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*Des sources donnaient les pères évêques hier en fin d’après-midi chez le chef de l’Etat, sans plus de précisions.
Accord ou pas accord ? C’est ce vendredi 30 décembre que les négociations directes entre signataires et non signataires de l’Accord du 18 octobre, facilitées par l’épiscopat catholique devraient, en principe, prendre fin. Est-ce pour prévenir le chef de l’Etat Joseph Kabila que la médiation était allée hier le voir ? Ou c’est pour essayer de lever les obstacles que les évêques catholiques ont décidé d’aller directement rencontrer le président Kabila ?

Selon des sources au Centre Interdiocésain, une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) devait rencontrer le président Kabila hier jeudi 29 décembre en fin d’après-midi. La plénière, initialement prévue le même jeudi à 16 heures, a été renvoyée à ce vendredi 30 décembre. Ceci explique peut-être cela.
A cette plénière postposée, il était prévu de présenter des amendements apportés au projet d’accord politique. Quatre experts (dont Delly Sesanga et Eve Bazaiba, côté non signataires de l’Accord du 18 octobre) y avaient travaillé jusqu’à six heures du matin et devraient présenter à un groupe de seize personnes (huit de chaque côté) les amendements apportés audit projet d’accord politique. Une source du Rassemblement a affirmé qu’il y aurait même des avancées significatives, sans plus.
On savait jusque là que la gestion des provinces, le contrôle du gouvernement, les mesures de décrispation du climat politique ainsi que la refonte du bureau de la Commission électorale nationale indépendante divisaient encore les deux camps.
Mais l’épiscopat congolais a fait savoir qu’elle n’était pas disposée à prolonger indéfiniment ces négociations directes. Selon l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général et porte-parole de la CENCO, les travaux du dialogue doivent impérativement s’arrêter ce vendredi 30 décembre, en dépit du fait qu’elle tient à ce qu’on ait un accord aujourd’hui.
Vendredi, "qu’il pleuve ou qu’il neige les évêques vont mettre un point final à ce stade de bons offices. Il n’y aura pas un autre report de leur part. Ce n’est pas les évêques qui dictent. Les évêques ont favorisé les écoutes des uns et des autres tout en rappelant que les préoccupations de la population doivent demeurer au centre et que tout doit tenir compte du respect du cadre constitutionnel. En dehors de cela, les évêques ne peuvent rien faire. Même Jésus dans la Bible avait dit aux apôtres si on ne vous écoute pas, secouez la poussière de la terre. Donc je crois qu’à un moment donné il faut arrêter… ", s’est exprimé hier l’Abbé Donatien Nshole, précisant que "notre plan A c’est de signer le document ".
Et quand on lui demande ce que prévoit le plan B, l’Abbé répond :" vous allez le constater".
Le Rassemblement, par la voix de Félix Tshisekedi, avait dit que dépasser cette date du 30 décembre, il allait reprendre avec les actions de rue.
"Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Pourvu que ce soit dans le respect de la Constitution. L’article 64 de la Constitution prévoit des manifestations. C’est à eux de gérer ça de façon responsable", a répondu le porte-parole de la CENCO.

TSHISEKEDI, PRESIDENT DU HAUT-CONSEIL DE LA TRANSITION ?
Réponse de l’Abbé Nshole : "C’est une proposition qui n’a pas été contestée. Je crois que les évêques en ont parlé à qui de droit. "
Les cas Kyungu et Diongo évoqués par la médiation. "Je crois comprendre que pour le cas de Kyungu, il reste libre, il peut siéger sauf qu’on lui a levé l’immunité pour des raisons que le procureur général aurait estimées suffisantes. Pour Diongo, je crois que l’affaire est en justice. Je n’ai pas assez d’éléments pour me prononcer là-dessus. Mais c’est dommage que cela arrive en ce moment-ci. Ce n’est pas de nature à décrisper la situation."
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