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« Face aux accusations de détournement de deniers publics qui pèsent sur son Directeur de Cabinet, le Chef de l’Etat n’y sortira pas intact », pense le Professeur Gabriel Banza Malale.


Pour lui, cette affaire est à la fois une nébuleuse et un véritable boulot d’étranglement qui va faire péter les plombs à certaines personnes.

Cernant les contours du dossier, le Prof. Banza Malale s’attarde sur le fond et la forme. Se basant sur le mode de gouvernance en vigueur en RDC, il estime que « le Chef de l’État ne peut pas avoir un programme de 100 jours conformément au système politique propre à la RDC”. “Parce que, il y a séparation de pouvoir entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Et dans ce cas d’espèce, le Président a comme rôle de garantir le bon fonctionnement des institutions et il a prêté serment quant à ce. Dès lors qu’il se substitue au gouvernement, c’est un exécutif parallèle», explique-t-il.

Dans sa perception, il note plusieurs incohérences. «Comment vous pouvez expliquer qu’un Président vente un programme de 100 jours, sans passer par le gouvernement qui en a la charge de par l’esprit et la lettre de la Constitution. Mais, le projet tel que présenté en cas de megestion ou détournement, qui va interpeller le Chef de l’État alors qu’il n’est pas responsable devant le parlement », s’interroge-t-il.
Avant d’ajouter: « Et nous qui sommes plus proches du droit, nous dirons qu’il y a mal gouvernance. Et c’est une brèche ouverte par laquelle entre la mauvaise gestion faisant que n’importe qui fait n’importe quoi ».

En clair, il souligne que la RDC fait face à un régime qui facilite la mal gouvernance.
« Et voilà pourquoi, nous appelons à une révolution populaire pour la bonne gouvernance reposant sur les piliers tels que la démocratie, la transparence, la représentation, l’équité, la justice et la jouissance de droit de souveraineté de l’État », insiste-t-il.

En lien avec l’affaire Kamerhe, le Prof. Banza Malale alerte: «Il faut faire attention. Nous sommes sur une pente où Kamerhe sale, détourneur ou voleur de l’argent du Trésor public, ça n’épargnera pas le Chef de l’État. Ceux qui ouvrent cette vanne-là, qu’ils sachent que le moment est mal choisi. Ça peut orienter le Président de la République vers une poursuite pour haute trahison pour avoir violé son serment d’assurer le bon fonctionnement des institution ».

«En bon économiste, Vital Kamerhe sait que l’argent de l’État passe par un circuit bien déterminé du Trésor public où sont impliqués différents ministères concernés. Et l’argent provient du gardien qui est la Banque Centrale », signale-t-il.
Et de s’interroger: « Comment l’argent a quitté la Banque Centrale pour se retrouver dans le Cabinet du Chef de l’État ? Comment Vital Kamerhe pouvait accéder à cet argent sans que le Chef ne le sache? ».

Face aux poursuites engagées contre Vital Kamerhe, le Professeur Gabriel Banza Malale soutient que le Directeur de cabinet a deux hypothèses devant lui.
«Soit, il livre le Chef de l’État, soit il le protège en donnant sa tête à couper pour que le Président s’en sort indemne. Ou alors, advienne que pourra, il le dénonce».
Et de conclure :« Dans le contexte actuel, il n y a pas de Tshisekedi sans Kamerhe, vice versa. Une action politique ou tribale de nature à inverser l’un au détriment l’autre, rassurez-vous que celui qu’on prétend sauver, sera emporté.»

✍️ Junior Ngandu @ngandujng | Politico.cd
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