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La police nationale molestant les femmes en manifestation pacifique à Butembo
Depuis le 2 octobre 2014, la contrée de Beni, Butembo et Lubero est soumise à un véritable « génocide » qui a fait aujourd’hui plus de 2000 morts sauvagement massacrés par des soit disant ADF, version entretenue par le pouvoir, mais à laquelle la population n’a jamais cru, compte tenu de nombreux rapports (GEC, ONU) qui mettent en cause même des Officiers des FARDC.


Comme si cela ne suffisant pas, depuis le mois de mai 2018, officiellement depuis le mois d’Août 2018, la même contrée est confrontée à l’épidémie e la maladie à virus Ebola (MVE) qui a fait aujourd’hui plus de 1700 morts, avec les mêmes élucubrations et la même inefficacité des forces de sécurités et des pouvoirs publics à assurer la protection des populations. Bien au contraire, entre Beni et Butembo, la maladie joue au ping-pong. Elle tend même à s’étendre sur d’autres villes, comme Goma et Bukavu, en raison de la forte mobilité des personnes
Ces deux événements tristes -le génocide et l’Ebola- ont énormément contribué à accroître l’insécurité dans cette zone déjà écumée par la présence de nombreux groupes armés. Ces groupes armés insécurisent villes et villages, incendient des maisons et ravagent champs et fermes. Les Couperus de routes pullulent et le banditisme nocturne (kasuku) reprend de l’élan.


Le sommet de cette insécurité a sans doute été atteint avec l’incendie de la résidence de l’ancien chef de l’Etat à Musienene le 24/12/2017 et les affrontements entre FARDC et mai-mai autour de sa ferme de Kabasha, sur le tronçon Butembo-Beni.


Dans le contexte de la riposte à la MVE, l’insécurité s’est manifestée à travers l’incendie des CTE (Centres de traitement d’Ebola), notamment celui de Katwa le 25 février 2019 et celui de Butembo (Itav) le 27 février puis le 9 mars 2019, les attaques répétées contre les agents de la riposte et surtout l’assassinat crapuleux, aux cliniques universitaires de l’UCG, du Dr Richard MOUZOKO KIBOUNG, agent camerounais de l’OMS.


Dans cette situation de non-Etat, comme l’avait dénoncé le révérend Pasteur David Ekofo le 16 janvier 2018, la population n’a cessé de dénoncer une sorte de complot contre les habitants de Beni, Butembo et Lubero dont on voudrait étouffer l’économie, l’agriculture et le commerce par des tracasseries de toutes sortes (fiscales et insécuritaires) et qu’on voudrait même éliminer physiquement par des massacres à grande échelle et à caractère génocidaire.


Voici que, prenant appui sur les multiples crimes, le service de justice se lance dans un véritable « terrorisme judiciaire », entretenu par le parquet, surtout l’Auditorat (militaire), la PNC et le service de l’ANR. Des infractions sont arbitrairement mises à la charge des citoyens pour les rançonner. Ainsi par exemple, le dépôt d’un mémorandum est vite qualifié d’« atteinte à la sûreté de l’Etat ».


Sous prétexte de procéder à des enquêtes (qui ne finissent d’ailleurs pas), l’Auditorat de Beni, actuellement dirigé par le Colonel KUMBU NGOMA, en complicité avec le CPP de l’ANR, Mr Baise et le nommé Benjamin MBOKANI, entretiennent actuellement un véritable « terrorisme judiciaire ». Des citoyens sont régulièrement arrêtés, inquiétés avec parfois des remises en libertés provisoires lourdement monnayées et des procès qui ne voient jamais le jour.


Les gens sont emprisonnés à Beni, à Irumu, à Bunia sans jamais voir la suite du sort qui les attend. Chaque nouveau crime semble jeter l’oubli sur ceux qui l’on précédé et sur les enquêtes y relatives. Les enquêtes, comme dit l’honorable Tembos, sont devenues un « fonds de commerce » et un moyen pour semer la terreur au sein de la population dont les notables sont cueillis come des fruits mûrs. Dans une correspondance du 6 août 2019, exprimant leur indignation, les médecins ont dénoncé la décapitation de la DPS (Direction provinciale de la santé, Nord-Kivu II) de Butembo.

a. De l’incendie de la résidence de l’ancien chef de l’Etat

Dans le cadre de l’incendie de la résidence de l’ancien chef de l’Etat à Musienene dans la nuit du 24 décembre 2017, plusieurs personnes ont été inquiétées et arrêtées pour raison d’enquête. Parmi ces victimes, l’on peut citer l’Abbé Sylvestre Sivanzire, alors vicaire de la Paroisse de Luotu, des animateurs de la société civile et des chefs coutumiers de ce village, se trouvant ainsi coincés ou pris en étau entre les groupes armés et l’Etat qui, au lieu de les protéger, les transforme en bourreaux. Certains d’entre eux ont bénéficié d’une liberté provisoire, mais jusqu’à ce jour, aucun procès n’a été organisé. C’est ainsi qu’ils vivent sous le stress d’éventuelles nouvelles interpellations ou arrestations, étant donné que le dossier n’est pas définitivement clos.

b. des affrontements à la ferme de Kabasha

La ferme de Kabasha, acquise désormais par l’ancien chef de l’Etat, a été au centre d’affrontements entre les FARDC et des présumés mai mai en 2018. Des présumés chefs de ces groupes mai mai sont jusqu’à présent incarcérés à Bunia sans que l’on puisse savoir quand ils seront jugés. Il s’agit notamment de : Kasereka Kakutsa Olivier, Kingotolo Tenge Sédar, Mumbere Thawithemwira Esdras, Katembo Muyisa Sivuma, Katembo Mupanda Nziwa, Kyalwahi Soko Dieudonné, Paluku Thavulya Nelson, Djuma Kalemire Baraka, Kakule Manzekele Evariste, Abamungu Josué, Hangi Tambite, , Muhindo Lyavutha, Mumbere Makeusa Justin, Mumbere Alexis, et Aluma Kayambi.

c. De l’incendie des CTE

Les CTE et les agents de la riposte contre la MVE ont été victimes d’actes de barbarie commis par des inciviques. Les CTE ont été incendiés alors qu’ils étaient gardés par des éléments de la Police nationale. Ces derniers ne parviennent pas à attraper les malfrats. Pour des raisons d’enquête, des policiers, dont Kasereka Muvunga Israël et Kabuyaya Muhasa Omer , sont aux arrêts et aucun procès n’a jusqu’à présent eu lieu pour que leur détention ou leur libération soit couverte par un jugement.

d. Le kidnapping des prêtres de Bunyuka

Depuis juillet 2017, les Abbés Kipasa Borromée et Akilimali Jean-Pierre sont kidnappés, allongeant ainsi la liste des prêtres portés disparus depuis le kidnapping des pères Assomptionnistes à Mbau. Ici encore, les arrestations opérées n’ont jamais donné lieu à un quelconque procès.

e. des ADF

La nébuleuse ADF a fini de mettre à nue l’incapacité du Gouvernement congolais et des FARDC à assurer la sécurité des populations. Les massacres commis par les ADF créent pourtant un terrain favorable à l’arrestation de nombreuses personnes. Tel fut le cas de Maman Gertrude (Gétou) et d’autres personnes, arrêtées puis transférées à Kinshasa, et par la suite relâchées sans procès.


Mêmes les scientifiques qui essayent de mener des recherches sur le phénomène ADF à Beni sont victimes d’arrestations de la part de l’auditorat de Beni. La liberté provisoire n’est accordée qu’après paiement de sommes d’argent dont on n’est pas sûr qu’elles soient reversées au Trésor public.
Il est étonnant de constater qu’au lieu de contribuer, par une justice sereine, à mettre fin aux massacres qui déciment la population de Beni, les auditeurs s’évertuent à innocenter les auteurs matériels et intellectuels qui sont régulièrement cités dans les rapports des ONG locales et internationales des droits de l’homme, pour se contenter de petits poissions servant de fusibles.

f. De l’assassinat du Dr Richard

L’assassinat du Dr Richard, médecin camerounais œuvrant au sein de OMS, a été une rare occasion en faveur de l’Auditorat de Beni pour inquiéter davantage les populations des Beni, Butembo et Lubero.
Même si quelques présumés tueurs auraient été appréhendés, les dignitaires de Butembo et Beni continuent d’être victimes d’arrestations pour raison d’enquête, cachant parfois mal une machination animée par l’envie d’argent. Tel est le cas du Dr Jean Paul MUNDAMA WITENDE qui a bénéficié d‘une liberté provisoire monnayée. Ce fut le cas de Fabrice Mumbere Musondoli, agent aux cliniques universitaires du Graben, longtemps détenu au cachot d l’ANR. Aujourd’hui ce sont les Docteurs HYPPOLITE SANGALA et LUENDO qui croupissent au cachot de l’Auditorat et de l’ANR à Butembo. Dans ce contexte, d’autres médecins vivent sous le coup d’une psychose, au point que leur ordre menace de faire une grève sèche ; ce qui serait catastrophique pour la lutte contre Ebola.


La population de Beni, de Butembo et de Lubero se trouve, somme toute, abandonnée à son triste sort, livrée à des Auditeurs militaires omnipotents et à des agents de l’ANR sans scrupules. Elle est victime de ce terrorisme judiciaire, sciemment entretenu et qui crée la peur du lendemain que nul ne sait à qui sera le prochain tour pour être la cible et la victime d’une éventuelle arrestation.


Les enquêtes ne sauraient à elles seules constituer le fond de la justice. Ce terrorisme judiciaire semble n’avoir pur but que de frustrer et d’intimider davantage la population nande que l’on accuse faussement de tous les maux dans ce pays ou règne la politique du mensonge.


Cette politique de diabolisation s’inscrit dans une logique d’exclusion de ce peuple de la vie nationale ou de spolier de ses terres pour y installer les réfugiés rwandais expulsés de la Tanzanie sous Kikwete.
Au regard de ce qui précède, on peut formuler les recommandations suivantes :

Au Gouvernement :

Libérer rapidement les moyens nécessaires pour que des procès soient organisés dans les différents dossiers ci-haut rappelés ;
Contrôler régulièrement le travail des Auditeurs et sanctionner ceux qui se seront rendus coupables de fautes ou d’infractions.

A l’Auditorat :

Transmettre les dossiers au juge compétent aux fins de fixation pour un jugement impartial
Mettre fin au terrorisme judiciaire.

A La Cour

Organiser rapidement un procès impartial avec des audiences publiques

Aux Organisations de la société civile

Veillez au respect des droits des personnes arrêtées

Malighe Aswekire
Beni

©Beni-Lubero Online.
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