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* Des averses ont provoqué la mort, la perte des biens…dans plusieurs quartiers de la métropole congolaise.

Les averses d’une rare intensité de ces derniers temps ont fait des dégâts un peu partout dans la ville et plus particulièrement dans les quartiers non urbanisés où les structures de canalisation sont défectueuses. Plusieurs familles kinoises passent encore la nuit à la belle étoile à la suite des pluies qui se sont abattues pendant l’année 2016. Les fortes averses de ces derniers mois n’ont pas arrêté de faire des victimes à Kinshasa où le nombre des sinistrés n’a cessé d’augmenter. Morts parmi les sinistrés, pertes des biens… les populations riveraines ont vécu un calvaire sans précédent pendant cette année 2016 de fortes chaleurs.

Au quartier Mososo dans la commune de Limete, les eaux de pluie ont atteint des niveaux impressionnants jusqu’à engloutir de nombreuses maisons. La montée des eaux de la petite rivière de Limete a aussi contribué à exacerber la désolation parmi les habitants. Ces derniers ont depuis lors, les pieds dans l’eau et, pour se déplacer, recourent au service des porteurs occasionnels moyennant quelques billets de banque. Sur les visages des parents et des enfants, la tristesse se lit à mille lieux.
Des victimes des inondations des pluies qui se sont abattues à Kinshasa vivent difficilement dans les quartiers Salongo (Limete), Ndanu et De Bonhomme dans la commune de Matete. Ils affirment que tous leurs biens de valeur ont été emportés par des eaux de pluies, citant notamment des cuisinières, congélateurs, meubles et autres).Ces sinistrés, dont le nombre exact n’est pas encore connu, sont sans-abris et passent la nuit à la belle étoile aux alentours de la rivière N’Djili.Une partie de ces sinistrés se sont trouvé un abri sous la véranda du bâtiment de la Regideso, au centre de captage de cette municipalité.

PLUSIEURS CAS DE DECES
Durant 2016 finissant, les Kinois victimes de la pluie n’ont pas seulement été privés d’un toit. Beaucoup d’entre eux se sont soit blessés ou ont carrément perdu la vie suite à la pluie. Six autres personnes ont trouvé la mort à la suite de la forte pluie qui s’est abattue durant la nuit du mercredi 2 à jeudi 3 mars matin dans la capitale congolaise. Selon Thérèse Olenga, la porte-parole du gouvernement provincial de Kinshasa qui a dressé "ce bilan encore provisoire", les trois premiers cas de décès ont été enregistrés dans la commune de Ngaliema et les trois autres cas dans la commune de Mont-Ngafula. Dans ce même registre, huit autres personnes sont décédées et une autre grièvement blessée dans la commune de Lemba au mois de mai.
Les victimes de la pluie à Mont-Ngafula, a fait savoir l’autorité urbaine, sont des enfants dont l’âge varie entre trois et huit ans. D’après des sources locales, ces enfants seraient morts de suite de l’écroulement du mur de leur maison après cette pluie. Plusieurs dégâts matériels ont par ailleurs été enregistrés dans la capitale congolaise. Certains quartiers, comme Kinsuka Pêcheur, dans la partie Ouest de la ville, ont été inondés. Les eaux des rivières Makelele et Basoko qui ont débordé à Bandalungwa ont pénétré dans les domiciles des riverains.
En novembre, quatre personnes d’une même famille ont trouvé la mort dans la commune de Ngaliema Kinshasa à la suite de l’écroulement d’un mur pendant la pluie qui s’est abattue sur la ville. De nombreux quartiers de Kinshasa ont également été inondés à la suite de cette pluie.Selon des sources concordantes, cette pluie a sinistré de nombreuses familles qui ont perdu leurs biens de valeur dans les communes de Bumbu, Ngiri-Ngiri, Lingwala, Barumbu, Kinshasa, Limete et Kalamu.Les habitants du quartier Mososo, dans la commune de Limete, ont été sortis de leur sommeil par les eaux de pluie qui ont pénétré dans leurs domiciles.
A Masina Petro Congo, Kingasani et ailleurs dans la périphérie est de Kinshasa, des quartiers entiers sont transformés en des rivières avec tout le risque de favoriser des maladies d’origine hydrique telles que la typhoïde. Plusieurs familles ont été obligées d’abandonner leurs maisons livrées à la merci des eaux de pluie, emportant avec elles quelques effets de première nécessité.

DES EROSIONS AUSSI
En 2016, des éboulements des terres entraînant des fortes érosions sont à signaler à l’image de la commune de Mont-Ngafula. A plusieurs endroits, les courants d’eau ont entraîné l’affaissement du sol à l’image du quartier Bianda où le déficit de canalisation serait à la base des dégâts constatés. Des murs de clôture de certaines maisons se sont écroulés. Dans la commune de Selembao où des habitations ont été érigées sur les hauteurs sans respect des normes urbanistiques, plusieurs familles sont aujourd’hui sans abri, leurs maisons ayant été emportées.
Au quartier Matadi Kibala, les têtes d’érosion qu’on croyait avoir maîtrisé ont refait surface à la faveur des dernières pluies ravageant tout sur leur passage. Sans bassins de rétention ni de canalisation, les eaux de pluie vont dans tous les sens ne manquant pas au passage de faire quelques malheurs. Certains poteaux que la Snel avait installés dans la perspective d’électrifier ce quartier ont cédé sous la forte pression des eaux.
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