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Plusieurs personnes, dont des militaires et des policiers, ont été tuées mercredi dans une attaque attribuée à une nouvelle milice en Ituri  dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources locales. Joint par l’AFP, le ministre provincial de l’Intérieur Adjio Digi a évoqué huit morts, dont « trois militaires et deux policiers, ainsi que deux femmes de militaires et un enfant tués ».

Il a attribuée cette attaque dans le territoire d’Irumu, au sud du chef-lieu Bunia, au Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC).

Selon M. Adjio, les assaillants ont aussi blessé un policier et s’en sont pris aux « symboles de l’État congolais ».

La FPIC est une nouvelle milice née en 2019, qui assure défendre les intérêts de la communauté Bira. Elle est accusée de complicité avec une autre milice, la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), qui prétend défendre les Lendu.

Les membres de la Codeco sont tenus responsables des violences qui ont tué des centaines de civils d’autres communautés (Hema et Alur), selon des témoignages recueillis par l’AFP mi-septembre.

Un des enjeux du conflit est « le contrôle des terres par les Lendu », indiquait en début d’année un rapport des Nations unies, qui redoutent un « crime contre l’humanité ».

Un conflit communautaire avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri entre 1999 et 2003.

Lors de ce conflit, les membres des communautés Lendu et Hema s’étaient entretués par milices interposées jusqu’à l’intervention en 2003 d’une force européenne, Artémis, sous commandement français.

Les violences ont repris en décembre 2017 dans la partie nord de l’Ituri, région riche en or, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud.

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