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En janvier 2018, Tina Lobondi annonçait sur des médias congolais ainsi que sur les réseaux sociaux le lancement de Model Search Congo. C’est dans ce cadre que la fashion designer qui est aussi à la tête de l’association Esimbi a organisé plusieurs castings à destination des personnes aspirant au métier de mannequin. Ces castings ont eu lieu dans plusieurs grandes villes, notamment Brazzaville, Goma et Kinshasa.
Le nombre des victimes de la mode ne fait qu’augmenter. En Afrique, le secteur pourrait bien générer 15,5 millions de dollars dans les cinq ans, selon la BAD. Des chiffres qui restent encore bien loin du 1,3 milliard de dollars que ce secteur pèse à l’échelle mondiale. D’après Tina Lobondi, les fashion events sont de plus en plus organisées partout en Afrique, et chacun essaye de tirer sa part du jeu. Mais pour elle, une question se pose : que font les mannequins congolais ?
Légende : Certaines mannequins sont très connues !




Qui est Tina Lobondi ?
Pour ceux qui ne le savent pas, Tina Lobondi est née à Kinshasa d’un père originaire du Congo Brazzaville et d’une mère mi-congolaise (RDC), mi-angolaise. C’est en France, précisément dans la ville de Lorraine, que la jeune Tina va faire ses premiers pas dans la mode.
Pendant 3 ans, elle va suivre des études de création de mode avant de s’envoler pour Paris où elle poursuivra son apprentissage à travers des stages auprès de nombreux studios de créateurs. En 2006, Tina Lobondi s’installe à Londres. Elle y obtient un autre diplôme à la London College of Fashion, et se fait remarquer cette même année durant le « British Soap Award » où elle habille deux stars d’Eastenders, l’une des séries les plus suivies en Angleterre.
Depuis 2010, sa marque du même nom a été lancée. Au nombre des clientes de la designer congolaise, se trouvent la chanteuse anglaise Lianne La Havas, les actrices Hetti Bywater, Shona McGarty ou encore Thandie Newton, de même que la chanteuse béninoise détentrice de 4 Grammy, Angélique Kidjo.
Un énorme casting
À la suite du lancement des castings, environ 500 mannequins provenant des deux Congo ont répondu à l’appel. A la clé : la possibilité de signer chez une agence partenaire basée en Afrique du Sud, et de bénéficier d’un accompagnement aussi bien dans le cadre d’une carrière en Afrique qu’à l’international.
Quelques représentants à l’instar du photographe Michael Bauma et du mannequin Gloire Moundando ont été désignés pour superviser les diverses équipes ayant travaillé pendant une semaine et demie, rien que pour les premières phases de sélection. Par ailleurs, des marques telles que Yves Rocher de la France et Admirable Cosmetics du Canada se sont associées à l’événement.
Offrir un accompagnement à tous ces jeunes
À la fin du casting géant, quatre jeunes ont été retenus par Isis Models South Africa, notamment Merveille Siku, Marily Yhomby-Opango, Nathalie Eoma et Belonne Ikima. De son côté, Tina Lobondi a récupéré trois mannequins. À partir de son expérience, elle va permettre à ces jeunes de bénéficier d’un accompagnement dans le cadre de leur carrière, de se faire former comme des professionnels au métier du mannequinat, et de trouver des castings partout en Afrique. Les mannequins ayant signé chez Isis Models rejoindront l’Afrique du Sud. Mais en attendant, tous les sept participent déjà à quelques défilés sur Brazzaville, ainsi qu’à des projets de shooting destinés au magazine Esimbi créé par Tina Lobondi.
Légende : Savoir défiler, c’est vraiment un cœur de métier !
Dans les deux Congo, il y a beaucoup de potentiels selon la designer congolaise. Mais malheureusement, les jeunes ne bénéficient pas d’assez de soutien, surtout dans des domaines comme le mannequinat où seulement quelques rares jeunes à l’instar de Didistone Olomide réussissent. Il revient donc à des devanciers comme elle de mettre en place des projets qui pourront être d’une grande aide pour tous les jeunes passionnés par le mannequinat.
Cette initiative n’est qu’une parmi tant d’autres initiatives lancées par Tina Lobondi à l’intention de la jeunesse congolaise. En 2017, l'association Esimbi avait lancé un appel à candidature pour les startups ayant pour projet de développer de manière positive leur communauté. Avec plus d'opportunités du genre, les jeunes Africains pourraient davantage s'intéresser à l'entrepreneuriat ainsi qu'à leur passion.

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