La Noblesse du président Félix Tshisekedi : le courage de dire la Vital sur Kamerhe », c'est le titre de cette nouvelle tribune signée Abbé Jean-Baptiste Kabazane, très célèbre dans la province du Sud-Kivu pour sa proximité avec les malades et les nécessiteux.

Dans cette tribune, ce prêtre catholique qui a reçu les deux alliés de Nairobi (Tshisekedi et Kamerhe) alors qu'il était curé de la paroisse Sainte Bernadette de Walungu revient sur les propos du chef de l'État qualifié son allié en prison d' un homme « correct » et « sérieux ».

Pour Kabazane, c'est une décision « courageuse » du Président Tshisekedi qu'on attendait largement sur la question de la condamnation de Kamerhe. L'abbé Kabazane espère que cette étape ouvre la voie à une action du chef de l'État en tant que « magistrat suprême ».  (Tribune).

« La Noblesse du président Félix Tshisekedi : le courage de dire la vérité sur Vital Kamerhe »

I. Préambule

N’en déplaise à nous qui sommes restés sceptiques face aux propos du Chef de l’État à Goma, au sujet de son ancien Directeur de Cabinet et allié de Nairobi pour la Magistrature suprême, le Président Félix vient d’appliquer l’expression :  » A grands maux, grands remèdes ». Sorti d’un silence qu’on croyait malveillant, il présage l’imminence de ce qu’on attendait, n’en déplaise à ceux qui veulent une chose et son contraire. La réconciliation est passée par la porte de la franchise et de la vérité, ne bouchons plus les horizons de paix et de liberté ouverts à Goma.

En effet, c’est par une déclaration courageuse sur Kamerhe que le Chef de l’État congolais vient de nourrir l’espoir d’un peuple prêt au murmure et d’arroser les cœurs languissants de tristesse face au traitement dégradant et humiliant de Vital Kamerhe, après surtout une réduction fâcheuse de sa peine de 20 ans à 13 ans de condamnation par la Cour d’appel, laissant planer un nuage de soupçons sur les vrais motifs de la condamnation du Pacificateur jusqu’au bout

   II. Regard sur la campagne électorale de 2018

Après les accords de Nairobi et le « oui » de Kamerhe pour Fatshi, on a vu le FatshiVit composer harmonieusement en fin 2018, bravant courageusement les intempéries en pleine campagne. Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi s’appelaient sympathiquement et respectueusement  » Président Kamerhe » (Tshisekedi), et  » le Président Felix » (Kamerhe). Accompagnés de leurs épouses Denise Nyakeru Tshisekedi et Hamida Kamerhe Shatur, le FatshiVit formait une rime qui éveillait l’espoir d’un peuple qui rêvait le changement par l’alternance politique.

Des foules ont entendu des serments publics du FatshiVit de ne point se trahir ni se lâcher dans la gouvernance ; elles ont cueilli sur les lèvres de Vital Kamerhe présentant le candidat Président un programme politique limpide ; et sur les lèvres de Félix des promesses novatrices, qu’il était permis à tout congolais de rêver un lendemain meilleur. Et voilà le Cap pour le Changement (CACH) au pouvoir en début de 2019 !  Mais il doit agir en coalition avec le Front Commun pour le Congo (FCC) qui lui est supérieur en nombre de députés au Parlement.

III. Regard sur le calvaire de Kamerhe

Le mois d’avril 2020, marque le début de la « montée du Golgotha » par l’honorable Vital Kamerhe. L’on se souvenait à peine de ses prouesses, sa verve oratoire et sa sportivité légendaires lors de la campagne électorale de décembre 2018, ainsi que le début très prometteur et alléchant de sa carrière de Directeur de Cabinet du Chef de l’État. On l’appelait déjà le « tout puissant Directeur de Cabinet » lorsque, par haine et jalousie, un acharnement sans nom est orienté contre sa personne.

Les choses allèrent si vite que, d’une simple invitation à témoigner, la justice apparemment téléguidée ne lâcha plus l’homme d’un seul pas. Le plan d’écarter un dérangeur et une menace avait réussi !  Kamerhe en prison et condamné !

Dès lors, le peuple congolais n’a cessé de réclamer au Président Félix Antoine Tshisekedi, si pas une intervention au moins une parole sur son Directeur de Cabinet kidnappé. Le long silence du Chef avait, à coup sûr, heurté et choqué des consciences qu’aujourd’hui il est aisé de comprendre la liesse qui accompagne la déclaration de Goma et les espoirs qu’elle suscite.

IV. Face à l’inattendu de Goma

Face à l’inattendu de l’invitation en justice, puis la prison, et plus tard la condamnation de Kamerhe, les langues se déchainent et les rues se peuplent. Certains ont payé de leur vie un lourd tribut de cette politique d’exclusion aux couleurs tribales et multinationales, qui se sert d’une justice frêle pour assouvir les appétits politiques.

Mais le Président Félix n’est pas muet, il n’aime pas la brutalité. S’il a longtemps  » laissé la justice faire son travail », lui méditant tout dans son cœur, désormais il en attend la conclusion finale dont, en bon Maître, il vient de tracer les grandes lignes à Goma, pour qui veut l’entendre et marcher dans sa voie de Magistrat suprême.

Oui, le séjour de compassion du Chef de l’État à Goma, au Nord-Kivu, aura eu, entre autres moments forts, la merveilleuse surprenante réponse solennelle dans une interview inattendue qui balaye, à première vue, les soupçons et dissipe quelques malentendus. Vraiment  » le temps balaye les faux amis et confirme les vrais ». Félix a redit son amour pour Vital !

Et voici le « credo » présidentiel proclamé à Goma :   » Vital Kamerhe c’est mon frère. Je suis désolé de ce qui lui arrive. Je continue à croire que Vital Kamerhe est non seulement quelqu’un de sérieux, de correct, mais en plus quelqu’un dont la République a besoin, grâce à son intelligence, grâce à son expérience. Je suis convaincu qu’il jouera à nouveau un rôle dans ce Pays ».

Le Premier citoyen congolais est sérieux, il ne joue pas au hasard ni à l’hypocrite. Il a suivi comme tout le monde les méandres du procès de Kamerhe et il a compris, certes, grâce à la médiatisation du procès, que l’État de droit est un idéal mais non encore une donnée.

Positivement, il faut admirer la noblesse d’esprit du Chef de l’État parlant de Kamerhe. Ses paroles jaillissent d’un cœur plein d’admiration et de respect pour l’autre. C’est aussi un cœur sans doute révolté face aux combines politiciennes visant à lui arracher un soutien inébranlable pour son quinquennat. Tel est le sens, peut-être, du  » je suis désolé de ce qui lui arrive ».

Auparavant, il avait insinué que « l’État de droit, c’est aussi reconnaitre l’innocence des justes ». Si à l’époque, on se doutait de la bonne foi du Président à voir son allié acquitté, tel n’est plus le cas après le « credo » de Goma. On comprend bien que le juste, le correct et l’intelligent, mon frère, dont parle le Président Tshisekedi, c’est son allié Kamerhe. Quelle révolution ! Quelle belle surprise présidentielle !

Je pense à cette belle soirée, sous la pluie, en fin décembre 2018, à Walungu, lorsque Félix et Vital entrèrent chez nous tout joyeux.  Répondant à un prêtre, il nous dit: » soyez rassurés , jamais moi sans le Président Kamerhe. Nous sommes frères, nous travaillerons ensemble et même dans le conseil de ma famille, je le consulterai « .  Et la photo fut prise pour sceller, on dirait, cette alliance familiale ! Comme ce fut beau et agréable que des frères ensemble !

 V. Des leçons tirées du credo présidentiel sur Kamerhe

Fort de la bravoure du Chef de l’État à dire éloquemment ce que d’aucuns s’interdisent à croire sur Vital Kamerhe- en effet Félix Antoine Tshisekedi est l’unique Magistrat suprême -, on peut dégager des leçons du tableau qu’il a peint de son allié et frère VK. Elles constituent l’essentiel pour nous qui attendons l’acquittement du prisonnier politique : Leçon pour les Congolais, les avocats des parties au procès, leçon pour les Juges et la Communauté internationale, leçon pour tous les tireurs des ficelles :

  1. Quand les hommes accusent injustement sans vérifier, Dieu se sert des instruments avisés pour corriger les erreurs comme ce fut le cas pour les anciens qui jugeaient Suzanne (cf.Dn 13) ou pour la femme de Pontifar accusant Joseph.
  2. Aujourd’hui, le jugement sur Kamerhe peut être corrigé par une justice qui est réellement au service de l’État de droit que prêche le Chef de l’Etat, et permettre à Vital Kamerhe de jouer à nouveau un rôle pour le relèvement du Pays, tel que prophétisé par le Chef de l’État.
  3.  Nous avons longtemps pensé que le FatshiVit était ennemi. Certains l’ont même souhaité et travaillé à le désunir en se servant des hameçons tribaux, régionaux, etc. Le Président nous dit aujourd’hui que l’unité entre ceux qu’on voulait présenter comme ennemis peut redonner la chance a ce Pays de décoller et sauver de la noyade ce quinquennat de l’alternance. Félix et Vital chanteraient alors le Psaume 34(35):  » Seigneur, sauve-moi de la persécution ».
  4. Les hommes aiment où l’on se déchire, ils préfèrent la guerre à la paix afin de puiser en eau trouble. Ils sont nombreux qui construisent leur gloire sur la tombe des autres. Pour Fatshi, la division basée sur un mal jugé ne bâtira pas le Pays et ne profitera qu’aux tireurs des ficelles.
  5. Le Président a fait maints serments devant la population lors de la campagne de 2018, qu’il ne trahirait jamais Vital au risque d’en être maudit par la mère nature, Dieu et ses hommes. Il vient donc de proclamer solennellement sa ferme volonté de ne pas trahir son serment au peuple ni lâcher Kamerhe, son frère qui, du haut de la barre, en homme d’État, lui était resté loyal, respectueux jusqu’à préférer rester en prison que de trahir la Nation et son Chef
      VI. Des souhaits pour Vital Kamerhe

Fils d’Alphonsine et de Constantin Kamerhe, qu’il t’advienne et te soit fait comme à l’humble serviteur de Dieu Joseph de la Bible (cf. Gn 39-42) dont voici l’essentiel de l’histoire :

  1. Joseph vendu par ses frères,
  2. Joseph arrêté sur base d’un mensonge rôti par sa patronne qui le désirait,
  3. Joseph interprète un songe en prison,
  4. Grâce à son intelligence, il est appelé pour interpréter le rêve du Roi.
  5. Libéré, Joseph devient premier Ministre du Roi,
  6. Il demande qu’on amène son Père. Pharaon prend tout en charge en mobilisant les chars et les ânes,
  7. La famille de Joseph reçoit la meilleure part de l’Égypte.
  8. Et alors Joseph peut, assurément, proclamer sa foi :  » Dieu m’a envoyé en Égypte pour qu’un jour je vous sois très utile ».

Seigneur, toi le Maître de tout, interviens pour l'acquittement du prisonnier politique Vital Kamerhe et fais que, t'ayant découvert dans les événements de sa vie politique actuelle, il nous avoue un jour comme Joseph : » Moi, Kamerhe , Dieu a voulu ma prison afin qu'il y consomme tout ce qui est naïveté en moi, et qu'ainsi, instruit et façonné par la souffrance, je sois utile à tout notre peuple et au Congo entier « .

Abbé Kabazane Nsibula Jean-Baptiste

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