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Où en est-on avec les négociations politiques sous les auspices de la CENCO ? C’est la question que se posent les Congolais après la suspension des travaux le samedi 24 décembre dernier. Ce qui est sûr, les travaux reprennent ce mercredi 28 décembre. Si les délégués ne parvenaient pas à vider les zones d’ombre qui subsistent encore après bientôt trois semaines de discussions, la journée de jeudi 29 décembre sera mise à profit pour permettre à la plénière d’adopter et de signer, le jour suivant, l’Accord politique qui ouvre la voie à la tenue des élections apaisées en RDC.

A cet effet, selon le Président de la CENCO, Mgr Marcel Utembi, les deux parties au Dialogue, à savoir les signataires de l’Accord du 18 octobre à la Cité de l’Union Africaine et le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au Changement avec leurs alliés du Front pour le Respect de la Constitution, ont déjà trouvé un compromis sur l’essentiel. L’essentiel, c’est la séquence électorale. Il n’est plus question de coupler la présidentielle aux législatives nationales et provinciales, comme décidé en octobre à la Cité de l’Union Africaine. Seules la présidentielle et les législatives nationales seront organisées en décembre 2017 et non plus en avril 2018. La Centrale électorale subira une restructuration dont l’étendue sera certainement définie dans les prochaines heures. La Majorité Présidentielle soutient l’idée d’une restructuration partielle de la CENI avec le maintien aux affaires de l’actuel Président Corneille Nangaa. L’Opposition réclamait son remplacement. On se dirigerait vers une restructuration partielle de manière à intégrer les représentants du Rassemblement et du Front. La bataille pour le contrôle de la CENI est devenue presque stratégique. D’où, la nécessité d’y placer des hommes et femmes intègres, au dessus de tout soupçon, pour éviter au pays, le moment venu, la résurgence des contestations post-électorales.

L’essentiel, c’est aussi le respect de la Constitution de la République. Pendant toute la durée de la transition politique, entre 12 et 14 mois, la Constitution ne sera pas amendée. Il n’y aura, donc, pas de référendum constitutionnel pour déverrouiller certaines dispositions de la Constitution du pays.

L’avenir du Chef de l’Etat

Le sort du Président Kabila à la fin de son second mandat constitutionnel, le 19 décembre 2016, a fait couler encre, salive et sang. Finalement, il va rester en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur élu. Les délégués aux négociations du Centre Interdiocésain en ont décidé ainsi. En revanche, le Président Kabila ne briguera pas un troisième mandat. Dans la nuit du 31 décembre 2016, à l’occasion du traditionnel discours de présentation de vœux, le Chef de l’Etat ne manquera pas de revenir sur la dernière évolution de la situation politique dans le pays. Ce sera sa première intervention publique après l’expiration de son mandat constitutionnel.

La gestion consensuelle

Au sujet de la gestion consensuelle du pays pendant la période transitoire, un Comité de suivi ou Conseil national de transition, sous la direction du Rassemblement, sera institué. Le Front pour le respect de la Constitution aura également un grand rôle à jouer. Par ailleurs, il a été convenu que la Primature reviendra à l’Opposition. Des portefeuilles ministériels ainsi que les postes de responsabilité au sein de l’appareil étatique, à l’exception des mandats électifs, seront équitablement répartis. Les Congolais doivent prendre leur mal en patience, l’Accord n’a pas encore été signé. Rendez-vous le 30 décembre 2016.

La Pros.
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