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Rien n’est encore clair dans les négociations politiques directes qui se déroulent depuis le mardi 13 décembre 2016 au Centre Interdiocésain, dans la commune de la Gombe, entre les signataires de l’Accord politique du 18 octobre 2016 et les non signataires, sous la médiation de la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo).
Dans les trois commissions mises en place à l’issue de la validation des mandats des participants, notamment « La Réforme institutionnelle », « Le Processus Electoral » et « La décrispation », chaque camp reste sur ses positions d’avant le mini-dialogue. Face aux lignes qui tardent à bouger, la médiation de la CENCO est mise à dure épreuve.
Hier mercredi 14 décembre, aucune avancée n’a été signalée dans aucune des trois commissions. Le spectre du blocage des travaux plane sur le Centre Interdiocésain.

Dans la commission chargée de la « Reforme institutionnelle par exemple, le statut de Joseph Kabila après le 19 décembre constitue jusque là le principal point d’achoppement. Selon plusieurs sources, les délégués de la Majorité Présidentielle continuent de soutenir que le statut de leur « Autorité morale » a déjà été réglé en son temps par un Arrêt de la Cour Constitutionnelle, qui avait tranché que le Chef de l’Etat devait rester en fonctions jusqu’à l’investiture du Président élu.
Dans leur entendement, la décision rendue par la Cour Constitutionnelle est imposable à tous et n’appelle plus de débat.
Par contre, les représentants du « Rassemblement » ne jurent que par le départ de Joseph Kabila après le 19 décembre 2016. Ils proposent un « Régime spécial » pour la gestion du pays dans une courte transition qui devait conduire aux élections présidentielle et législatives nationales avant la fin de l’année 2017. Dans la logique du « Rassemblement », toutes les institutions de la République perdent leur légitimité à partir du 20 décembre et l’institution d’un « Régime spécial », qui devrait définir le nouveau statut de Kabila, serait la thérapie requise pour résoudre l’impasse institutionnelle.
Pour couper la poire en deux, certains membres de la Majorité Présidentielle comme du Rassemblement préconisent un arrangement politique, car la solution juridique risque de ne donner aucun résultat.
Dans la commission en charge du « Processus Electoral », les violons sont loin de s’accorder entre délégués de la Majorité présidentielle et ceux du Rassemblement, en dépit des contraintes techniques et financières soulevées par le président de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante), qui est venu faire l’état des lieux des préparatifs des élections, pour justifier les risques de « glissement » du calendrier électoral au-delà de 2017.
Il a été constaté que les signataires de l’Accord politique du Camp Tshatshi tiennent à leurs séquences contenues dans leur deal du 18 octobre 2016, qui prévoient les élections présidentielle, législatives nationale et provinciales le même jour en avril 2018.
Le Rassemblement, qui ne partage pas cet avis, continue de soutenir que les élections présidentielle et législatives nationale sont possibles en 2017. L’on a appris, en début de soirée, que cette méga-plate forme de l’Opposition a fait venir d’urgence Freddy Matungulu et François Muamba, experts des finances, pour démontrer que les contraintes financières ne peuvent constituer le blocage du processus électoral.
Dans la commission de la « Décrispation politique », le blocage est total. La liste des prisonniers politiques et des opposants contraints à l’exil, qui devraient bénéficier des mesures de décrispation politique, a été catégoriquement rejetée par la Majorité Présidentielle. Selon elle, on devrait procéder à un examen au cas par cas pour savoir qui a droit à quoi, étant donné qu’il y a des condamnés, des détenus en attente de leur procès et des exilés poursuivis pour des cas d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.
Face à ces divergences, il y a lieu de craindre la non tenue de la plénière prévue ce jeudi 15 décembre 2016 pour débattre des rapports des commissions. Une prolongation pour vendredi voire au-delà est presque certaine, de même la perspective d’une impasse totale. Le suspens reste donc entier.

Le MLC fait volte-face

Bien avant les travaux en commissions, le Mouvement de Libération du Congo a décidé de revenir à la table des négociations, après avoir quitté bruyamment le Centre Interdiocésain le mardi 13 décembre. Ce retour est intervenu à la suite du passage de son quota de participation de deux à trois unités. Dans un communiqué lu par le sénateur Ramazani Baya, le parti de Jean-Pierre Bemba a indiqué avoir résolu de rejoindre le train du mini- dialogue après avoir conféré avec le Nonce Apostolique et le Président de la Cenco.
Il a toutefois insisté sur le fait que le MLC veillera, tout au long de ces assises, au respect de la Constitution. Aussitôt après cette déclaration, les 3 délégués de cette formation politique ont été repartis dans les trois commissions.
ERIC WEMBA
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