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Personne n’aurait fait mieux que lui ces dix dernières années. La performance de Lumeya à la tête des Affaires foncières affole les statistiques, qui ne parlent désormais que pour l’élu de Kikwit. Dès sa prise des fonctions en mai 2017, Lumeya Dhu Maleghi avait fait ce pari, celui de mobiliser le maximum des recettes dans son secteur. C’est aujourd’hui chose faite. Douze mois plus tard, le ministre Lumeya a fait entrer au Trésor public plus de 13 milliards de Francs congolais. Et ce, pour la seule ville de Kinshasa. Des chiffres attestés par la DGRAD.


Selon les données fiables fournies par la DGRAD, au premier trimestre 2018 seulement, les recettes se plafonnent déjà à 4 milliards 388 millions 010 mille 164 Franc Congolais. Montant largement au-dessus des recettes réalisées pour toute l’année 2015. Et c’est presque le chiffre atteint en 2016 aux Affaires foncières à Kinshasa. S’il faut tenir compte des assignations de 33 milliards de Franc Congolais fixées au Ministère des Affaires Foncières pour l’exercice budgétaire 2018, sans nul doute que Lumeya est bien parti pour battre le record.
« Si pour la ville de Kinshasa, les trois premiers mois ( janvier, février, mars ), les recettes réalisées frôlent déjà les 5 milliards de FC, que dire alors de toute l’année ? », s’interroge un cadre de la Dgrad. Ce n’est pas tout. Et si aux recettes de Kinshasa, on doit ajouter celles de toutes les autres provinces du pays, le Ministère des Affaires Foncières dépasserait largement ses assignations, « ce qui ne s’est jamais fait », affirme le même agent de la DGRAD qui n’en finit pas d’admirer le miracle signé Lumeya.
Selon toute vraisemblance, jamais un ministre n’a mobilisé autant de recettes ces dix dernières années. Lumeya est loin en tête du peloton, comparé à ses quatre prédécesseurs à en croire la Dgrad. Déjà 7 mois après s’être installé aux commandes des Affaires foncières (mai-décembre 2017), pour la seule ville de Kinshasa, Me Lumeya a fait presque le double de réalisations de ses prédécesseurs, soit 8 milliards 869 millions 574 mille 690, 29 Franc Congolais. « Un record », selon un haut cadre de cette régie financière.
Bien avant lui en 2015 : les Affaires Foncières à Kinshasa ont produit 3 milliards 207 millions 627 mille 866, 13 Franc Congolais. En 2016 toujours à Kinshasa, les recettes mobilisées étaient de l’ordre de 5 milliards 875 millions 659 mille 799, 91 Franc Congolais.
A la Dgrad, agents et cadres de commandement se frottent les mains. « On sent la volonté du Ministre Lumeya de mobiliser le plus des recettes. C’est une bonne chose. Il doit davantage percer », se félicite un autre cadre de commandement de la Dgrad. Réputé canard boiteux, le Ministère des Affaires Foncières contribue réellement au budget de l’État et commence à aller au contact du peloton de tête de grands mobilisateurs.

LUMEYATHERAPIE
Mais quelle est la recette miracle de Lumeya pour arriver à ce taux non égalé de mobilisations des fonds dans son secteur ? Des sources aux Affaires Foncières indiquent que ce Protestant pratiquant a mis en place un système efficace de lutte contre la fraude. Il a exigé l’installation des guichets de banques au sein des circonscriptions foncières pour éviter que l’argent transite par les mains des agents.
« Sa politique a produit des fruits même si elle rend Lumeya impopulaire auprès de gens qui ont pris les Affaires Foncières en otage », affirme Kalenga Kongolo Jacques, un agent des Affaires Foncières. Le ministre sait lui-même qu’il est l’homme à abattre, car devenu la bête noire de réseaux mafieux qui torpillent les recettes de l’État. Des lobbies sont créés tous les jours pour le vilipender. Son péché ? Avoir bouché les circuits frauduleux et écarté bien de brebis galeuses dans le secteur.
Lumeya a activé les mécanismes de recouvrement. A chaque fois, le Ministre des Affaires Foncières invite les assujettis aux droits, taxes et redevances relevant de son ministère, de s’acquitter de leurs obligations. La sensibilisation envers les assujettis est très forte. Normal que l’argent suive. Il ne pouvait en être autrement. Il en a été ainsi pour mi-2017, de même pour le premier trimestre de l’exercice 2018.
« On presse les concernés de passer aux différentes circonscriptions foncières de leur ressort pour se mettre en ordre », indique Zelo Yemweni, le Directeur de cabinet.
Pour les assujettis exemptés, ils sont tenus, avant de se présenter aux circonscriptions foncières, de se faire enregistrer toujours au cabinet du Ministre des Affaires Foncières, munis de l’original de la décision qui leur accorde cette exemption, au plus tard le 15 mars 2018. Tout se fait avec une traçabilité claire et dans une transparence totale.
Arriver à remettre de l’ordre dans le secteur, il a fallu recourir aux méthodes fortes. Ainsi, plus de 15 conservateurs récalcitrants, englués dans la maffia, ont payé le prix fort. Ils ont été suspendus avant d’être mis à l’écart. Des mesures qui ne sont pas du goût des chefs des réseaux mafieux.
On explique que pour maximiser davantage les recettes, le ministre Lumeya a exploré d’autres pistes. Il a, par exemple, déclenché l’opération de récupération de concessions non mises en valeur et suffisamment non mises en valeur. Une des prérogatives du Ministère des Affaires Foncières qui rentre dans son champ des recettes à mobiliser.
Grâce à cette opération, les caisses du Trésor Public ont été renflouées comme jamais auparavant. Les recettes qui s’évaporaient, ont pris désormais la bonne direction. Voilà le déclic de la campagne de diabolisation par ceux qui avaient pris les Affaires Foncières en otage. Droit dans ses bottes, l’élu de Kikwit a promis, malgré les embûches et obstacles dressés sur son chemin, de mener une guerre sans merci contre les détourneurs de deniers publics. La survie de l’Etat en dépend.
Didier KEBONGO

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