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Photo Pascal Mulegwa
Le texte de l’accord prévoit la tenue de la présidentielle à la fin de l’année 2017.

La situation « se complique » en République démocratique du Congo concernant la signature vendredi d’un accord pour sortir de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, pourtant annoncée comme imminente la veille, a-t-on appris de source proche des négociations.

« Ça se complique », a laconiquement confié vendredi matin à l’AFP une source au sein de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui assure la médiation des négociations.

Les négociateurs optimistes ce jeudi soir

Les négociateurs s’étaient quittés la veille au soir en affichant un certain optimisme, laissant leurs juristes finaliser la rédaction de l’accord sur la base d’un document de travail.

« C’est sûr, nous terminerons demain » (vendredi), avait assuré Mgr Fridolin Ambongo, vice-président de la Cenco.

« Nous avons obtenu tout ce que nous voulions », confiait de son côté à l’AFP une source dans l’opposition. « Normalement, l’accord sera signé demain vendredi », ajoutait Félix Tshisekedi, chef de la délégation de l’opposition à l’issue d’une séance plénière vers 22h00 (21h00 GMT).

« Le président a fait suffisamment de concessions, l’accord sera signé demain », avait également affirmé Lumanu Mulenda, négociateur de la majorité.

Ce que contient l’accord

L’AFP a pu consulter le document de travail résumant les principaux points du projet d’accord ayant fait l’objet d’un consensus lors de travaux en commission jeudi en fin d’après-midi.

• Ce texte prépare l’instauration d’une « transition politique » et la tenue « fin 2017 » de la présidentielle, qui aurait dû être organisée cette année et que le pouvoir disait ne pas pouvoir organiser avant avril 2018.

• Il inclut aussi une garantie que le président Kabila ne briguera pas un troisième mandat, conformément à la Constitution, et prévoit la création d’un « Conseil national de transition » chargé de veiller à la bonne exécution de l’accord, particulièrement sur les questions électorales.

En contrepartie, l’opposition, rassemblée autour de la figure historique d’Étienne Tshisekedi, accepterait le principe du maintien au pouvoir de M. Kabila jusqu’à une passation de pouvoir avec un successeur élu, alors qu’elle demandait jusque-là son retrait immédiat de la vie publique.

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