La cheffe de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), Bintou Keïta, a informé mardi les membres du Conseil de sécurité de l’ONU de la situation dans le pays.

Elle a déclaré que la situation sécuritaire dans le pays continuait de se détériorer, avec une augmentation des pertes civiles et des déplacements de population.

En plus des défis existants, Mme Keita a averti les membres du Conseil d’une recrudescence alarmante de l’activité du groupe armé M23. Des membres du groupe armé ont lancé lundi des attaques contre des civils près de Rutshuru. Des combats ont également eu lieu dans la zone tri-frontalière du Rwanda, de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, près de la ville de Bunagana.

Depuis le début de l’année, la MONUSCO a enregistré près de 2 300 morts parmi les civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans ce contexte, Mme Keita a indiqué que la mission de maintien de la paix redouble d’efforts pour mieux protéger les civils. Mais, a-t-elle ajouté, il faut être réaliste. Sans une combinaison d’approches ciblant à la fois les causes et les symptômes, les moyens de la MONUSCO et ceux de l’armée congolaise resteront insuffisants face à une telle dégradation sécuritaire.

Elle a réitéré son appel à la mise en œuvre par le gouvernement congolais de stratégies politiques globales, comprenant des mesures et des réformes qui permettront de parvenir à la stabilisation et à une paix durable dans l’est de la RDC.

L’INTERVIEW.CD/ONU

 

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