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Les dernières tractations sont en cours à la cité de l'Union Africaine. À la veille de la clôture du dialogue national, les composantes majorité et opposition s'écharpent sur le futur gouvernement.

La question de celui qui va diriger ce qui ressemble bien à une transition ne se pose pas pour la Majorité présidentielle qui brandit l’arrêt de la cour constitutionnelle. Rendu en Mai 2016, cet arrêt stipule que le président actuel, Joseph Kabila, devait rester en fonction en cas d'absence des élections.

«La Majorité est gourmande. Elle veut en plus garder la primature», explique à Cas-info un délégué de l'opposition. L'opposition réclame, en effet, le poste de premier ministre et les ministères régaliens, dans l'optique de garder Joseph Kabila comme président. Et celui-ci devra s'engager à quitter le pouvoir à l'issue du nouveau délais conformément aux articles 220 et 70 de la constitution.

Problème. Cette date sera l'autre point d’achoppement. La Majorité tient au respect strict de la constitution qui veut que seule la CENI décide de son calendrier en tenant compte de contraintes auxquelles elle fait face.

Il faut noter que l'option retenue pour la révision du fichier électoral est la refonte totale. Elle doit prendre 16 mois. Certains experts internationaux avancent un délai de 10 mois et demi auxquels il faut ajouter 182 jours avant d'organiser la présidentielle.

Tous ses éléments seront précisé dans l'accord final attendu ce vendredi.



La mise en garde de Kengo

Ce dialogue se tient en l'absence des principaux partis de l'opposition. Dans un discours prononcé lors de l'ouverture de la session ordinaire du Sénat, jeudi, Léon Kengo Wa Dondo participe au forum en qualité de président de la chambre haute du parlement, a mis en garde contre tout accord conclu en dehors du cadre légal.

« Le Dialogue politique n’étant ni un parlement, ni une assemblée constituante, nous espérons qu’il agira dans le cadre de ses limites. C’est cela le vœu de la population qui tient au respect de la constitution et des institutions qui en sont issues», a assené l'ancien premier ministre.

De son coté, le Rassemblement, dirigé par Étienne Tshisekedi, a dors et déjà, «rejeté ces assises et les décisions qui en sortiront». Il appelle à manifester le lundi 19 Septembre devant le siège de la CENI.
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