Plusieurs années passées depuis les dénonciations sur l'enrichissement illicite de l'homme d'affaires israélien Dan Gertler en RDC, aucun acte concret n'est pris jusque-là par les autorités congolaises. Sous sanction des États-Unis et soupçonné de s'être enrichi à travers des transactions "opaques et corrompues" dans le secteur minier et pétrolier congolais, grâce à sa bromance avec l'ex-président Joseph Kabila. Au centre de toutes ces accusations mais seule la révision des contrats miniers chinois préoccupe la RDC, aucune allusion faite sur Dan Gertler.

Selon Africa Progress Panel, la RDC pourrait perdre 3,71 milliards de $ dans les accords miniers et pétroliers suspects conclus avec l’homme d’affaires et intermédiaire israélien Dan Gertler. À ce jour, le pays a déjà essuyé 1,95 milliards de $ de pertes. Des accusations qui devraient alarmer l'IGF et l'agence anti-corruption congolaise APLC, y compris la justice.

Pour la coalition Congo n'est pas à vendre (CNPAV), si la RDC ne prend aucune mesure immédiate pour réexaminer ces contrats, elle risque de perdre 1,76 milliard de $ supplémentaires en paiements de royalties à des sociétés détenues par Gertler... La coalition CNPAV, a toujours exhorté les autorités à briser leur silence à ce sujet et à prendre des mesures urgentes afin que les retombées des richesses minières du pays profitent au Trésor congolais et aux Congolais...

Les allégations de corruption poursuivent Gertler depuis des années. Selon le département du Trésor américain, cet homme aurait secrètement acquis des permis miniers ou pétroliers à prix cassé auprès du gouvernement congolais ou d’entreprises minières d’État, avant de les revendre à des partenaires internationaux, voire même au gouvernement, en réalisant d’énormes bénéfices. Il a également obtenu le droit pour percevoir des royalties - généralement versées à l’État et à ses entreprises - dans des circonstances douteuses.

Les contrats les plus juteux de Gertler impliquent deux géants du secteur minier : Glencore et Eurasian Natural Resources Corporation (renommée «Eurasian Resources Group» ou ERG). Les forces de l’ordre britanniques, américaines et suisses enquêtent sur plusieurs de ces transactions, tandis que Gertler a été frappé par des sanctions américaines pour corruption présumée en 2017. De telles sanctions entravent sa libre utilisation des gains tirés des contrats contestés au Congo...

Gertler a toujours formellement nié les allégations de corruption à son encontre, et mis l’accent sur les investissements colossaux qu’il a réalisés au Congo...Glencore et ERG affirment n’avoir été impliqués dans aucune affaire de corruption ou autre acte répréhensible.

D'où le sens même de diligenter des enquêtes sur Dan Gertler afin de tirer au clair toutes les charges d'accusations qui pèsent sur lui.

Alors que le pays est sur la voie de renégocier les contrats chinois, aucune allusion n'est faite sur Dan Gertler. Ce qui, inquiète plusieurs lanceurs d'alertes de la société civile.

Jordan MAYENIKINI

 

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