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L’arrestation du député de l’opposition Franck Diongo et l’acharnement du pouvoir sur Gabriel Kyungu wa Kumwanza, ancien président de l’Assemblée provinciale de l’ex-province du Katanga et actuellement cadre au sein du G7, n’ont pas laissé l’ONGDH La Voix des Sans Voix (VSV) sans réaction.

Au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi 29 décembre 2016 à son siège situé sur l’avenue Bongandanga, dans la commune de Kasa-Vubu, la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) a dénoncé ce qu’elle considère comme « des règlements des comptes à l’endroit des opposants politiques, à travers l’instrumentalisation de la justice et des services de sécurité.

Allusion faite aux dossiers Gabriel Kyungu Wa Kumwanza et Franck Diongo, respectivement, Député provincial du Haut Katanga et Président de l’Union des Nationalistes Fédéralistes Congolais (UNAFEC) ainsi que Vice-président du G7, Député National, Président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), tous deux membres du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement qui sont victime d’harcèlement judiciaire de la part de Kinshasa.

Gabriel Kyungu Wa Kumwanza et Franck Diongo payent le prix de leurs opinions politiques, selon Mme Laurette Misenga Kalubi, Directrice exécutif adjoint de VSV. Pour cette ONGDH, les deux députés membres du Rassemblement sont victimes d’un acharnement du pouvoir de Kinshasa.

« En ce moment où les yeux des Congolais sont tournés vers le Centre interdiocésain où se tiennent les négociations entre la MP et le Rassemblement sous les bons offices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), en vue de la signature d’un Accord pour un large consensus sur la gestion des institutions et du processus électoral, après l’expiration constitutionnelle depuis le 19 décembre 2016 du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila à la tête du pays, l’opinion publique est plus que choquée d’apprendre la levée des immunités parlementaires de Gabriel Kyungu wa Kumwanza aux fins de poursuites judiciaires.

Surtout que l’une des exigences des négociations en cours porte sur l’application des mesures de confiance entre toutes les parties prenantes», a déclaré Mme Laurette Misenga.

L’ONGDH VSV déplore le fait en lieu et place de la libération effective des prisonniers politiques et d’opinion, d’autres leaders de l’opposition politique, en l’occurrence Gabriel Kyungu wa Kumwanza, font l’objet des poursuites judiciaires visant à le conduire en prison pour « outrage au Chef de l’Etat ».

« Il est surprenant et curieux que la levée, sur demande du Procureur de la République, des immunités parlementaires de monsieur Gabriel Kyungu, mardi 27 décembre 2016 au cours d’une plénière à huis clos ait eu lieu sans qu’il ne soit entendu par ses collègues députés provinciaux », fait remarquer la Voix des Sans Voix.

Il faut prôner la paix

Pour VSV, quels que soient les faits reprochés à Gabriel Kyungu wa Kumwanza, les faits politiques précédant le droit, les autorités congolaises ont tout intérêt à privilégier la réconciliation nationale au lieu de continuer à amplifier les tensions.

Et La Directrice adjointe de VS d’ajouter : « si, au nom de la paix, les autorités congolaises avaient à l’époque protégé le général Bosco Tanganda et le chef rebelle Gédéon Kyungu Mutanga pourtant réclamé par la justice internationale pour de nombreux crimes commis en RDC ; rien, au nom de la décrispation politique et de la paix ne peut justifier le harcèlement judiciaire contre les opposants politiques ».

Franck Diongo en prison malgré son état de santé critique

Malgré son état de santé critique, son manque de lucidité et tout en étant sous perfusion, le député national Franck Diongo a été traîné devant la Cour Suprême de Justice, jugé et condamné à 5 ans de prison ferme sous prétexte d’avoir séquestré et roué de coups des militaires de la Garde Républicaine qu’il aurait fait arrêter arbitrairement et détenus illégalement dans sa résidence.

Pour VSV, la condamnation de Franck Diongo frise un règlement de compte, suite à ses nombreuses prises de position sur la date du 19 décembre 2016, échéance marquant la fin du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila.

Laurette Misenga n’a pas manqué de rappeler les propos plusieurs fois réitérés par Franck Diongo selon lesquels, Joseph Kabila devait partir de gré ou de force le 19 décembre 2016. La directrice adjoint de la VSV a également dénoncé le fait que les considérations politiques aient pris le dessus sur le droit à la santé du député national Franck Diongo.

Pourtant, ce droit à la santé devrait préoccuper au plus haut point l’Etat congolais, dans la mesure où toute personne a droit à un meilleur état de santé physique et mental possible pour mieux se défendre en justice, a fait remarquer la Directrice adjointe de VSV.

Pour éclairer l’opinion sur les circonstances réelles ayant conduit à l’arrestation et à la condamnation de l’opposant Franck Diongo, VSV exige une enquête indépendante composée des officiels de la RDC, des défenseurs de droits de l’homme et des membres du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), afin d’établir les responsabilités des uns et des autres sur les atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique de ce député national.

L’association fustige par ailleurs les atteintes à l’intégrité physique des militaires de la Garde Républicaine à travers leur passage à tabac au quartier Cuba, dans la cité des anciens combattants dans la commune de Ngaliema, par quelques jeunes de ce quartier où réside Franck Diongo.

Mais, La Voix des Sans Voix condamne également le traitement cruel, inhumain et dégradant infligé à ce député national à la DEMIAP et au camp militaire Tshatshi après son arrestation le 19 décembre 2016. Cela, au mépris de toute dignité humaine.

L’ONGDH exhorte le Président de la République, en sa qualité de magistrat suprême, à lever la peine prononcée par la Cour Suprême de justice contre le député national Franck Diongo, afin de privilégier la paix et la concorde nationale.

Surtout en cette période où le climat reste très tendu en RDC. Elle demande aussi au Chef de l’Etat d’ordonner, pour les mêmes raisons sus évoquées, l’abandon des poursuites judiciaires contre Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
GKM
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