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Face-à-face Badibanga-CENCO: Vers l’adhésion du RassemblementAttendu le week-end dernier, le Gouvernement de large union nationale que doit former le Premier ministre Samy Badibanga, ne pourra être possible qu’au courant de cette semaine, renseignent certaines sources, qui soutiennent que ce retard peut être justifiée suite aux bons offices que mène la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et dont les conclusions ne sont pas encore rendues publiques. Mais cette lenteur n’est pas du tout du goût de la population congolaise qui s’en préoccupe de plus en plus et exige que tout soit fait pour que le Gouvernement soit formé dans un bref délai.

Et ce, à cause des missions nobles lui confiées par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange lors de son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès. Conformément à l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine, le Premier ministre a reçu la charge de former le Gouvernement d’union nationale dont la mission principale sera de conduire le peuple aux élections, tout en préservant les acquis économiques et sociaux des quinze dernières années. De même devra-t-il œuvrer à l’amélioration du social de la population congolaise.

C’est dans cet objectif, croit-on, que le Premier ministre Samy Badibanga a conféré avec la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO, celle-là même qui a reçu mission de la part du Chef de l’Etat d’approcher le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, pour obtenir son adhésion à l’accord politique issu du dialogue inclusif. « Dans le cadre des bons offices qu’ils sont entrain de mener, le président et le vice-président de la CENCO ont estimé que le Premier ministre nommé est un acteur majeur dont les analyses et la contribution comptent pour atteindre l’objectif qui est celui de la CENCO et du peuple congolais, de voir tout le monde ensemble autour d’un idéal pour le bien-être du peuple congolais », a expliqué l’Abbé Donatien Nshole, au sortir de cette audience.

Un accord inclusif est encore possible

L’Abbé Nshole, interrogé sur la chance qu’il accorde aux bons offices de la CENCO, il a indiqué qu’en ce moment, nous croyons que c’est encore possible d’arriver à un accord inclusif. Ce consensus inclusif a été non seulement recommandé par le Département d’Etat Américain, mais aussi par l’Union Européenne qui ont alerté sur les conséquences d’arriver à la date du 19 décembre sans un compromis entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement.

Cette fenêtre ouverte a aussi été perceptible dans le discours du Secrétaire général de l’UDPS, lors de son point de presse du lundi dernier. En réalité, le Rassemblement a compris qu’il ne gagnerait rien en maintenant le bras de fer. Et tout est entrain d’être fait pour qu’il puisse se retrouver dans le Gouvernement de large union nationale. Selon une source crédible, le Rassemblement réclamerait même quatre postes sur douze qui sont prévus jusque-là pour l’opposition politique.

En plus, le Rassemblement a compris que son schéma de chaos n’était plus réaliste et ne mobilise plus la communauté internationale qui a beaucoup dépensé pour la paix et la stabilité en Rd Congo et qui est beaucoup plus préoccupée à consolider les acquis. Et si le Rassemblement adhérait à l’accord, il verrait œuvre utile et permettrait au vœu le plus ardent du Président de la République de se réaliser, celui de voir le Rassemblement, conformément à l’article 24 de l’Accord politique, y adhérer en le signant, de manière à ce qu’à l’unisson, nous offrions à notre peuple le précieux cadeau qu’il attend de nous : l’exercice effectif de son droit légitime de se choisir ses dirigeants, librement, sans entrave aucune, mais aussi dans la paix physique et des cœurs. Que ceux qui viennent de le faire, par vagues successives, en soient ici félicités, souligne-t-il.

Laisser Badibanga faire son travail

Même si tout est entrain d’être fait pour parvenir à l’harmonisation des lites en vue de la formation d’un Gouvernement de large union nationale, nombreux sont les Congolais qui estiment que le moment était venu pour laisser au nouveau Premier ministre le temps de mieux faire son travail. Et ce, au vu d’énormes défis qu’il doit relever. Ce qui traduit sa volonté exprimée à la délégation de la CENCO, celle de voir les Congolais se retrouver ensemble autour des questions fondamentales du pays.

Comme il a été démontré, les défis à court terme du Premier ministre concernent la régularité de la paie, la stabilité du niveau général des prix et la prise en charge des dépenses électorales et sécuritaires. S’agissant particulièrement de la paie, le défi consistera à assurer sa régularité et son intégrité (il y a lieu de relever que les salaires ont été réduits dans certains pays à cause de la baisse de recettes subséquente au recul des cours des matières premières). La régularité de la paie est entrée dans les habitudes comme situation normale depuis 2010.

L’autre grand défi à relever par le nouveau gouvernement est la prise en charge des dépenses pour le financement du processus électoral. Il est aussi de la normalisation de la situation à l’Est du pays, à travers la prise en charge efficace des dépenses sécuritaires. Aussi, le plus grand défi sera de mettre en place la chaine de la recette, d’assurer l’informatisation intégrée des régies, et de réformer en profondeur le management des régies. De cette façon, il sera possible, s’agissant d’un pays qui n’est pas en programme formel avec le Fonds monétaire international (FMI), de résister aux ventes contraires de la crise internationale caractérisée par la baisse des cours de principaux produits intéressant l’économie congolaise.

Soulignons en passant que même si le mandat de l’actuel Premier ministre est fixé ou limité par l’accord de la Cité de l’Union africaine, le record de longévité est battu, en prenant tous les mandats accomplis, par Léon Kengo qui a occupé les fonctions de Premier ministre à trois reprises. Il a totalisé sur les trois mandats près de 2.619 jours, dont respectivement 1.456 jours au premier mandat, 156 jours au deuxième mandat et 1.003 jours au troisième mandat. Matata totalise près de 1.648 jours et devance Léon Kengo en termes de nombre de jours le plus élevé sur un mandat. Etienne Tshisekedi est le Premier ministre qui a eu plus de mandat. Il a été nommé à 4 reprises mais n’a totalisé que 260 jours, soit 65 jours en moyenne. Il a battu le record en termes de mandat le plus court en totalisant 3 jours lors de sa première nomination (du 22 au 25 juillet 1991). Le motif avancé était qu’il avait biffé l’ordonnance le nommant.

(Jean-Marie Nkambua)

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