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Neuf fédérations du Mouvement de libération du Congo (MLC) souhaitent que le parti lève l’option de participer au gouvernement de transition. Dans une déclaration faite mardi 7 février à Kinshasa, elles estiment que la décision de prendre part ou non à l’exécutif national doit être prise au bureau politique et non de façon « unilatérale » par le secrétariat général du parti. Le parti de Jean-Pierre Bemba compte trente-neuf fédérations au total pour l'ensemble du pays.


La secrétaire générale du MLC avait annoncé que le parti de Jean-Pierre Bemba ne participerait pas au gouvernement de transition qui doit être formé à la suite de l’accord politique du 31 décembre 2016.


« Les présidents fédéraux voudraient et souhaitent, conformément aux statuts du parti, convoquer la réunion du bureau politique pour lever l’option s’il faudrait ou pas participer au gouvernement », a affirmé le porte-parole des 9 fédérations et président fédéral du MLC au Sud-Kivu, Roger Sadiki.


Selon lui, personne ne peut unilatéralement décréter la participation ou non du MLC dans les institutions, sans la décision du bureau politique du parti.


« A chaque décision, il faut toujours réunir le bureau politique. Et le secrétariat général chez nous [au MLC, NDLR], ce n’est pas un organe de décision, c’est un organe d’exécution. Nous devons faire la part de chose », a rappelé Roger Sadiki.


Le 22 novembre 2016, le Front pour le respect de la constitution, conduit par le MLC de Jean-Pierre Bemba, avait renoncé à toute participation au gouvernement de transition.


Pour Roger Sadiki, cette décision qui n’a pas été discutée au sein du bureau politique n’engage que son auteur.


« Dès lors que cette option n’a pas été levée au niveau du bureau politique, cela n’engage que son auteur. C’est ici où nous en appelons à la sagesse des pères les évêques [de la CENCO, qui assurent la médiation des discussions politiques]. Nous sommes là comme défenseurs du MLC et nous allons le défendre jusqu’au bout, jusqu’à ce que tout le monde respecte les prescrits de nos textes », a-t-il ajouté.


Le gouvernement de transition sera composé de 53 membres, dont 42 ministres et 11 vice-ministres. Sa clé de répartition a déjà été décidée par l’opposition et le pouvoir.
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