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La désignation des maires, des bourgmestres, des administrateurs de territoire et autres chefs coutumiers par certains gouverneurs crée des dissensions au sein de la coalition au pouvoir. Au sein de la société civile, plusieurs voix se sont également élevées.

Cela faisait plusieurs semaines que des arrêtés de gouverneurs circulaient, qualifiés de faux ou vrais. Mais la crise éclate véritablement le 3 octobre dernier quand le vice-Premier ministre de l’Intérieur envoie un télégramme à l’ensemble des gouverneurs les invitant « impérativement et toutes affaires cessantes » à suspendre toute décision de nomination. Deux gouverneurs, ceux de Kinshasa et de la Tshuapa, refusent ouvertement cette injonction.

Sans concertation

Dans un courrier adressé au vice-Premier ministre, ils renvoient toute discussion à la prochaine conférence des gouverneurs. Ces deux gouverneurs sont du FCC de Joseph Kabila alors que le vice-Premier ministre de l’Intérieur est issu de la coalition de son successeur, Félix Tshisekedi. Ces nominations se sont faites sans concertation alors que le nouveau et l’ancien présidents se seraient promis de négocier sur tout, assurent différentes sources au sein de la coalition gouvernementale.

Élections « oubliées »

Un expert électoral rappelle que toute cette crise aurait pu être évitée si les élections locales avaient été organisées. Elles ne l’ont jamais été, toujours « oubliées » après les élections générales. C’est à dessein, estime un politologue. « Joseph Kabila a toujours eu l’obsession du contrôle à la base, hier comme aujourd’hui », affirme-t-il. Il note aussi que le nouveau président n’utilise que peu son pouvoir de nomination, il y en a des dizaines en souffrance. « Joseph Kabila s’impose quand Félix Tshisekedi négocie », conclut cet expert.


RFI
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