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Malgré que la Majorité présidentielle ait gagné le gros lot, notamment en repoussant les élections jusqu’en 2018 et en gardant son autorité morale à la tête du pays après l’expiration de son mandat, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), presque garanti d’occuper la Primature, s’estime heureux.

Sauf changement de dernière minute, c’est ce lundi 17 octobre qu’aura lieu l’ultime plénière des travaux du dialogue national à la Cité de l’Union africaine. Le mardi 18 octobre, l’accord politique pourrait être signé entre les parties en présence. Dans cet accord, l’opposition a rencontré le besoin de la Majorité présidentielle qui voulait et a obtenu la tenue des élections en 2018, quoi qu’en avril au lieu de novembre comme initialement prévu par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Aussi, concède-t-elle le fait que c’est le président Joseph Kabila qui restera en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu. Ce, selon la décision de la Cour constitutionnelle qui, en mai dernier, avait interprété, à sa manière, l’article 70 de la Constitution.

Curieusement, Vital Kamerhe qui, à l’époque, avait organisé une marche contre cet Arrêt de la Cour Constitutionnelle, l’adopte, sans la moindre hésitation, comme référence dans l’accord politique prêt à être signé. Un accord qui accorde la Primature à l’opposition en violation de l’article 78 de la Constitution qui stipule : « Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci… Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition… »

A moins que l’UNC ne décide d’intégrer la majorité parlementaire. Sinon, un « opposant » comme Kamerhe, désigné Premier ministre, serait une violation pure et simple de la Constitution. Mais, l’homme du Kivu semble satisfait d’un accord qui, pourtant, n’a fait que répondre aux desideratas de la Majorité présidentielle. Pour lui, l’accord trouvé au terme d’une mini-plénière du dialogue convoqué par le facilitateur Edem Kodjo samedi 15 octobre à Kinshasa, contient des « dates que l’opposition voulait ».

« Cet accord, bien sûr, il est imparfait comme tous les accords politiques du monde. Mais, il contient des articles qui sécurisent la Constitution. La Résolution 2277 a été appliquée. Le calendrier : il est raisonnable, il est court et c’est le temps nécessaire pour organiser les trois scrutins. Il contient des dates que nous voulions, des dates phares, et avec ça nous pensons que le changement tant attendu par la population va venir », a indiqué le co-modérateur du dialogue en véritable « heureux perdant ».

Dans l’entretemps, la communauté internationale est pour la tenue des élections en 2017. Les ministres européens vont siéger d’ailleurs ce mardi 17 octobre sur cette question et pourront inviter les autorités congolaises de souscrire à un report le plus court possible.

Katz.


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