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Le secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Baudouin Mayo Mambeke, a déploré le report des élections dans les villes de Beni et Butembo et dans les territoires de Beni et Yumbi. L’UNC réaffirme toutefois sa volonté de participer aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre.


Le numéro 2 du parti de Vital Kamerhe a qualifié d’illégale la décision de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de renvoyer, au mois de mars 2019, les élections dans ces circonscriptions électorales. Mayo Mambeke estime que la CENI devrait passer par la Cour Constitutionnelle pour obtenir un arrêt.

« Ce report est illégal et inconstitutionnel. La CENI ne peut pas être juge et partie à la fois. Le report des élections doit être prononcé par la Cour constitutionnelle lorsqu’elle est convaincue du cas de force majeure. Il appartenait donc à la CENI après le rapport du gouvernement de se remettre à la Cour constitutionnelle avec des arguments qui attestent le cas de force majeure dans toutes ces circonscriptions pour que la Cour apprécie et rende un arrêt. La CENI est allée trop vite en besogne », a déclaré ce jeudi à ACTUALITE.CD, Baudouin Mayo.

Membre de la coalition Cap pour le Changement (CAP), qui soutient la candidature de Félix Tshisekedi à la présidentielle, l’UNC promet de participer aux scrutins du 30 décembre.

« Nous, nous irons aux élections dans les autres circonscriptions. Mais nous déplorons ce qui s’est passé et nous invitons la CENI à redresser la situation parce qu’elle est dans l’illégalité, voire dans l’inconstitutionnalité (...). Ce n’est pas sa compétence, ça c’est la Cour constitutionnelle. En 2006, lors du deuxième tour, le report avait été autorisé par la Cour suprême de Justice faisant office de la Cour constitutionnelle. Il faut que la CENI consulte sa jurisprudence, elle a toutes ces décisions là », a dit le secrétaire général de l’UNC, Baudouin Mayo

Le député national de l’UNC qualifie de « prétexte » les raisons évoquées pour exclure Beni, Butembo et Yumbi. Mayo pense qu’en écartant ces quatre entités, il se posera un problème de légitimité pour le président qui sera élu.

« C’est curieux de voir qu’à Beni et Butembo, il y a eu quand même campagne électorale, il y a eu des foules. Comment ces gens-là qui se sont mobilisés pour accueillir les candidats ne peuvent pas aller voter ? Cet argument est un prétexte tout comme l’argument de l’insécurité. Ce n’est pas vrai, les gens se sont amassés le long des avenues pour accueillir les candidats qui ont battu campagne là-bas. On nous a dit que l’entrepôt a brûlé, les élections vont avoir lieu (Ndlr Kinshasa), pourquoi ils n’ont pas eu la même diligence par rapport à Yumbi pour remplacer les matériels. Ça va donner un président de la République qui ne sera pas élu au suffrage universel. Il n’y a aucune loi, aucune décision de justice qui met ces circonscriptions à l’écart. Nous sommes dans une situation de fait provoquée par la CENI », a déploré Baudouin Mayo.

La centrale électorale a annoncé, ce mercredi 26 novembre, le report des élections dans les villes de Beni et Butembo ainsi que dans les territoires de Beni et Yumbi pour des raisons sécuritaires et sanitaires, pour les deux premières circonscriptions, et à cause des incidents meurtriers, pillage des entrepôts et installation de son antenne dans la cité de Yumbi, pour la dernière circonscription.
Fonseca Mansianga
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