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Entretemps, le Chef de l'Etat très en colère, maintient la mise en sourdine des réunions du Conseil des ministres !

A quand la fin des consultations amorcées depuis le 2 novembre en RD Congo? Mystère ! Dès lors que le Président Félix Tshisekedi continue à recevoir ses invités au Palais de la Nation, les Congolais continuent à prendre leur mal en patience. Autrement dit, au stade actuel de ces contacts directs entre Fatshi et ses hôtes, aucune prédiction n'est permise. Personne ne connait ni l'heure ni le jour ni le mois de clôture de ce "référendum" qui tire très en longueur.  

Arithmétiquement, ces consultations sont à leur vingt et unième jour ce lundi 23 novembre. Seul leur initiateur en détient le secret. Entretemps, Félix Tshisekedi semble ne pas encore se libérer de sa crise de "colère", piquée le mercredi 21 octobre dernier. Ce, à la suite du boycott de la cérémonie de prestation de serment des trois juges de la Cour constitutionnelle, par la quasi totalité des cadres du Front commun pour le Congo (FCC), partenaire du Cap pour le changement (CACH), dans la coalition au pouvoir.

En attendant aussi, le Chef de l'Etat maintient sa décision de mettre en sourdine les réunions du Conseil des ministres. Rien donc de révélatrice, dans la mesure où les Congolais, même le moins averti, constate que le Gouvernement a cessé de se réunir, après ce qui s'était passé le 21 octobre au Palais du peuple. La dernière réunion du Conseil des ministres - soit la 53ème de l'ère Fatshi - a eu lieu le 16 du mois dernier. Depuis, plus rien. Car, la 54ème rencontre des membres de l'Exécutif national, initialement prévue le 23 octobre, avait été renvoyée sine die, suite à une décision du Chef de l'Etat qui annonçait le même vendredi, son adresse à la nation.

ABSENCE DE COLLABORATION… 

Au stade actuel de la situation politique, tout laisse à penser qu'aussi longtemps que la grand'messe du Palais de la nation n'aura pas fini, aucune réunion du Conseil des ministres ne sera convoquée ! D'ores et déjà, cette hypothèse pousse nombre d'analystes à poser la question de savoir si ces consultations consacraient quelque peu une sorte de mise à mort du Gouvernement Ilunkamba.

Dès lors qu'il existe un Exécutif qui gère le pays au quotidien, des observateurs disent ne plus comprendre que les ministres ne puissent se réunir pour échanger sur la situation qui prévaut dans leurs secteurs respectifs. Au jour d'aujourd'hui, il est constaté une sorte d'"engourdissement", de "mise en veilleuse" de l'action gouvernementale. Cette léthargie se caractérise, entre autres, par l'atomisation de la "cohésion" des membres du Gouvernement, l'absence de collaboration entre ces derniers, écartelés entre la dynamique du groupe et la posture politicienne ou politique - c'est selon - de leurs chapelles respectives.

Qui pis est, le Président de la république n'entend plus sentir son Premier ministre. Mais, malgré ce climat de méfiance, l'actuel locataire du "Matignon" congolais semble imperturbable. Comme pour dire, Sylvestre Ilunga Ilunkamba travaille imperturbablement. On le voit présider la traditionnelle réunion du Comité de conjoncture économique instituée chaque mardi de la semaine. On le voit également qui reçoit en audience plusieurs hôtes aussi bien nationaux qu'expatriés. 

Tout bien considéré, nombre d'observateurs estiment qu'en attendant le "Nouvel ordre politique" devant sortir de ces Consultations qui deviennent longues, le pays doit vivre. L'appareil de l'Etat doit continuer à fonctionner. Et donc, la poursuite des contacts du Palais de la Nation ne saurait justifier une "paralysie" de la nation, fût-elle partielle ou totale.
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