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Faut-il oui ou non participer aux élections avec ou sans la machine à voter ou tout simplement boycotter ? A quelques semaines – ou à un mois- de trois scrutins directs combinés présidentiel,
législatif national et provincial dont la date précise est fixée le 23 décembre 2018, Laurent Batumona a décidé de mettre fin à la langue de bois et s’est prononcé pour y participer avec une candidature commune de l’Opposition. Il fait un choix sans hésitation : ‘’C’est Félix Tshisekedi Tshilombo ou rien’’. Il ne faut pas continuer à détruire l’Etat et il ne faut pas que le pays sombre dans la misère. Le rôle de l’élite politique consiste à offrir à la population une issue qui lui permet de réaliser ses objectifs : la démocratie, la participation, la liberté et le développement économique et social. Le ton est incisif, dans l’air du temps. Le MSC, son Parti politique, portera le maillot UDPS pendant la campagne électorale qui s’annonce bientôt. Il n’entend pas convoiter le fauteuil présidentiel si longtemps attendu par l’Opposition, pour quelqu’un d’autre que le Joker Udps. Parce que, réitère-t-il, le pouvoir en a abusé et qu’il a une revanche à prendre sur ceux qui l’ont empêché de travailler pour le bien-être de la population.

L’Opposition politique congolaise est face à son destin. Muselée, réprimée et privée de la visibilité tout au long du règne de ce pouvoir, elle se retrouve aujourd’hui au centre du jeu et des enjeux. Le discrédit dont a souffert le Rassemblement, une création de Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, lui autorise tous les espoirs de gagner à grande échelle les élections du 23 décembre 2018. Mais, elle doit s’organiser, agir vite et séduire. Son front commun, après Genval, contre le régime Kabiliste, s’est fissuré et a volé en éclats. Les vieux clivages de l’opposition radicale et l’opposition démocratique ont vite refait surface. Et, les questions qui se posent sont étroitement imbriquées : l’attitude à adopter face à la candidature commune de l’Opposition et sa participation aux élections avec ou sans machine à voter en plus d’autres préalables.

Les principaux candidats président de la République de l’Opposition réelle sont invités par la population à produire un candidat commun par consensus dans le but d’affronter le candidat du régime. C’est dans ce cadre que Laurent Batumona a décidé, dans le cadre de son regroupement politique, de croire que, seul Félix Tshisekedi Tshilombo a tous les atouts de conduire l’Opposition à ce challenge. ‘’Je soutiens Félix Tshisekedi Tsholombo parce que nous avons la compétence de l’accompagner. J’ai refusé l’offre du pouvoir parce que nous voulons que le pays change et que les richesses du pays soit équitablement partagées’’. Il soutient qu’il faut saisir la perche car, l’Opposition a des personnalités comme Félix Tshisekedi qui a une bonne volonté, un homme intègre, qui n’a pas de sang sur les mains et avec qui il est possible de discuter.

Fidèle à l’idéal de Genval

Laurent Batumona est resté fidèle à l’idéal de la conférence de Genval. Membre du comité des sages de cette structure, il estime qu’il va continuer sa lutte avec Fatshi. ‘’J’ai opté pour soutenir Félix Tshisekedi Tshilombo par rapport aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales et nous sommes candidats de l’UDPS’’. Dans ce bal des chauves, pour paraphraser Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Laurent Batumona explique que son choix politique est fondé sur ses convictions idéalistes et non sur des intérêts égoïstes.

‘’Nous, nous sommes restés dans l’esprit de Genval avec espoir qu’un jour nous amènerons un changement de manière que tout congolais puisse s’épanouir et, moi je fais la politique pour le bien-être de la population’’.

Candidature commune de l’Opposition

L’opinion a été sidérée d’entendre que l’Union pour la démocratie et le progrès social, fille aînée de l’Opposition, ait acceptée d’aller aux élections avec ou sans machine à voter. Elle a estimé que le pouvoir lui a acheté. A cet effet, Laurent Batumona recadre. ‘’Il y a aussi un si grand problème que l’opinion ne prête pas attention. C’est le cas du fichier corrompu avec 10 millions des électeurs fictifs en faveur du FCC’’.

Selon lui, ce nombre représente plus ou moins 180 Députés nationaux, 230 députés provinciaux et 42 sénateurs. Un préalable comme celui de la machine à voter. Pourquoi l’Udps a accepté d’aller aux élections avec ces préalables ? C’est une stratégie pour contourner le pouvoir qui veut sauter sur l’alibi de dire que l’opposition a boycotté les élections. ‘’Nous ne pouvons pas lui offrir cette occasion. L’Udps a une expérience sur le boycott des élections et il n’est pas avantageux. Les Congolais doivent savoir que d’ici quelques jours, les candidats président de la République vont se rencontrer, y compris Félix Tshisekedi qui serait déjà sur le lieu choisi pour désigner par consensus un candidat commun de l’Opposition. Il insiste sur le fait que tous savent que c’est Félix Tshisekedi qui endossera leur programme du gouvernement, dixit Batumona.

Formation des témoins et observateurs

Kwango est un signal fort pour la formation des témoins et observateurs. Avec la bannière UDPS, le MSC a fait tomber cette province aux mains de l’Opposition par un simple discours‘’.

Qu’est-ce que le régime Kabila a fait pour le kwangolais pendant son règne’’. Sous la férule du Sga du MSC, Jules Mukumbi, le drapeau Udps flotte à Kasongo Lunda, Feshi, Kahemba et Kenge. Plus de sept cents membres sont formés comme formateurs des témoins et observateurs. En terre conquise, les formateurs sont déployés dans les territoires pour transmettre la matière sur la façon de surveiller les élections. ‘’Nous voulons que Kabila parte d’une manière civilisée et que la population se range derrière Félix Tshisekedi après sa désignation pour apporter un changement en RDC’’, a conclu Batumona.

Peter Tshibangu
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