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Si le président Tshisekedi nommait comme premier ministre un membre de l’UDPS, il ne violerait pas la Constitution, affirme sur TOP CONGO FM, Francis Kalombo, porte-parole de Moïse Katumbi.

« Vu qu’ils ont formé une coalition majoritaire (FCC-CACH), le président Tshisekedi qui doit, selon la constitution, nommer un premier ministre au sein de la coalition majoritaire (article 78) peut nommer un membre de son parti ou de l’UNC », estime Francis Kalombo, chef de travaux à l’UPN, qui s’exprime « en mon nom personnel et non pas en tant que porte-parole de Moïse Katumbi ».

Cependant, l’accord FCC CACH, qui ne prévoit pas que le premier ministre ne soit pas du FCC, risquerait de voler en éclat si le premier ministre nommé par le président Félix Tshisekedi n’était pas présenté par le FCC, largement majoritaire à l’assemblée nationale.



La cohabitation est impossible, il faut une coalition.

Dans une étude comparative des régimes politiques congolais et français, « j’ai constaté que le régime (hybride) semi présidentiel, qui peut devenir présidentiel quand le président est de la coalition majoritaire, devient parlementaire quand il n’a pas la majorité. Si on peut avoir une cohabitation en France, la cohabitation est difficile en RDC parce que la politique est déterminée en collaboration avec le président de la république. En France, le président peut dissoudre à foison l’assemblée nationale mais en RDC, cette dissolution est conditionnée ».




De plus, précise Francis Kalombo, « le programme gouvernemental est celui du président et du premier ministre qui le déterminent ensemble ».

En cas de cohabitation, « si le président refuse de valider le programme, même si le gouvernement a la majorité, il ne sera pas appliqué car il ne passera pas ».

Francis Kalombo demande donc à la classe politique de reconnaître la parcelle de pouvoirs du président de la république, « garant du bon fonctionnement des institutions, selon la constitution (article 69) », et de s’entendre pour ne pas enfoncer le pays dans la crise.



« Le programme des 100 jours n’a pas de valeur »

Le président de la république ne peut pas arrêter un programme et, sans que cela ne soit passé par l’assemblée nationale, le mettre en application, rappelle Francis Kalombo.

« Ce programme a, en plus, été doté d’un budget, approuvé par qui? », s’interroge-t-il, et « comment les fonds de l’état sont décaissés sans l’accord du parlement, autorité budgétaire? ».

Pour lui, « il est donc grand temps que l’UDPS, qui prône l’état de droit, retourne dans le droit ».

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