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*Les travaux du Dialogue n’ont pas repris, comme prévu, le vendredi 23 septembre 2016. Aucune date de reprise n’a été avancée. Les partis d’Opposition qui avaient accepté de participer au Dialogue sous la Facilitation du diplomate togolais désigné par l’Union Africaine, Edem Kodjo, ont pour la seconde fois suspendu leur participation. Officiellement, c’est pour faire le deuil après les violences meurtrières en marge des manifestations anti-glissement de lundi 19 et mardi 20 septembre 2016, dans la ville de Kinshasa. C’est également pour pleurer les morts que les délégués de l’Eglise catholique n’ont plus mis leurs pieds, depuis ces événements tragiques, à la Cité de l’Union Africaine où se tient le Dialogue. Comme pour ne pas faciliter la tâche au Facilitateur, 33 Ongs parmi les plus influentes de la Société civile congolaise suspendent leur participation parce qu’elles trouvent absurdes de dialoguer pendant que des manifestants se font descendre dans la rue et que des arrestations se poursuivent avec acuité. S’il y a des départs, il y a aussi ceux qui restent. Les protestants, les kimbanguistes et les églises de réveil soutiennent la poursuite des travaux du Dialogue. Il y a, bien entendu, la Majorité Présidentielle, très attachée à une solution politique négociée sur l’après-2016.



Le fond divise

En plus de trois semaines de discussions, les principales composantes au Dialogue que sont la Majorité Présidentielle et l’Opposition pro-dialogue, ne sont pas parvenues à produire un accord sur un calendrier électoral consensuel. Quand l’Opposition pro-dialogue exige que la présidentielle ait lieu en 2017, la Majorité Présidentielle, hostile au fétichisme des dates, renvoie la balle à la CENI, seule Institution, dit-on, habilitée à organiser les élections. Les deux parties peuvent, néanmoins, se consoler d’avoir décidé, ensemble, de reporter les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales désormais soumises à la fin des opérations d’enrôlement des électeurs, après la refonte du fichier électoral 2011. Rien d’autre à se mettre sous la dent. On a entendu dire que la Majorité Présidentielle ne voulait même pas discuter du budget des élections au Dialogue. L’argument évoqué consiste à dire que seul le Parlement est l’autorité budgétaire. Qui plus, les élections sont une affaire de souveraineté nationale, la RDC devrait financer seule le processus électoral.

Dialogue réellement inclusif

Pendant que les délégués du pouvoir et de l’opposition pro-dialogue se rentraient dedans, à huis-clos, sous la bénédiction sans doute de la communauté internationale, ils étaient loin de se douter que le peuple congolais avait son mot à dire sur l’avenir de la Nation. La forte mobilisation populaire observée les 19 et 20 septembre, à Kinshasa et dans les autres grandes villes du pays, en réponse à l’appel à manifester lancé par les principaux partis d’Opposition anti-dialogue réunis au sein du Rassemblement, a fixé les limites que les politiciens et les acteurs internationaux n’ont pas le droit de franchir dans leurs conciliabules. Que veut exactement le peuple congolais et que faut-il faire pour sortir de la crise politico-sécuritaire qui s’installe dans le pays? Les approches divergent selon que l’on est du pouvoir, de l’opposition pro-dialogue, du Rassemblement, du MLC ou de la Communauté internationale. Pour les ténors du pouvoir, le peuple a besoin de la stabilité et de la paix. Les élections peuvent attendre. L’Opposition pro-dialogue réclame un calendrier électoral, l’entrée au Gouvernement et à la CENI. Le Rassemblement veut faire respecter les dispositions verrouillées de la Constitution relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Le peuple exprime son ras-le-bol et sa soif de changement. Les USA sont, de leur côté, persuadés que si le Président avait permis, depuis l’année dernière, la tenue des élections pour remettre le pouvoir à son successeur, la solution serait facile à trouver. Le Président en exercice de l’Union Africaine, Idriss Deby, plaide pour l’ouverture rapide d’un Dialogue inclusif. La Belgique milite pour un Dialogue sous la médiation de Saïd Djinnit. Les jours qui viennent, seront décisifs.
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