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Jean-Pierre Kambila, un des cadres de la coalition FCC/CACH et Membre du PPRD, présente, ici, des améliorations qui, à son avis, devraient être considérées comme des défis à relever prioritairement. Il en fait une énumération sectorielle à prendre en compte, s’il faut que le prochain gouvernement que va, très bientôt, tracter le Professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, puisse être à la hauteur de répondre, avec hardiesse et la plus haute précision, les préoccupations majeures des congolais.

Les prochains défis de la coalition FCC-CACH

La semaine du 22 au 28 Juillet 2019 a été décisive autant pour la coalition FCC/CACH que pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.

Après une attente désespérément longue, ponctuée de divergences que certains se sont évertués à transformer en fleuve infranchissable, les représentants de deux groupes alliés dans la coalition, ont annoncé la fin heureuse de leur négociation. La sortie du gouvernement est donc, imminente.

En outre, annoncée comme épique et voilant des surprises désagréables, la bataille pour la Présidence du Sénat a été remportée de haute main par le candidat FCC.

Si l’on place ces deux grandes victoires dans le contexte général de la lutte démocratique pour le maintien du pouvoir dans le camp de ceux qui se soucient véritablement des conditions de vie du peuple congolais et que l’on rappelle que l’Assemblée Nationale et la Primature et, bien entendu, le pouvoir suprême de la Présidence, sont déjà entre les mains des progressistes sociaux-démocrates, on peut aisément constater que le dispositif est en place pour poursuivre, améliorer et renforcer la bataille pour le développement de la RDC.

Depuis la nuit des temps, les sages ne cessent de nous rappeler que toutes les victoires ne conduisent pas forcément au triomphe. La question est dès lors de savoir ce que nous ferons de cette victoire historique.

Depuis la chute du régime dictatorial de Mobutu, énormément de progrès ont été réalisés dans ce pays. La RD Congo que les prétendus connaisseurs du fonctionnement du monde considéraient comme vouée à la disparition a survécu dans ses frontières du 30 juin 1960. Pendant les 18 ans de présence de Joseph Kabila à la tête du pays, les ennemis de l’unité nationale ont tout mis en œuvre pour empêcher la moindre réussite de l’héritier politique de Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila.

Selon les prévisions de nos ennemis, Joseph Kabila devait, soit mettre toutes les richesses de son pays à la disposition de l’exploitation des puissances étrangères, soit alors, faciliter la dislocation de la RD Congo. L’action de Joseph Kabila a mis ce complot en échec !

Alors que de mauvaises langues s’efforcent d’assombrir cette période, l’histoire retiendra que c’est sous Joseph Kabila que l’Etat congolais a été véritablement refondé, de nombreuses routes ont été rénovées, des ponts et des bacs jetés sur nos nombreux cours d’eaux, mettant en liaisons des localisés longtemps isolées les unes des autres ; des édifices de toutes sortes, des hôpitaux publics ou privés, des écoles ont été construits ; les fonctionnaires, les enseignants qui ne recevaient plus leur rémunération que sporadiquement la perçoivent depuis à travers un service bancaire qui, lui-même, a été relancé et est étendu sur une proportion de notre territoire jamais atteint au paravent. Chosifiés pendant des dizaines d’années, les professeurs d’université ont vu leur traitement passer d’environ 20 à plus de 1000 USD. La petite industrie détruite par les pillages des années « Mobutu » renaît progressivement de ses cendres. L’essor actuel de la production des cimenteries, auquel continue de répondre un véritable boom immobilier national témoigne très éloquemment de cette reprise. Longtemps humiliés, nos services de sécurité, Armée, Police, Sûreté nationale désorganisés, ont été patiemment remis sur pied. Ceux-ci exercent, aujourd’hui, un contrôle absolu sur plus 99 % du territoire national. Absentes des classements mondiaux pendant de nombreuses années, les FARDC figurent maintenant sur la liste des meilleures armées de l’Afrique. Sur le plan politique, la démocratie qui n’était qu’un slogan vide de sens ou une revendication, mainte fois répétées, est désormais une réalité vivante. Contredisant toutes les prédictions, la démocratie congolaise codifiée dans la Constitution du 18 février 2006 et la détermination des dirigeants, fonctionne, depuis, dans des conditions acceptables. Elle a connu son apogée par une passation civilisée et pacifique du pouvoir suite aux élections du 30 décembre 2018. Destinée à rapprocher les décideurs du peuple, la décentralisation s’installe progressivement. La présence même de l’Administration Publique sur le territoire national, qui se restreignait année après année, s’avère aujourd’hui une réalité incontestable. Notre production de cuivre, réduite à néant à la fin du XXème siècle, s’approche du million de tonnes l’an. Un nouveau Code minier visant à améliorer nos revenus dans l’exploitation minière nationale est entré en vigueur, malgré la pression des lobbies.

Et pourtant, la RD Congo n’occupe toujours pas les places qui devraient être les siennes dans les principaux classements mondiaux, et nos populations ne comprennent pas pourquoi leur niveau de vie demeure si bas. Les défis à relever restent encore énormes.

Quelles devraient être, dans ces conditions difficiles, les politiques prioritaires à mettre en œuvre par la coalition FCC/CACH pour, partant des fondations laborieusement construites pendant les 18 années Kabila, sortir le pays du sous-développement et le conduire résolument vers l’émergence.

Les intellectuels congolais aiment affirmer que chez nous tout est prioritaires. Pourtant, qui ignore qu’il n’est pas possible de tout faire à la fois ? Il s’impose donc de hiérarchiser nos efforts vers l’émergence.

Pendant la législature qui débute, nos efforts devraient se concentrer, sans complètement négliger le reste de nos tâches régaliennes et autres, sur les quelques points suggérés ci-après.

Maintien et consolidation de la coalition

Aucun pays ne peut progresser s’il n’a pas à sa tête de dirigeants bien informés sur le fonctionnement du monde, maîtrisant les réalités nationales et parfaitement déterminés à conduire la population vers le progrès. Dans le contexte congolais, la coalition FCC/CACH apparaît comme la réponse la mieux appropriée. En effet, ce groupe adjoint une nouvelle espérance, celle du CACH, à des expériences avérées qui se retrouvent rassemblées dans le FCC. L’opposition actuelle étant trop soumise à l’étranger, la coalition représente la seule force véritablement patriotique digne de confiance.

Indépendance, souveraineté et unité nationale.

Pendant les cinq années à venir, il s’agira, avant tout, de maintenir notre indépendance, de sauvegarder l’unité du pays et d’affirmer notre souveraineté. En effet, aucun pays au monde ne peut espérer bâtir son développement en confiant sa destinée à l’initiative d’une ou de plusieurs autres nations. Malheureusement, aujourd’hui encore, beaucoup trop de nos compatriotes, même parmi les élites, espèrent que le progrès de la RDC pourrait provenir des efforts des étrangers. Afin de faire avancer notre pays, notre démarche doit reposer sur une saine détermination des Congolais à rester les seuls maîtres de leur destin.

Ce positionnement idéologique pourrait paraître superfétatoire, dans le contexte de pauvreté dans lequel vit encore la grande majorité de notre peuple. Or, l’histoire a montré que rien de solide ne peut se construire sans un attachement au principe de la dignité et de l’indépendance.

Education, instruction et formation

Aucun potentiel, aucune richesse minière, forestière, énergétique ou de quelque autre nature ne saurait expliquer le progrès des nations ; les pays n’avancent que par la qualité de la matière grise de leur population. En toute circonstance l’homme est la seule ressource décisive. Ainsi, le moment est arrivé pour que la RD Congo se lance, à l’instar de plusieurs autres pays qui ont réussi sur ce plan, dans une véritable croisade pour l’amélioration de notre système éducatif. Il est plus qu’urgeant pour nous de considérer l’instruction nationale comme un secteur vital, directement lié à la défense de la nation. A côté des initiatives qualitatives qui s’imposent, il conviendrait, pour le perfectionner, que ce secteur bénéficie progressivement d’au moins 20 % de l’accroissement de notre revenu national annuel. Notre dignité nous le recommande, la compétition mondiale nous l’impose.

L’amélioration de notre système d’instruction ne devrait pas se limiter à résoudre les lacunes que nous mettons généralement en avant de manière générale ou au sujet précis de l’inadéquation de notre enseignement aux besoins du développement. Nous suggérons ici d’entamer une véritable remise en question, suivant l’idée de MabikaKalanda qui nous exhorte à nous interroger sur les éléments de nos mentalités et comportements qui ne favorisent point nos efforts de progrès dans le cadre d’une mondialisation compétitive, voire agressive.

Justice et ordre public

La justice élève les nations, dit-on. Or, à en croire l’opinion publique congolaise, le mauvais fonctionnement de la justice, l’impunité et la corruption sont les principales causes de notre retard actuel. Il faudrait donc se convaincre qu’aucun plan de développement ne saurait aboutir au succès sans que le secteur général de la justice ne soit profondément rénové.

Le manque de confiance dans les procédures judiciaires décourage les investissements et installe une totale méfiance à l’égard des institutions qu’au sein même de la société. L’instabilité remarquée dans notre pays en matière de sécurité juridique concernant notamment la propriété foncière et immobilière explique la réticence de tout acteur à prendre certains risques pourtant indispensables au développement économique.

Infrastructures

Nous ne rappellerons jamais assez la citation de Henry Morton Stanley selon laquelle le Congo ne vaut pas un penny sans le chemin de fer. Dans le contexte de ce début du 21ème siècle, le concept « chemin de fer » devrait s’élargir aux ports, aux aéroports, aux ponts, aux hôpitaux, aux écoles et à tout autre infrastructure indispensable au bon fonctionnement d’une économie industrielle moderne compétitive. Pendant les 18 ans écoulés, le régime politique précédent, compte tenu de l’immensité de notre pays, avait fait de ce secteur une de ses principales priorités. Bien des choses ont été réalisées à cet égard ; nous n’y reviendrons pas. Maintenant, il s’agit ici d’exhorter le nouveau pouvoir à prioriser la mise en œuvre de ces éléments indispensables relatifs notamment au transport, à la communication, à l’habitat, à la santé ainsi qu’à la production de l’énergie.

Ce modeste texte n’a pas la prétention de présenter un quelconque projet politique, moins encore un programme détaillé. Son seul but est de sensibiliser celles et ceux qui auront très bientôt à assumer des responsabilités au sein du gouvernement de la nation sur ce que, très modestement, je considère comme les fondements indispensables à toute ambition de développement et de consolidation de la Nation.

C’est seulement lorsque nous aurons transformé nos mentalités par une instruction révolutionnaire, massive et rénovée, que nous aurons combattu la corruption et l’impunité par une administration de la justice plus responsable, que nous aurons enfin mis en place une culture compatible avec l’ambition de l’émergence qui est la nôtre.

La Coalition FCC/CACH devrait donc considérer les améliorations suggérées dans ce texte comme les défis à relever prioritairement.

Jean Pierre Kambila Kankwende

Cadre de la coalition FCC/CACH, Membre du PPRD
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