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A Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la joie est à son comble pour les dialogueurs de la cité de l’Union africaine, de voir s’appliquer le premier acte de l’Accord politique. Ainsi, le 17 novembre, soit presque un mois après la signature de ce document, que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, considère comme la seule feuille de route valable pour la transition, il y a eu nomination du Premier ministre. Samy Badibanga, parce que c’est de lui qu’il s’agit, poursuit ses consultations en vue de la formation de son équipe gouvernementale. A ce jour, certaines langues affirment que le dossier achoppe au sein de la Majorité présidentielle, où personne, parmi les chefs des partis politiques, n’entend rester à la traîne. Il est même rapporté qu’il ne peut en être autrement, parce qu’ils sont là pour assurer la stabilité de la plateforme MP, voire de pérenniser le pouvoir de Kabila. Ce faisant, le Premier ministre se trouve bloquer dans le choix à opérer entre ces poids lourds. Même au sein de la famille politique, il est difficile de les départager, a-t-on appris des sources concordantes. Pareil du côté de l’opposition, où des dossiers de toutes sortes atterrissent sur sa table. Membres de sa famille biologique, ceux de sa famille politique, amis et connaissances, ceux de son cercle professionnel à l’Assemblée nationale ne manquent pas de visées. Mais, les contradictions internes, nées du refus d’une frange importante de l’opposition et de la société civile d’être embarqués dans ce train du dialogue et auquel peut s’ajouter le collectif des Députés nationaux de la 1ère Législature de la 3ème République (2006-2011), vient mettre aujourd’hui, et au grand jour, la faiblesse de cet accord. Excepté, c’est un fait, le 8ème sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), qui s’est tenu le 30 novembre dernier, à Libreville, au Gabon. Ici, les participants ont recommandé à tous les protagonistes, notamment, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, d’adhérer à l’accord politique issu du dialogue de Kodjo, pour une cohésion sociale, d’une part, et en vue d’aboutir aux élections démocratiques et apaisées en avril 2018, d’autre part. Sinon, au plan international, tous les discours vont dans le sens de clamer haut et fort cette faiblesse. En conséquence de quoi, il y a nécessité de trouver un large consensus. Au niveau de l’Union européenne, c’est la Vice-présidente de la Commission et haute représentante de cette supra nationale européenne, Federico Mogherini, parlant de la situation en République Démocratique du Congo, a souligné que l’Accord politique sorti le 18 octobre 2016, à l’issue du dialogue de la cité de l’Union africaine, risque de ne pas satisfaire les attentes. Pour ce faire, note-t-elle, il y a lieu de soutenir pleinement les efforts déployés par la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO), pour rendre cet accord politique robuste et plus inclusif. Robuste, adjectif qualificatif, signifie fort, vigoureux, résistant, capable de fonctionner dans des conditions non nominales. Voilà vers où doivent vivement converger les efforts des uns et des autres. Ce, en perspective de la paix tant recherchée à l’interne comme aussi à l’externe. A l’interne, un nouvel accord avant le 19 décembre, serait de nature à décrisper la situation politique actuelle. Il suffit tout simplement d’un sursaut d’orgueil national ou nationaliste, entre les têtes couronnées de la Majorité et de l’opposition.
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