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L’Onu accuse Kinshasa d’exactions. Le rapport sur les manifestations du 19 et 20 septembre à Kinshasa présenté mardi 27 septembre à Genève par la Haute Commissaire adjointe de l’Onu aux droits de l’homme, parle de la répression et de l’utilisation disproportionnée de la force par les éléments de police et de l’armée contre des manifestants pacifiques. Des termes durs ont été choisis pour dépeindre le climat de terreur. Selon Kate Gilmore, les forces de l’ordre auraient prémédité cette violence de la répression. Devant le conseil des droits de l’homme, Gilmore a affirmé que les policiers et militaires ont fait un usage excessif de la force létale contre les foules. « Nous dénonçons cet état de choses », explique-t-elle. « Le nombre de victimes blessées par balle à la poitrine et à la tête laisse penser que l’ordre de tirer pour tuer aurait été manifestement donné », se plaint la défenseur des droits de l’homme.Et d’ajouter sans mâcher les mots « qu’il n’y a aucun doute sur ça ». D’après les enquêteurs de l’Onu, 53 personnes- 49 civils et 4 policiers ont perdu la vie lors des dernières émeutes sanglantes de Kinshasa. Les éléments de la garde républicaine, de l’armée et de la police sont accusés d’avoir blessé 123 civils. Plus de 358 personnes ont été arrêtées par l’armée, la police et les services de renseignement à Kinshasa, Beni, Tshikapa, Kisangani, Matadi, Bandundu et Kindu. « Le chiffre pourrait être beaucoup plus élevé parce que nous poursuivons encore nos vérifications », rappelle la Haute commissaire adjointe aux droits de l’homme. Même sans les citer clairement, le Rapport indexe aussi les partis au pouvoir. Ils sont soupçonnés d’avoir monté les groupes des jeunes brigands pour perturber les manifestations de l’opposition. D’ailleurs, Kate Gilmore précise que les témoignages indiquent que les jeunes ont été payés pour semer le désordre et détruire les biens privés. D’autre part, le Rapport souligne que les membres de services de sécurité ont été vus en train de piller des maisons et magasins. « Nos services continuent à documenter toutes ces forfaitures », a fait savoir Kate Gilmore, qui a exigé, au même moment, l’ouverture rapide d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces événements tragiques. « Les faits sont d’une extrême gravité et pourront être transmis à l’Office de la procureure de la Cour pénale internationale », a déclaré un diplomate à Genève. Mais, on n’en est pas encore là. Fatou Bensouda avait prévenu qu’elle suivait la situation de très près, tout mettant en garde pouvoir et opposition sur des probables dérapages qui pourront constituer de graves violations des droits de l’homme passibles de poursuites devant la CPI. Alphonse Muderhwa, 7/7.CD



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