
Le bras de fer politique autour de la révision constitutionnelle s'intensifie en République Démocratique du Congo. Face aux appels à la paralysie lancés par les opposants Martin Fayulu et Denis Sesanga, la jeunesse du parti présidentiel passe à l'offensive.
Sous la direction de jeunes leaders de la Ligue des Jeunes de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) — composé de Christian Lumu Lukusa, de l'Honorable Diyabanza Martyr, Rossie Tshimanga , Dorley Matumona, Prince Mukendi et de Geco Beya —, la plateforme « Le Camp du Débat » appelle à une grande marche nationale le mardi 3 juin 2026.
Faire échouer le mot d'ordre de l'opposition par l'action
Cette mobilisation générale se veut une riposte directe et stratégique contre la journée « ville morte » décrétée par les leaders de l'opposition. En demandant fermement à la population de vaquer librement et sereinement à ses occupations quotidiennes, Christian Lumu, l'Honorable Diwabanza et Geco Beya entendent briser la tentative de blocage de la capitale et faire échouer le mot d'ordre de leurs adversaires politiques.
Pour ces jeunes leaders de l'UDPS, la stabilité économique et le quotidien des Congolais ne doivent pas servir d'otages à des fins partisanes.
Le souverain primaire au centre du jeu politique
Le message porté par le « Camp du Débat » remet le peuple au centre des prérogatives institutionnelles. Face aux contestations de la classe politique traditionnelle, la Ligue des Jeunes de l'UDPS exige que la parole soit directement restituée au souverain primaire pour trancher la question textuelle.
« Le peuple demeure souverain, au-dessus des acteurs politiques et des intérêts partisans », soutiennent fermement les organisateurs.
Sécurité, vigilance et souveraineté nationale
Au-delà de la réponse politique à Fayulu et Sesanga, la marche du 3 juin portera des messages très stricts en matière de sécurité intérieure et de géopolitique régionale, comme le souligne la maquette promotionnelle
Zéro casse et protection des biens publics : Les organisateurs lancent un avertissement solennel contre toute tentative de destruction malveillante visant les transports en commun et les infrastructures de l'État. La jeunesse UDPS promet une vigilance accrue pour encadrer cette marche citoyenne.
Refus de l'agression extérieure : Le mouvement associe la défense de la Constitution à la sauvegarde de l'intégrité territoriale, unifiant les manifestants derrière trois slogans sans équivoque : « OUI AU RÉFÉRENDUM, NON À PAUL KAGAME, NON À LA GUERRE D’AGRESSION ».
Avec cette démonstration de force en préparation, l'UDPS et ses figures montantes comptent bien prouver que la rue et la légitimité populaire restent résolument de leur côté.
La Rédaction / sangoyacongo.com