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Alors que le président Félix Tshisekedi a entamé au début du mois des consultations pour tenter d’élargir sa majorité,  afin de s’affirmer face au camp de son prédécesseur Joseph Kabila, la coalition kabiliste, le Front commun pour le Congo (FCC), après deux jours de « retraite politique d’évaluation », a fixé dimanche soir des limites à ces consultations.

Bien que n’y ayant pas été invité, le FCC assure être « ouvert au dialogue », mais uniquement « dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l’accord de coalition » entre les familles politiques de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila.

Rappelons que le premier est arrivé à la Présidence en janvier 2019 à l’issue d’un accord secret avec son prédecesseur, en dépit des élections de 2018 dont les résultats officiels n’ont jamais été diffusés dans le détail; les décomptes parallèles effectués par l’Eglise et par des ONG donnaient pour vainqueur Martin Fayulu, porté par l’opposition, tandis que Félix Tshisekedi et le candidat kabiliste arrivaient loin derrière. Cet accord secret attribuait la magistrature suprême à Tshisekedi tandis que Kabila s’octroyait une confortable majorité dans les assemblée nationale et provinciales; cette majorité, ajoutée à l’influence gardée par l’ex-Président sur la Cour constitutionnelle et l’armée, ainsi que sa puissance financière – acquise durant ses années de Présidence – lui permettent de maintenir le chef de l’Etat actuel dans un carcan.

Pas « formellement » informé

Dans son document, le FCC note que les consultations présidentielles interviennent après le « forcing de la prestation de serment des trois nouveaux juges constitutionnels, irrégulièrement nommés » puisque sans le consentement des kabilistes. Le FCC « ne reconnît » donc pas ces juges, ni les actes qu’ils poseront, rappelle le texte.

Le FCC se plaint en outre de n’avoir pas été « formellement » informé de ces consultations, « encore moins sur le sort réservé à l’accord de coalition » mis en œuvre depuis janvier 2019. Même si on ne la lui demande pas, il donne donc sa position: il « ne peut cautionner (…) aucune démarche tendant à la recomposition de la majorité parlementaire en pleine législature sur fond de la corruption des élus d’un partenaire ». Autremebnt dit, le FCC accuse Tshisekedi d’user d’une vieille technique kabiliste: la corruption d’élus d’autres partis pour se les rallier. Une majorité, prévient-il, « ne peut être renouvelée qu’au cours d’une nouvelle élection générale », scrutin que le FCC sait les tshisekedistes pas prêts à tenir avec une chance de victoire.

Quant à dissoudre l’assemblée nationale, autre possibilité souvent évoquée ces dernières semaines par les commentateurs, le FCC rappelle qu’elle exige « une crise persistante » entre gouvernement et députés, crise qui, selon le FCC « n’existe pas ». Sans compter que pour que le Président puisse dissoudre l’assemblée, la Constitution exige le contreseing du Premier ministre, rappelle le communiqué. Et celui-ci est issu du camp kabiliste.

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