ensemble pour le changement », Jean-Bertrand Ewanga dément non seulement tout lien de Katumbi avec toute personne ayant la volonté de recourir aux armes et à la violence pour renverser les institutions établies à Kinshasa, mais fait aussi état de la volonté de leur leader de saisir les juridictions compétentes pour « diffamation et imputations dommageables » dans cette énième affaire. « Le président Moïse Katumbi Chapwe informe l’opinion qu’il a déjà instruit ses avocats afin qu’ils suivent attentivement ce dossier monté de toutes pièces et le cas échéant, ceux-ci. Saisiront les juridictions compétentes pour diffamation et imputations dommageables », a déclaré Jean-Bertrand Ewanga.
Selon la Police nationale congolaise, le patron de l’ex-Katanga aurait dépêché à Kampala en Ouganda un certain Ayiki Taban Ibrahim, en compagnie de plusieurs éléments venant de Belgique et d’Afrique du Sud avec pour mission de « prendre contact avec le colonel John Tshibangu et d’ouvrir aux côtés du groupe armé ALPC les hostilités à partir du territoire d’Aru en Ituri ». Le porte-parole de « Ensemble pour le changement » dénonce « cette cabale politico-judiciaire montée grossièrement par le régime de Joseph Kabila contre son leader et candidat à la prochaine élection présidentielle, Moïse Katumbi Chapwe, toujours dans le seul but de lui nuire et de l’empêcher de jouir de la plénitude de ses droits politiques garantis par la Constitution. »

SE MOBILISER ET REVENDIQUER PAR DES ACTIONS PACIFIQUES
Pour la plateforme électorale de Katumbi, cette nouvelle accusation constitue en même temps le signe évident que le pouvoir n’entend point décrisper le climat politique en vue de la tenue, le 23 décembre prochain, des élections transparentes, inclusives, crédibles et apaisées, ni « renoncer à l’instrumentalisation des institutions pour régler les comptes aux opposants... ».
Les Katumbistes déplorent le fait qu’au lieu de demeurer « le garant de l’ordre public démocratique, de la sécurité des personnes et des biens et l’auxiliaire impartial de la justice, la police nationale se mêle de plus en plus du jeu politique. » « Ensemble pour le Changement » appelle les Congolais à « ne point baisser la garde et à se mobiliser toujours davantage pour revendiquer par des actions pacifiques la décrispation politique, la tenue des élections transparentes, inclusives et crédibles le 23 décembre de cette année ainsi que le plein exercice de leurs droits et libertés fondamentaux ».
Alors que d’aucuns prédisaient un assouplissement de la situation politique avec la fin du dédoublement, la signature d’un accord entre le Gouvernement et l’UDPS pour le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi, des contacts entre Félix Tshisekedi et le Pouvoir pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et la libération imminente des prisonniers emblématiques, la nouvelle accusation contre Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre prochain, est ressentie par nombre de Congolais comme un brutal coup de frein au processus de décrispation de l’espace politique. Didier KEBONGO
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