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Ce n’est plus qu’une question de jours, voire d’heures pour que la CENI donne, enfin, le go à la campagne électorale, le 22 novembre prochain. Mais, ce serait sur fond d’un duel aux couteaux entre le Front commun pour le Congo et l’Opposition, au regard du le décor planté. Déjà, ce week-end, Kinshasa a vibré au rythme endiablé de marches et meeting dont les messages et déclarations étaient, plutôt, aux antipodes sur la machine à voter.

Vendredi 26 octobre, dans la matinée, les Opposants, à l’exception de l’Udps, ont marché contre la machine à voter, le fichier électoral et pour l’accélération du processus de mise en œuvre des mesures de décrispation au terme de l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre, tel que conclu sous les auspices des Evêques, fin décembre 2016.

Samedi 27 octobre, peu avant le début d’après-midi, les sociétaires du Front Commun pour le Congo, réunis lors d’un meeting de démonstration de force au Stade Tata Raphaël, ont déclaré, haut et fort, qu’ils iraient aux élections avec la machine à voter.

Où va-t-on ?

S’il est admis que la CENI, en dépit de tous les doutes suscités par une série d’éléments faisant foi qu’elle aurait accumulé un sérieux retard dans l’acheminement de l’essentiel des kits électoraux, le paiement des commandes passées ainsi que dans le déploiement de tout l’arsenal de matériels nécessaires à l’organisation des élections, s’en tient à la date du 23 décembre 2018 comme point de non-retour, il n’est, pourtant, pas possible de confirmer qu’en pareille circonstance, un tel processus électoral dont le dispositif est contesté d’avance, puisse atterrir sans heurts, ni éclaboussures.

D’autant que l’apaisement tant recherché pour garantir aussi bien la crédibilité que la fiabilité des résultats, est loin de trouver son épilogue en l’absence de tout consensus, ni de toute transparence.

A ce jour, lorsque l’Opposition, toutes tendances confondues sans compter, évidemment, l’Udps avec sa volte-face, continue à battre campagne contre la machine à voter, alors qu’elle demeure l’une des parties prenantes au processus électoral, il y a bien moyen de deviner la suite du feuilleton sur la voie de la contestation. Et, à cette opposition, quoique divisée, il faudrait ajouter le Comité Laïc de Coordination, la CENCO ainsi que la communauté internationale qui parlent, à tour de rôle, le même langage articulé autour de l’abandon de cette machine à voter qui, tout d’un coup, devient le nœud gordien, quant à la réussite du processus électoral.

Comment, dès lors, la CENI peut-elle faire pour arrondir les angles et créer le climat de confiance qui, apparemment, fait défaut au processus électoral ?

Car, organiser les élections le 23 décembre prochain, même avec le FCC tout seul, serait la meilleure façon de pérenniser la crise de légitimité qui, depuis des années, a toujours été le ventre mou de tous les maux qui rongent la paix et la stabilité institutionnelle en RD. Congo.

Entretemps, comment ne pas tomber dans le piège de la transition, ni dans celui du report des élections, s’il faut, en dernière minute, déclasser la fameuse à voter ? Matière, donc, à réflexion devant le spectre du mal qui se profile à l’horizon, d’ici fin décembre 2018.

Ainsi, tous les acteurs politiques majeurs, y compris les animateurs des institutions concernées par l’organisation des élections, sont-ils tenus de lever les ultimes options qui couperaient, à tout prix, la poire en deux.

Et, pour y parvenir, ‘’le dialogue et le consensus s’imposent’’, susurre un analyste resté tapis dans l’ombre.
LPM
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