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Au cours d'une conférence de presse tenue ce vendredi 30 octobre 2020 à Kinshasa, l'initiateur et président de la plateforme Coalition Nationale Populaire (CNP), Basile Olongo, a accusé le Front Commun pour le Congo (FCC) d'avoir envoyé des émissaires dans plusieurs pays d'Afrique.

À en croire l'ancien vice-ministre de l'Intérieur et Sécurité, le FCC a initié cette démarche pour tenter de supplier le chef de l'État de surseoir les consultations qu'il a annoncées auprès des acteurs sociopolitiques les plus représentatifs du pays et dont le début est prévu cette semaine. 

"Après les consultations, la majorité va changer (...) Ils sont [FCC ndlr] en train de chercher des stratégies qui ne tiennent pas. S'ils avaient de bonnes stratégies, s'ils avaient l'assurance de ces 300 députés, pourquoi ils ont envoyé des émissaires partout ? À Brazzaville, à Nairobi, partout ils ont envoyé des émissaires pour supplier le président Félix de surseoir ce qu'il veut faire [Les consultations ndlr]. Non, on ira jusqu'au bout", a prévenu Basile Olongo.

Pour rappel, certaines rumeurs véhiculées dans les réseaux sociaux cette semaine renseignaient que le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, aurait demandé à son homologue de la RDC, Félix Tshisekedi de continuer à négocier avec son prédécesseur Joseph Kabila Kabange.

Des rumeurs balayées d'un revers de la main par Augustin Kabuya, le secrétaire général de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

Dans une interview accordée à 7SUR7.CD jeudi dernier, le numéro deux du parti présidentiel,  piqué de colère, a qualifié ces rumeurs de gros mensonge fabriqué par la famille politique de Joseph Kabila.

« Il y a une fausse information qui circule selon laquelle, le président Sassou aurait prodigué des conseils au chef de l'État de continuer à négocier avec son prédécesseur. Je peux vous rassurer que c'est une fausse information qu'ils cherchent à faire circuler dans l'opinion pour continuer à garder en prison les élus du peuple, qui ont pris conscience de tourner la page Kabila. Ils doivent comprendre ça une fois pour toutes au lieu de spéculer les mensonges sur un chef d'État d'un pays voisin qui n'a rien avoir avec tout ce qu'ils ont fait. Est-ce qu'ils peuvent dire aussi à l'opinion combien de fois le président qu'ils ont cité a déjà prodigué des conseils à leur autorité morale de le rappeler à l'ordre, de ne plus bloquer l'actuel président de la République et de ne plus bloquer ses actions ? C'est du mensonge, le président Sassou n'a jamais dit ça », a-t-il démenti.

La coalition FCC-CACH est, depuis quelques semaines, au bord de la rupture. À la base de cette situation, les dernières nominations opérées par le président Tshisekedi au sein de l'appareil judiciaire, notamment à la Cour Constitutionnelle. Pour le FCC, la nomination des 3 juges constitutionnels a violé la Constitution. Cette plateforme dont l'autorité morale est l'ex-président Kabila a prévenu qu'elle ne reconnaitra pas ces juges.

De son côté, le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a, dans son message à la Nation la semaine passée, déclaré que la prestation de serment de ces nouveaux juges constitutionnels, constitue un pas de plus vers l'instauration de l'État de droit en République démocratique du Congo.

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