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Au moins 47 personnes ont trouvé la mort dans des affrontements qui ont opposé les miliciens d'un chef coutumier aux forces armées dans deux territoires du centre de la RD Congo ( RDC), affirme l'agence Anadolu, qui cite une source de la société civile locale.
Des affrontements meurtriers ont éclaté, vendredi entre des miliciens du chef et les forces armées de la RDC , à Nguema dans le territoire de Luiza en province du Kasaï Central, renseigne cette la source société civile qui a requis l’anonymat.

Selon cette même source des accrochages ont également été signalés, à partir de vendredi, dans le territoire voisin de Kazumba.

« Rien que dans la journée de vendredi on a comptabilisé 13 morts. Les affrontements se sont poursuivis, samedi, avec un bilan de 25 morts et dimanche, il y a eu 9 morts« , a indiqué la même source sans donner plus de détails sur l’identité des victimes, notant qu’il était encore impossible de les identifier.

Des affrontements qui ont resurgi lundi dans le village de Musambayi , ont été rapidement maîtrisés par les forces congolaise, a précisé la source.

Selon des témoignages recueillis par cette structure de la société civile, les miliciens s’opposent à toute autorité administrative dans la zone. « Les miliciens ont dit aux habitants que la province du Kasaï doit être une zone sans administration étatique et que seul le pouvoir coutumier devait y régner ».

Joint au téléphone par Anadolu Clément Apakachwa Mitendi, administrateur du territoire de Luiza, a confirmé les affrontements entre les miliciens de Kamwena Nsapu et les forces de sécurité congolaises sans livrer de bilan.

La semaine dernière, les autorités provinciales du Kasaï Central avaient relaxé une quarantaine de miliciens de ce mouvement politico-coutumier, dans la perspective de créer un climat propice aux négociations envisagées pour mettre fin à cette insurrection dans la partie centrale de la RDC.

Composée de trois provinces ( Kasaï, Kasaï-Central et Kasaï-Oriental) , la région diamantifère du Kasaï est, depuis des mois, le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et les miliciens partisans de Kamwina Nsapu, un chef traditionnel, abattu en Août 2016 lors d’une opération de police dans la cité de Tshimbulu (Kasaï-Central).

Médecin de son état, Kamwina Nsapu (Jean-Pierre Pandi, de son vrai nom) était rentré en RDC en avril 2016, après plusieurs années passées en Afrique du Sud.

Deux mois après son retour, il avait appelé à une insurrection populaire visant à débarrasser le Kasaï-Central, de toutes les institutions et autres services de l’ordre, auteurs selon lui, des « tracasseries contre les populations ».

Au moins 140 personnes ont été tuées dans des affrontement entre les forces de l’ordre et ces miliciens durant l’année 2016 , selon l’ONU qui y a déployé une centaine de casques bleus en début janvier 2017 pour la protection des populations.

Avec l’agence Anadolu
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