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*Cette nouvelle a été interceptée hier, en fin de la soirée. Jusqu’ici, elle n’a, toutefois, pas été confirmée, de source officielle. Valentin Mubake, l’un des cadres influents de l’Udps, cité par l’AFP, aurait laissé entendre que si la dépouille mortelle de Tshisekedi arrivait, vendredi 10 février, il serait inhumé, dimanche 12 février, à Kinshasa. Mais, le même hier, peu avant le crépuscule, d’autres bribes d’informations consécutives aux obsèques du Patriarche Etienne Tshisekedi wa Mulumba, confirment, par ailleurs, qu’une réunion, sous les auspices de Ramazani Shadary, le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, aurait permis à la famille de l’illustre disparu, de prendre langue avec les autorités congolaises, pour une harmonisation des vues sur l’organisation de ces funérailles. Une option a été levée, pour l’expédition d’une délégation tripartite constituée des représentants de la famille biologique, de l’Udps et du gouvernement congolais, en vue d’en finir avec les formalités à Bruxelles, avant de rapatrier, si tout va bien, ce week-end, le corps de l’Avocat du Peuple, Etienne Tshisekedi à Kinshasa, où l’attendant, depuis l’annonce de sa mort si brusque et brutale, des milliers des sympathisants, amis et connaissances ainsi que tous les autres affidés. Sans doute qu’à l’issue d’une deuxième réunion de concertation annoncée, à cet effet, le programme officiel sera, enfin, connu. C’est, donc, une question d’heures.

Depuis sa disparition inopinée, le 1er février dernier, Etienne Tshisekedi cristallise l’essentiel de l’actualité en RDC, en Belgique et, pourquoi pas, partout où il y a des cellules de base de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, et de tous les partis et plateformes alliés. Des réunions se multiplient en vue des préparatifs de ses funérailles. Hier, en effet, les trois jours d’honneur prévus sur la place d’Ixelles, à Bruxelles, ont été bouclés. La Belgique, l’ancienne puissance métropolitaine, aurait mis du paquet pour rendre des hommages mérités à ce digne fils de la RD. Congo, décédé sur sol, à 84 ans, à la Clinique Sainte Elisabeth.

Maman Marthe, la personne de tous les poids et de tous les coups, y a reçu la visite de Maman Bobila Dawa, l’épouse du Feu Maréchal Mobutu, à laquelle il fallait associer, celle de Lilia Texeira Bemba, l’épouse de Jean-Pierre Bemba Gombo, l’épouse de l’homme qui ploie, jusqu'à ce jour, sous le contrôle d’un geôlier, à la Haye, aux Pays-Bas. Les deux dames, venues, chacune, de son coin, ont eu, certainement, l’occasion de réconforter la veuve Tshisekedi, devenue ainsi, par la magie de l’histoire, toute seule devant cette sentence fatale que la mort, dans sa marche sournoise, lui a imposée, en ce début du Nouvel An 2017. Il y avait tant d’autres personnalités dont tous les compteurs n’ont pas permis de déterminer le nombre. Toutefois, au regard de la bousculade et de l’engouement, sous le rythme saccadé d’une musique calquée sur les exigences de la rumba, des nombreux médias n’hésitent pas à parler de centaines des milliers des personnes. Des officiels belges, sans oublier, tous les autres diplomates, venus de tous les coins du monde, ont été signalés à ces funérailles de Tshisekedi, du moins, à cette étape d’Ixelles.

Suspense

A Kinshasa, pendant ce temps, les cadres et combattants de l’Udps attendent. Ceux du Rassemblement aussi. Des officiels congolais, de leur côté, sont sur le qui-vive. Quelques questions soulèvent, cependant, la polémique. Apparemment, la brouille se poursuit autour de l’affaire de l’application de l’Accord dit de la Saint Sylvestre avant le rapatriement du corps de Tshisekedi. Tous les partisans de cette thèse restent catégoriques. A l’opposé, d’autres estiment, par contre, qu’il n’est nullement question, ici, de politiser les obsèques d’Etienne Tshisekedi, c’est l’icône de la politique congolaise dont la mémoire devrait être saluée de tous. D’où, la nécessité d’y mettre tout le sérieux dû à son rang, pour qu’en ce temps douloureux, les adieux, quoique difficiles, se fassent dans des conditions dignes et acceptables. Les tenants de ces deux thèses, loin de s’entendre, développent sur le théâtre politique, des attitudes et arguments diamétralement opposés. Et, si on les suivait, dans leur fatuité, les funérailles du Lider Maximo, se dérouleraient dans le désordre et dans le chaos.

Où sont les Evêques ?

Faut-il encore recourir aux bons offices des Evêques de la CENCO, pour arbitrer ces dissensions d’un autre genre autour de cette nouvelle divergence ? Telle est, pourtant, la question qui paraît banale. Mais, au fond, elle revêt toute son importance. Surtout si, en définitive, les deux visions n’arrivaient pas à se rencontrer. En tout état de cause, le retour des Evêques était prévu pour dimanche 5 février dernier. Aux dernières nouvelles, il a été reporté à ce mardi 7 février 2017. Par où vont-ils commencer ? De deux choses, l’une. C’est soit, par le reste des discussions directes. C’est soit, par jeter un coup sur ce qui se passe autour du rapatriement de la dépouille de celui qui était, jusqu’en dernière minute de sa vie, l’un des principaux ténors de ces arrangements particuliers, restés dans les dépendances du Centre Interdiocésain, en raison d’une contradiction sur le mode de désignation du Premier Ministre et, surtout, sur le rôle de la CENCO durant la transition. Quoi qu’il en soit, la désignation dudit Premier Ministre, l’attribution des ministères réservés au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement demeurent, quelles que soient les formules, tributaires de la succession qu’on aura assurée à Etienne Tshisekedi. Et, donc, même mort, l’éternel Opposant congolais, le Sphinx de Limete, l’homme de tous les superlatifs, continuera à influer, de façon décisive, sur la marche de la transition ainsi que sur l’organisation des futures élections. Ses dernières volontés, rappelle-t-on, sont dans l’Accord du 31 décembre 2016 dont ses colistiers exigent l’application immédiate et sans failles.

Et, si Kabila nommait Félix ?

Il reste seul, lui, dans son rôle. Il sera là tant que son successeur n’aura pas été élu. Tshisekedi, lui, est parti. Pour l’amour du ciel, pourquoi Kabila ne nommerait pas, même de façon unilatérale, Félix Tshisekedi à la tête du gouvernement ? Après tout, que perdrait-il ? Ceci n’éviterait-il pas qu’on attende, indéfiniment, la fin des discussions directes ?
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