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* L’ordre du jour prévoit les déclarations des deux parties, avant la constitution des trois commissions ad hoc : politique, processus électoral et décrispation politique.
Les discussions politiques directes en RD Congo, entre les signataires et les non-signataires de l’Accord politique du 18 octobre dernier, reprennent ce matin au Centre interdiocésain de Kinshasa. Ce, après les trois jours de répit ayant permis aux deux camps de s’imprégner de documents de travail mis à leur disposition.

Contacté hier au téléphone, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, membre du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a déclaré que l’ordre du jour de la rencontre de ce matin comporte deux points essentiels. " Il sera d’abord question d’auditionner les déclarations des deux parties, avant de procéder par la suite à la mise sur pied des trois commissions : Politique, Processus électoral et décrispation politique", a-t-il précisé. D’ores et déjà, on peut conclure qu’à ce stade, l’un et l’autre camp devra mettre en exergue les différents points de divergences relevés aussi bien dans l’Accord du 18 octobre que dans le communiqué final du conclave du Rassemblement.

TOUT FAIRE POUR FINIR AVANT LE 19 DECEMBRE
" Discussions directes " ou " Dialogue bis ", peu importe donc la conception des travaux du Centre interdiocésain. Peu importent également les considérations, des postures politiques des parties en présence. L’essentiel étant de sortir la RD Congo de son impasse actuelle. D’où, pour les deux camps, le devoir de se surpasser. Signataires et non-signataires du compromis politique du 18 octobre, se trouvent donc en face d’une situation qui les oblige à transcender leurs ego. L’intérêt supérieur de la Nation devant primer sur tout le reste. Ce qui, a priori, ne semble pas être le cas jusqu’ici, rien qu’à entendre certaines déclarations. Point donc besoin d’être doté d’un pouvoir de claire-audience. Néanmoins, les " clairvoyants" semblent percevoir des clichés qui renseignent sur tout le reste. Il s’agit, selon certains analystes, des données qui n’augurent pas un aboutissement enchanteur des travaux du Centre interdiocésain, organisés par l’épiscopat congolais. Pessimisme obsessionnel ? Pas évident.
Parmi les signaux considérés comme très peu prometteurs, des voix autorisées ont évoqué hier lundi 12 décembre, le " Cahier des charges " du Rassemblement. C’est donc sous la férule de cette plateforme de l’Opposition que se retrouvent nombre de non-signataires de l’Accord politique tant chahuté. C’est-à-dire les conclusions de la rencontre de la Cité de l’Union africaine. Et, parmi les éléments considérés comme un mauvais présage, nos sources ont évoqué une requête de non-signataires de l’Accord, en rapport avec la dissolution du Parlement actuel. Pas seulement. Certaines indiscrétions font savoir que le Rassemblement serait enclin à une logique de table rase. A défaut de considérer leur document comme le moule des travaux. Reste à se demander si les signataires du compromis politique du 18 octobre l’entendront de cette oreille.
Il n’est pas exclu que ces prétentions maximalistes procèdent davantage de stratégies de négociations que des prises de positions figées. Il est, en effet, courant qu’au seuil de pourparlers les parties en présence montent les enchères.
Toutefois, les prélats catholiques qui conduisent ces travaux, préviennent qu’il ne sera pas question de remettre en cause l’accord issu du Dialogue national politique de la cité de l’Union africaine. Vendredi dernier, les délégués des deux camps ont exprimé leur détermination à privilégier une approche consensuelle de leurs échanges. Objectif : remettre le peuple congolais en confiance et lui garantir la paix et la cohésion nationales. Pourvu que rien de fâcheux ne vienne les détourner de cet engagement républicain !
Selon Lambert Mende de la Majorité présidentielle (MP), les discussions du Centre interdiocésain ne sont pas un second dialogue. " Nous sommes ici à la recherche d’un consensus en ce qui concerne les élections qui ont pris du retard ", précise le patron de la CCU. De son coté, Vital Kamerhe, co-modérateur des travaux du dialogue de la cité de l’UA pour le compte de l’Opposition, déclare à l’ACP que " les délégués doivent privilégier l’esprit de l’unité. C’est-à-dire s’unir autour d’un patrimoine commun : le Congo ", dans l’intérêt du peuple.
Pour rappel, comme l’a circonscrit l’abbé Donatien N’shole, Secrétaire général ai de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), cité hier par l’Agence congolaise de presse (ACP), les discussions du Centre interdiocésain seront centrées sur six points. Il s’agit de la Constitution, du processus électoral, de l’indépendance de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et du CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication). A cela s’ajoutent le fonctionnement des institutions pendant la transition, la mise en place du mécanisme de suivi de l’Accord politique et la forme du compromis politique. L-Grevisse KABREL


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