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Chaque être vivant ou non a sa nature et ne peut réaliser que les choses que les capacités de sa nature permettent. Vouloir s’afficher comme qui on n’est pas conduit les humains à développer des vices ou à s’exposer aux pamphlets s’ils gaffent ou font piètre figure. Moïse Katumbi est monté sur la chair du Parlement européen pour descendre dans l’opinion. Son discours dans ce cadre de l’excellence se sera révélé, somme toute, n’être qu’une basse prestation d’un présidentiable qui veut occuper le fauteuil présidentiel à « la fin justifie les moyens ». Faux raisonnements, mensonges et incohérence dans les idées exprimées en vrac caractérisent l’apprenti sorcier de Katumbi qui s’est efforcé de se déifier dans son effort de séduire le Parlement européen.



Le premier acte d’hypocrisie, d’opportunisme et de populisme est intervenu lorsqu’il demande à l’assistance de garder une minute de silence pour honorer la mémoire des personnes tuées à Beni. Dans cette mise en scène pour manifester une fausse compassion à un peuple rendu cobaye par la machinerie tueuse de l’Occident impérialiste dont fait partie l’Union européenne, Moïse Katumbi aura en réalité rendu hommage à la capacité de nuisance inouïe des Occidentaux. A l’île de Gorée, Mbusa Nyamwisi dans une réunion commanditée par l’Occident, avait déjà déclaré que c’était lui qui instrumentalisaient les faux LRA et ADF-Nalu et qu’il suffisait d’étendre ce type des tueries dans toute la RDC pour faire tomber le régime Kabila que l’Occident s’active à déchoir.

Plus tard, il évoquera la création d’un tribunal du type d’Arusha pour le cas de tueries de Béni. Là, ce sont eux-mêmes les opposants qui se feront prendre avec leurs géostratèges occidentaux si bien que ceux-ci ne peuvent le cautionner, évitant de se faire prendre eux-mêmes. Katumbi ne l’a dit que pour faire croire qu’il s’apitoyait sur le sort des Congolais de Béni.



Dialogue, un monologue ?

Parmi les déclarations de Moïse Katumbi, il y a celle où il affirme que le dialogue est un monologue. L’on se demande s’il comprend le sens du mot monologue, car au dialogue, toutes les composantes de la société congolaise sont présentes et actives. L’opposition, le pouvoir de même que la société civile. Et au regard de la qualité des débats qui se réalisent dans le cadre du dialogue, il n’y a rien à lui reprocher, car les participants s’y expriment librement et les composantes s’en tiennent chacune à ses principes. L’opposition dans le dialogue continuant à brandir les mêmes revendications que celle en dehors du dialogue.



Tshisekedi cité

Pour Katumbi, le dialogue ne peut se faire sans Tshisekedi, vu que celui-ci est un opposant invétéré qui a commencé son opposition alors qu’il portait encore des « pampers », a-t-il dit. Les calculs rapides permettent alors de comprendre qu’à 18 ans, Katumbi portait encore des pampers ! Personne n’a empêché à Etienne Tshisekedi de participer au dialogue. Du  reste, c’est parce que Katumbi l’a acheté que le Sphinx est devenu hostile au dialogue, ayant reçu la promesse de devenir le Président du Congo pendant la transition que le Rassemblement veut mettre en place au terme d’actions de rue pour déchoir de force le régime congolais actuel.



Les actions programmées

M. Katumbi a évoqué des sit-in devant les représentations diplomatiques en RDC après le 19 septembre pour amener la centrale électorale congolaise à convoquer le corps électoral pour la présidentielle. Trahissant la logique tramée au conclave de Genval et qui cherche des prétextes pour se matérialiser. Le tout pour que si tout marche, on en arrive à une transition à la conception des conclavistes de Genval qui servent les besoins et causes de Katumbi qui s’active à devenir le prochain président kinois avec l’appui de ses amis occidentaux débusqués par Jeune Afrique dans plusieurs de ses articles, notamment « Cette ONG américaine qui roule pour Katumbi ».

Il a aussi annoncé des marches pacifiques. Pourtant ces marches n’ont jamais été pacifiques, car elles constituent autant des prétextes pour eux afin de provoquer le pouvoir et le pousser à la faute. Même quand le Rassemblement organise des journées villes mortes, il fait circuler le message d’intimidation aux gens afin qu’ils ne sortent pas de chez eux pour faire croire à la réussite de leur mot d’ordre. En barricadant le boulevard Lumumba et d’autres artères de Kinshasa tout en y brûlant des pneus, que cherchent donc les commanditaires des villes mortes inutiles ? Est-ce là une façon pacifique de procéder ?



La condition de l’opposant en RDC

Un des cas flagrants des mensonges de Katumbi est celui où il dit, sans froid aux yeux, que le sort d’un opposant en RDC est déterminé en termes de harcèlement, de prison, d’empoisonnement, d’exil, etc. Les opposants qui évoluent dans le respect de la loi et qui n’ont pas d’ennuis judiciaires privés n’ont pas de problème avec les autorités congolaises qui font appliquer les lois. On comprend que Moïse Katumbi s’active à tout ramener sur ses ennuis judiciaires pour s’en dépêtrer, car ils sont très compromettants  par rapport à ses ambitions politiques. Outre les actions dignes de Far West ou d’espion de grande école qu’il a déjà réalisées pour se tirer d’affaires dans le dossier qui l’oppose au Grec E. Stoupis, Katumbi continue sa campagne de dénigrement de la justice congolaise pour que ses amis occidentaux attaquent le régime congolais sur l’angle de viols des droits de l’homme. Même lorsqu’il accuse le Gouvernement congolais des dérives totalitaires, c’est toujours dans la même lancée. Là, c’est son passé qui le rattrape et il cherche malgré tout à forcer événements et choses. Il transforme ainsi verbalement ses injustices en justice au point de parler du ministre d’injustice alors que ce sont ses actes illicites passés qui se dressent contre lui.



Démocratie et Constitution

Pour Katumbi, la démocratie se récapitule en la seule organisation du scrutin présidentiel, ignorant ou taisant les autres éléments définissant la démocratie. Du juste mesure, étant donné que son égo et les diktats reçus auprès de ses soutiens occidentaux le lui dictent. Pour le même, le respect de la Constitution est l’organisation n’importe comment du scrutin présidentiel dans le timing arrangeant ses projets et l’impatience de ses amis occidentaux à mettre un polichinelle à la tête de la RDC. Mais l’on ne comprend pas pourquoi il s’était opposé au découpage de la province de Katanga pourtant constitutionnel. On comprend dès lors qu’il érige ses intérêts ou sa volonté en la loi ou en la raison au point de vilipender tout ce qui va à l’encontre de ses intérêts  ou de sa volonté.



Alternance, politique business

Moïse Katumbi a aussi déclaré lutter pour l’alternance et avoir fait partie de la Majorité pour le triomphe de la démocratie. Dans sa déclaration, il a déclaré lutter pour l’alternance afin de rendre possible le rapatriement des corps de Mobutu et de Moïse Tshombe. Ça n’a jamais été de la faute du Gouvernement ou de Joseph Kabila si ces corps n’ont pas été jusqu’ici rapatriés en RDC. Est-ce un argument républicain, ça sinon une stratégie pour racoler les partisans de  Tshombe et de Mobutu ?  Une stratégie propagandiste sans doute.

En outre, la locution politique business lui convient vu que c’est pour ses intérêts ainsi que ceux de ceux qui l’emploient qu’il s’active à briguer la tête de la RDC. A la tête du Katanga, Jean-Claude Muyambo, l’a plusieurs fois accusé de piller la province. Dixit : http://afrique.kongotimes.info/rdc/politique/9905-rdc-moise-katumbi-escroc-siecle.html et http://www.mbelgique.be/2014/01/loffshore-secrete-de-moise-katumbi.html . Ce texte montre la pagaille que Moïse Katumbi, en fait de business, a réalisée étant à la tête du Katanga. Les observateurs soutiennent aussi que ce sont les perspectives d’enrichissement qui motivent l’attitude politique actuelle du Chair man du TP Mazembe.



Le bilan de Katumbi à la tête du Katanga

La grande richesse de Katanga est l’ensemble de ses ressources minières. Dans la foulée de la libéralisation économique et sous la pression des bailleurs des fonds, le Président Joseph Kabila a promulgué un nouveau code minier (11 juillet 2002) et un nouveau code des investissements (21 février 2002) qui sont à l’origine du boum économique observé au Katanga et l’ascension du budget provincial du Katanga. En plus, le Gouvernement central  arrange les routes nationales. Le Pont Lualaba dont Katumbi réclame la réalisation a été construite par l’Exécutif national puisque relevant de ses compétences. Combien des kilomètres des routes de desserte agricole Moïse Katumbia-t-il construits ou réhabilités au Katanga sous son règne durant lequel il n’appliquait que le programme du Gouvernement dans tout ce qu’il faisait de bon avec l’argent de la manne minière ?

En quittant la tête de la province, Moïse Katumbi a créé une rareté de la farine de maïs que récemment le régime a démantelée et décriée. Sans nul doute, il voulait faire croire que le Katanga deviendrait invivable sans lui. Les actions du Gouvernement ont eu raison de sa stratégie diabolique.

Le fils au Juif Soriano a été honoré pour parler ex cathedra au Parlement européen. Là, il a montré ses insuffisances plurielles qui l’ont fait rejeter même par ceux qui l’admiraient avant. Il a trompé. Il a usé des arguments regrettables. Il a n’a pas fait montre de cohérence dans les idées si bien que nombreux ont dit qu’il devrait encore aller apprendre. Les Occidentaux qui ont misé sur sa popularité et sa docilité par rapport à leurs injonctions ont encore du pain sur la planche pour faire de lui un leader que la majorité des Congolais peut adopter. Moïse Katumbi croit combler ses hiatus en optant pour le coaching occidental qui est très préjudiciables aux intérêts du peuple, car il sera plus redevable à ceux qui l’auront porté au pouvoir malgré ses lacunes.
Yvon RAMAZANI
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