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*Par manque de moyens de survie, plusieurs enfants végètent à travers les grandes artères de la Ville-Province de Kinshasa. Ils sont totalement délaissés et abandonnés à leur triste sort. Et, pourtant, ils ont leurs parents. La cause de leur présence dans la rue est due, soit, à la pauvreté des familles, l’accusation de sorcellerie, la séparation ou le divorce de leurs parents. Vu leur nombre croissant, la rue, en tant qu’espace public, devient un milieu d’association, de rencontre. Ceci, contrairement à la loi portant protection de l’enfant qui exige que ces derniers, passent leur vie en famille, milieu approprié pour leur épanouissement. Vu qu’ils n’ont personne pour s’occuper d’eux, ils sont obligés d’emprunter diverses techniques et méthodes nonobstant, les risques éventuels qu’ils encourent. Il s’agit de la prostitution, du vol, du nettoyage de pneus, de l’économie informelle, etc. C’est dans cette optique que le récipiendaire, Flodel Nkima, après des recherches de terrain approfondies, a invité l’autorité étatique à mettre en œuvre l’article 63 de ladite loi qui prévoit une prise en charge spéciale pour les enfants en situation difficile. Mais aussi, qu’elle poursuive les parents récalcitrants pour ‘’délaissement d’enfants’’. Bien plus, qu’elle facilite l’application des recommandations de l’Assemblée générale de l’ONU sur les enfants en situation de rue. Enfin, il a demandé que les parents s’acquittent de leurs obligations parentales jusqu’à la fin.

Ce mémoire intitulé : «La survie des enfants en situation de rue », constitue, en effet, un cri d’alarme, un appel pathétique lancé à l’endroit des décideurs et des parents. La coutume l’oblige, à l’Unikin, lorsqu’un récipiendaire a défendu son mémoire, de le faire valoir après son évaluation par le Jury. C’est hier, jeudi 8 décembre que ce travail de 149 pages, a été évalué. Au finish, son travail a été mieux apprécié du fait de la rigueur de sa construction, des principes scientifiques évoqués, des recommandations formulées, des méthodes et techniques appliquées ainsi que du respect des règles grammaticales. Ce qui lui a valu les félicitations méritées du jury composé notamment, des Professeurs Raoul Kienge-Kienge, Président du jury et Serge Makaya, Secrétaire du jury.

Dans ce travail, Flodel Nkima a plaidé en faveur des enfants victimes de la séparation de leurs parents. Tout en démontrant l’illégitimité du divorce et ses conséquences, Flodel Nkima, a démontré que le divorce ou la séparation, ne bénéficie ni aux époux, eux-mêmes, ni moins encore aux enfants. Selon lui, si plusieurs enfants courent les rues de Kinshasa, c’est parce que les parents ne sont plus ensemble.

Dans ce travail, il démontre, par ailleurs, que la rue n’est pas en mesure d’avoir des enfants. Mais, contrairement à plusieurs textes internationaux et nationaux qui protègent les enfants, la famille emprunte plusieurs chemins pour assurer leur survie. Pis encore, lors de ces entretiens, une journée en ayant pas quelque chose à manger, l’on s’adonne à la prostitution, au phénomène Kochina (escroquerie sexuelle). Généralement, tous ces enfants vivent de la débrouille. Celle-ci se traduit à travers l’économie informelle, en développant plusieurs activités telles que la vente de «poso », whisky, chanvre, brochette, oranges, eau. Les autres encore se plaisent à laver les pneus, à mendier, soit carrément, à voler.

Solutions envisagées

Pour Flodel Nkima, toutes les activités qu’exercent ces enfants sont prohibées par les lois du pays. En sus, elles sont réalisées dans des conditions mettant leur vie en danger et en situation difficile.

Devant cet état de chose, il a prôné l’application intégrale des dispositions de la loi portant protection des enfants. Etant en situation de rue, que ces enfants, en vertu de l’article 63 de ladite loi, bénéficie d’une protection spéciale. Celle-ci se réalise à travers, d’une part, le placement social qui se réalise dans les familles d’accueil, des établissements de garde appropriés et, d’autre part, par la tutelle de l’Etat afin d’assurer leur réinsertion. Il a exigé que soient mises en œuvre les recommandations de l’ONU sur la prise en charge des enfants en situation de rue. Que les parents s’acquittent de leurs obligations parentales et que ceux qui résistent à reprendre leurs enfants après insertion, soient poursuivis pour délaissement d’enfants.
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