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Le PM doit trancher. Il a en face de lui deux propositions. Deux propositions intéressantes. La vice-présidence du Conseil national de suivi de l’Accord ou la vice-primature qui reviendra à l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre. A lui de se déterminer et de se pencher du côté où ses intérêts et ceux de son groupe politique seront bien défendus. Le troc a été bien négocié. En échange de la primature, Samy Badibanga doit obtenir un de ces postes clés. Les tractations ont été longues. L’ancien chef de file du groupe parlementaire Udps et Alliés s’était fait rassurer par le président Sassou, lors de sa récente visite, de la prise en compte de ses préoccupations. Le même message lui a été répété plusieurs fois par les évêques qui l’ont rencontré à deux reprises dans son cabinet de travail. Les hommes de son sérail ( Makila, Bussa, Ruberwa) étaient partis au centre interdiocedain pour rappeler aux évêques que le troc était négociable si leurs intérêts politiques étaient pris en compte. L’épiscopat leur a rassuré et promis de faire une bonne redistribution des cartes. Maintenant, il faudra départager les deux ailes de l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre. Si une aile Badibanga prend à vice-primature, l’aile Kamerhe prendra la vice-présidence du Conseil national de suivi. De même, les deux ailes vont se partager les quatre postes du CNSA et les portefeuilles qu’ils auront au gouvernement. Or, le choix anticipé de Kamerhe pour le conseil national de suivi risque de condamner Samy Badibanga à opter mieux à se contenter de sa participation au gouvernement. D’ailleurs, ça serait le choix de son entourage. L’élu Udps de Mont-Amba viserait un bon portefeuille. Une vice-primature qui compte. Pas un ministère dérisoire. « Lui-même ne cesserait de le répéter », glisse un des ministres de l’Opposition signataire du compromis du camp Tshatshi. C’est à prendre ou à laisser. Seule cette condition peut le pousser à rendre le tablier. Sinon, il va résister, se bétonner à la primature. Pour se dédouaner, montrer sa bonne foi ou justifier son refus poli, le PM ressasera » inclusivisité ». Inclusivité, en réalité, pour prendre les évêques à contre-pied et les obliger à intégrer ses intérêts. Et depuis un temps, Badibanga évoque toujours son poids politique. Il traînerait derrière lui, selon ses proches, plus d’une quarantaine d’élus Udps et autres. Belle offre pour marchander et conclure un bon deal politique. Surtout qu’il a le soutien inconditionnel du pouvoir, son véritable porte-voix dans les pourparlers pilotés par les évêques.

Alphonse Muderhwa
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