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L’opposant congolais Moïse Katumbi a entamé une folle course poursuite. Candidat déclaré à la présidentielle de Novembre 2016 en République Démocratique du Congo, l’ancien gouverneur de l’ex province du Katanga doit d’abord faire face à deux fronts : le front diplomatique duquel il espère obtenir l’accentuation des pressions internationales sur les autorités congolaises. Et la justice.

Le premier « combat » le mène ce mercredi 13 juillet 2016 à Washington. Dans la capitale américaine, le riche homme d’affaires congolais doit prendre part à une table ronde sur la « situation politique en RDC et particulièrement le processus électoral aujourd’hui en panne », précise son entourage. Un rendez-vous qui fait déjà réagir au sein de la classe politique congolaise.

Notamment à cause du profil des autres invités que Moïse Katumbi va pouvoir croiser. Parmi eux, on annonce par exemple la présence du Général à la retraite James Logan Jones, un ancien monsieur sécurité du président américain Barack Obama. Jones est surtout connu pour être le patron de la société de sécurité privée qui porte son nom, le Jones Group International (JGI) qui n’est rien d’autres que le consultant en sécurité sollicité par l’ex gouverneur du Katanga et qui lui vaut l’affaire de « mercenaires » avec la justice congolaise.

Moïse Katumbi, entre Washington et les barreaux

La présence de Moïse Katumbi aux États-Unis en ce moment précis ne se résume pas, malgré tout, à cette seule table ronde. D’abord parce que les États-Unis sont en première ligne pour exiger la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels.

« Nous sommes aux côtés du peuple de la République Démocratique du Congo et nous soutenons le premier passage pacifique et démocratique imminent du pouvoir », écrivait encore le président américain Barack Obama à son homologue Joseph Kabila fin juin.
Même si son envoyé Spécial pour les Grands Lacs, Tom Periollo qui est attendu à Kinshasa mi-juillet, pour, sans doute, enfoncer le clou dans sens, assure que les États-Unis ne soutiennent pas un candidat. Difficile à le croire. Alors que le Trésor américain a annoncé le 23 juin dernier des sanctions contre le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama.

Une mesure que beaucoup ont perçu comme une façon d’affaiblir les alliés les plus durs du régime de Joseph Kabila, que l’opposition soupçonne toujours de chercher à se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandants constitutionnels.

« Les ingérences étrangères «

Le gouvernement congolais ne s’y trompe donc pas lorsqu’il fustige par la bouche de son porte-parole les « ingérences étrangères ». « Notre pays, la République démocratique du Congo, est devenu un point de cristallisation pour tous ceux qui dans l’hémisphère nord de notre planète se sont donné, on ne sait trop sur quel principe, un rôle de régulateur de la vie des nations, foulant aux pieds le principe fondamental de l’autodétermination des peuples, qui constitue le socle du droit international et de la démocratie qu’ils prétendent promouvoir », a déclaré Jeudi Lambert Mende qui n’a pas non plus ménagé Moïse Katumbi qu’il a invité de venir se défendre « devant la justice et non dans les médias ».

Avant ce voyage vers les États-Unis, le néo-opposant avait, en effet, multiplié des interventions dans la presse belge et française au cours desquelles il a qualifié de « fausses condamnations » la procédure judiciaire à son encontre. Ce qui ne l’empêche pas de prendre au sérieux ce front judiciaire qui fait clairement peser une menace sur ses ambitions présidentielles.

Condamné à 3 ans de prison dans le litige immobilier qui l’oppose à un sujet Grec Alexandros Stoupis et qu’il considère comme une « instrumentalisation politique de la justice pour nuire à sa personne », Moïse Katumbi, déjà inculpé dans l’affaire de « mercenaires », a décidé, avec son demi-frère, Raphael Katebe Katoto, également cité dans le premier dossier, de contre attaquer.

Ils ont tous deux saisi le tribunal de paix de Kamalondo (Lubumbashi), respectivement, pour faux et usage de faux, et dénonciation calomnieuse. Le tribunal de Kamalondo qui siégeait ce mardi 12 juillet a renvoyé l’affaire au premier Septembre. Rendant du coup, compliqué, le temps judiciaire. Entre le soutien supposé des américains et les barreaux congolais, le long marathon de Moïse Katumbi est loin d’être terminé.

Yvon Muya,
cas-info.ca
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