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Le Rassemblement et le Pouvoir pourront bientôt se retrouver autour d’une même table pour les discussions directes sur la situation politique de l’heure caractérisée par les tensions au sujet de la fin du dernier mandat du Président Kabila. Le président Kabila espère obtenir par le biais de la CENCO l’adhésion de la coalition derrière Tshisekedi et Katumbi dans le chronogramme tel que fixé par l’Accord issu du dialogue de la cité de l’UA. Le secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund qui se félicite de cette ouverture de Joseph Kabila accuse cependant l’entourage du président de la République d’oeuvrer contre les intérêts du pays.

Le président Kabila demande à la CENCO de poursuivre sa mission, qu’en pensent l’UDPS et le Rassemblement ?

Mais nous ne sommes pas surpris. Nous le savions bien que Kabila n’avait pas autre choix dans ce stade de crise. Ce que nous pouvons relever dans le chef de l’entourage de Kabila c’est qu’il y a des gens qui ne prennent pas la mesure de la crise ou la mesure du danger qui guette notre pays. Et là ils viennent de prouver au monde entier que c’est eux qui prennent Kabila en otage tout en privilégiant leurs propres intérêts. Aujourd’hui Kabila n’a pas des oreilles tendues à ce qu’ils disent parce qu’il y a le peuple congolais qui lui met la pression et de l’autre côté il y a la communauté internationale. Donc nous continuons à fermer les oreilles face à ce que ces faucons disent car nous le savons bien que Kabila est obligé de négocier avec le Rassemblement afin de conclure un accord qui non seulement respectera notre Constitution mais qui va aussi désamorcer cette bombe qui est au point d’exploser.
Qu’est-ce que veut obtenir le Rassemblement ? Un accord avec Kabila ou le départ de Kabila après le 19 décembre ?

Les deux ! Parce que ces deux-là ne se contredisent pas. Lorsque nous militons pour le respect de la Constitution, cela veut dire autrement que nous ne voulons pas que Kabila reste dans ses fonctions du président de la République après le 19 décembre. Donc en tant que patriotes, nous souhaitons à ce que Kabila signe un accord avec nous qu’il va préserver la paix dans ce pays après le 19 décembre. Les déclarations de ses faucons nous importent peu. C’est eux qui ont mis Kabila dans cette situation. Ils veulent lui faire croire qu’il y a encore de la chance pour lui alors que visiblement Kabila n’a aucune autre voie de sortie que de signer un accord avec le Rassemblement.
Quelles sont vos conditions pour une cohabitation avec le Pouvoir après le 19 décembre ?

Actuellement je ne peux pas vous dire les conditions pour une cohabitation avec le Pouvoir en place après le 19 décembre. Nous allons dialoguer avec ce Pouvoir. C’est donc autour d’une table que nous allons nous fixer des limites quant à l’exercice du pouvoir après le 19 décembre. Nos conditions sont déjà connues. Kabila ne doit pas se présenter pour un troisième mandat. Qu’il n’ose pas non plus réviser la Constitution de notre pays. Que la transition soit la plus courte afin de passer rapidement aux élections. Voilà quelques-unes de nos conditions qui sont déjà connues. Mais quant à la gestion du pays, quant aux animateurs des institutions qui seront mises en place après le 19 décembre c’est au dialogue qu’on va les fixer.
Donc il est possible que vous fassiez route ensemble avec Kabila après le 19 mais à condition que vos préalables soient respectés ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je suis en train de dire que quant aux animateurs des institutions, il faut laisser la chance aux négociateurs de deux parties pour vous donner des conclusions après une discussion autour de la table. Donc à ce stade actuel, il serait hasardeux de vous dire le rôle de chacun après le 19 décembre. Car chacune de deux parties à sa façon de voir les choses. Et c’est sur base de nos points de vue que nous allons dialoguer pour établir l’avenir du pays après le 19 décembre.
Glisser avec le président Kabila serait envisageable si vos conditions sont respectées ?

J’ai toujours dit que la question du glissement ne concerne pas le Rassemblement. Nous n’allons contribuer en rien en ce qui concerne ce glissement. L’auteur du glissement est bien connu. Quand vous parlez d’un possible glissement entre nous et Kabila, c’est comme si nous allons y participer ou contribuer. Le Rassemblement est mis devant un fait accompli. Nous subissons cette non organisation des élections après les deux Mandats de Kabila à la tête du pays. Nous posons nos préalables, nous posons nos conditions : le respect de la Constitution, l’alternance. Est-ce le même que souhaite aussi l’autre partie ? Aujourd’hui nous avons pu arrondir les angles, nous accepter de mettre sur la table même les questions qui fâchent. Nous allons discuter. Et c’est donc à la fin que nous allons vous dire la position du Rassemblement. Au cas notre voix n’est pas entendue, nous allons nous retirer sans problème.
La CENCO vous a-t-elle déjà contacté ?

Nous sommes en contact permanent avec la CENCO. Vous l’avez-vous-même appris que Kabila lui apporte son soutien. Kamereh aussi fait de même. Puis qu’est-ce que vous voulez encore ? Le dialogue est déjà entamé.
Stanys Bujakera / ACTUALITE.CD
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