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Entre l’Opposition au dialogue et la MP, les violons sont loin de s’accorder. Chaque jour qui passe, le facilitateur voit les brides de sa monture lui échapper. Pendant ce temps, l’aile dure de l’Opposition s’organise pour contrer les conclusions du dialogue de la Cité de l’UA. Autour d’Etienne Tshisekedi le « Rassemblement » annonce la tenue de son conclave, sauf imprévu, le samedi 1er octobre. Il s’agit, en réalité des préparatifs d’un vrai dialogue après le raté de celui que pilote vaille que vaille Edem Kodjo.

Aucun signe de plénière à la cité de l’UA où la dernière séance du dialogue politique a été reportée sine die. A l’officiel, le facilitateur Edem Kodjo a dit avoir donné plus de temps aux parties au dialogue pour amender dans la mesure le projet de l’accord politique devant conclure ces assises. Mais, en réalité, ce sont les tristes événements des 19 et 20 septembre 2016 qui ont pratiquement désorienté le travail du facilitateur.

Aujourd’hui, tous, aussi bien à Kinshasa qu’à l’étranger, ne jurent que par l’inclusivité du dialogue politique national. Une remise en cause de ce qui se fait depuis le 1er septembre à la cité de l’UA. Bien plus, la communauté internationale a pris le relai de la fronde intérieure en lançant chaque fois qu’elle en a l’occasion l’appel à un dialogue inclusif pour aider la RDC à mater les tensions pré-électorales de plus en plus récurrentes dans plusieurs villes de la RDC. Autour d’Etienne Tshisekedi, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement se prépare déjà à un vrai dialogue.

Absent du dialogue de la cité de l’UA, dont il continue toujours à récuser le facilitateur, Edem Kodjo, le « Rassemblement » pense que le moment est venu pour un dialogue inclusif. Après trois jours de deuil, le « Rassemblement » annonce un conclave dans les tout prochains jours.

Ce sera le moment, se dit-on dans ses rangs, de passer en revue la situation politique actuelle au regard des derniers évènements qui ont endeuillé le pays. Au « Rassemblement », on ne veut pas être pris de court. La rencontre projeté ce week-end est censée permettre à cette frange de l’Opposition de se mettre d’accord sur les options fondamentales à défendre lorsqu’il s’agira d’organiser ce « vrai dialogue » appelé de tous les vœux.

Il y a des questions sur lesquelles Etienne Tshisekedi et les siens doivent se poser clairement au cours dudit conclave. En premier lieu, le Rassemblement devrait inévitablement fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur ce qu’il pense obtenir du dialogue inclusif. On s’attend aussi à ce que le « Rassemblement » se prononce sur la période de transition qui s’impose à coup sûr, en raison de l’incapacité de la Céni d’organiser les élections prévues en 2016, essentiellement la présidentielle.

Le projet de l’accord politique ayant été aphone sur le sort de Joseph Kabila après l’expiration de son mandat le 20 décembre 2016, le « Rassemblement » pense s’appesantir sur ce point au cours de son conclave. D’autres points pourraient éventuellement se greffer. Le Rassemblement entend donc donner le contenu des actions à mener jusqu’au 20 décembre 2016, en vertu du « préavis » donné à Kabila depuis le 19 septembre 2016. Les conclavistes se chargeront aussi d’élaborer leur propre projet de compromis politique qui va examiner les questions du processus électoral ; projet que le « Rassemblement » entend défendre dans la perspective de la convocation d’un dialogue réellement inclusif.

A cet effet, le conclave pense également proposer son propre calendrier électoral à inscrire dans un chronogramme qui respecte le délai constitutionnel. Dans tous les cas, des sources internes du « Rassemblement » rapportent que la seule concession possible qu’Etienne Tshisekedi et les siens peuvent faire est la tenue de la présidentielle au plus tard juillet 2017. Par contre, le Rassemblement n’est pas prêt à accepter une quelconque concession sur la révision de la Constitution, le changement de la Constitution et le referendum constitutionnel. La transition devenant de plus en plus inéluctable, le conclave du Rassemblement devrait aussi lever une option sur la gestion du pouvoir après le 20 décembre 2016.

Veillée d’armes autour de Tshisekedi

Les attentes sont donc nombreuses. Et le conclave du Rassemblement alimente inexorablement la chronique. Qu’est-ce qui sortira de ce conclave ? La question est sur toutes les lèvres. La réponse sera connue à l’occasion du conclave qui interviendra après la levée du deuil de trois jours décrété pour rendre hommage aux manifestants tombés les 19 et 20 septembre à Kinshasa.

Quel sera dès lors le sort d’Edem Kodjo ? Difficile à dire pour l’instant. Toutefois, pour Tshisekedi et les siens, la récusation de Kodjo demeure sans appel. Puisque un dialogue politique sans Tshisekedi et le « Rassemblement » s’apparente à une perte de temps, comme il vient d’en être le cas à la cité de l’UA. La communauté internationale – qui s’accroche à l’idée d’un dialogue élargi à tous les acteurs majeurs – ne manquera pas de trouver un palliatif pour contourner le facilitateur de l’UA. A New-York, au siège des Nations unies, un projet a été débattu dans ce sens dans une réunion spéciale consacrée essentiellement à la situation dans la région des Grands Lacs.

Repris par la Libre Belgique, Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères, en a d’ailleurs livré le secret, annonçant un dialogue plus inclusif, après celui qu’organise Kodjo à la cité de l’UA. Le chef de la diplomatie belge est allé plus loin en évoquant le nom de celui qui devrait succéder à Kodjo. Il s’agit de Saïd Djinnit, l’actuel envoyé spécial des Nations unies dans la région des Grands Lacs.

Serait-ce le fond de la démarche entreprise par une poignée d’ambassadeurs occidentaux accrédités en RDC ? Rien n’est exclu. Le plus évident est que l’option d’un autre dialogue, véritablement inclusif, se dégage. Et, au Rassemblement, on évite tout effet surprise. Le conclave vient donc combler ce vide, avec pour principal objectif ressouder davantage les liens autour d’Etienne Tshisekedi et faire barrage au projet de glissement sans fin que la Majorité présidentielle cherche à conquérir par le dialogue de la cité de l’Union africaine à Kinshasa.

Appel de la déléguée de la Fédération Wallonie- Bruxelles

Un dialogue inclusif pour des solutions authentiquement congolaises

A l’occasion des fêtes de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région wallonne, Kathryn Brahy, la déléguée en République démocratique du Congo, a organisé une réception en sa résidence, hier mardi 27 septembre. A cette occasion, la déléguée de la Fédération Wallonie-Bruxelles a joint sa voix à celles de plusieurs partenaires de Kinshasa pour réclamer un dialogue réellement inclusif en République démocratique du Congo.

« On est là mais inquiets aux côtés de la société civile, des associations de femmes, des syndicats, des défenseurs des droits humains. Nous soutenons leurs actions notamment dans le cadre du processus électoral. Avec eux comme notre ministre Président Rudy Demotte l’a rappelé hier encore au Parlement, nous souhaitons un dialogue inclusif pour que des solutions authentiquement congolaises soient trouvées à ces problèmes congolais », a déclaré en substance Kathryn Brahy.

Par rapport aux événements malheureux des 19 et 20 septembre, la déléguée de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne demande ni plus ni moins qu’une enquête véritablement crédible. « Nous espérons des élections aussi rapidement que possible et une enquête indépendante sur les derniers événements. A ce propos notre ministre président a par ailleurs offert au Haut Commissaire au droits de l’Homme l’appui politique et matériel de la Fédération Wallonie Bruxelles à une enquête impartiale et crédible fixant les responsabilités dans les cadre juridique congolais et au regard du droit international », a-t-elle déclaré.

Plaidant pour la libération des prisonniers politiques encore incarcérés, Kathryn Brahy, en présence notamment de l’Ambassadeur de Belgique en RDC et de plusieurs acteurs majeurs de la politique et de la société civile, a promis de porter ce débat de violation de droits humains au sein de la Francophonie.

LP/LC

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