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Les négociations directes entre les parties prenantes à l’accord politique de la Cité de l’OUA et la frange de l’opposition politique réfractaire à cet accord prennent fin ce vendredi 30 décembre, inévitablement. Les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo qui assurent la facilitation de ces discussions en ont ainsi décidé, sur fond de ras-le-bol. Au Centre Interdiocésain où se sont tenus ces travaux, les calottes sacrées catholiques en ont vu, des mûres et des pas mûres, selon leurs propres indiscrétions.


Jusqu’au milieu de la journée, jeudi 29 décembre 2016, la signature d’un accord politique achoppait sur trois points de désaccord : la primature, la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante et la cogestion des exécutifs provinciaux. Des points d’achoppements qui ont contraint leurs excellences à reprendre les va et vient chez les patrons des des protagonistes en présence, Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi. « Les négociations sont en cours pour l’un ou l’autre point dont la solution n’est pas à trouver dans les discussions en plénière ou en commission », a confié à ce sujet Donatien Nshole, le révérend abbé qui assure le secrétariat de la CENCO.


Pour le reste, majorité et opposition réfractaire au dialogue de la Cité de l’OUA était d’accord, sur les principes, notamment celui du respect de la constitution.
Jeudi, les prélats catholiques ont été reçus par Joseph Kabila, à qui ils ont présenté la mouture de l’accord à intervenir ce vendredi. Rien n’a filtré de cet entretien déterminant pour la dernière plénière, tout au moins en RD Congo. Parce que de la lointaine Belgique, une dépêche en catastrophe de La Libre Belgique accusait Joseph Kabila de s’opposer à tout dialogue et d’avoir éconduit les évêques. Information d’une vérité approximative voire, trafiquée, puisque de refus de dialogue de la part du Chef de l’Etat rd congolais, il ne pouvait y avoir qu’au début des négociations dites directes, lontemps après la signature de l’accord du 18 octobre dernier. 



A quelques jours de la fin des négociations directes, on ne peut accuser l’homme qui a sollicité la médiation cléricale d’avoir refusé de dialoguer. C’est un non sens.J.N.
Informations supplémentaires en pages 3 et 4.
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