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L’avenir de la RDC se joue au Centre interdiocésain où les acteurs majeurs de la scène politique congolaise négocient directement sur la gestion harmonieuse de la période de transition ouverte depuis le 19 décembre 2016, date de la fin constitutionnelle du mandat du président de la République.

Ces pourparlers qui se font sous la médiation de la CENCO sont d’une importance capitale, car ils doivent déboucher à l’organisation des élections du sommet à la base et remettre sur les rails le processus de démocratisation en panne. L’absence des élections dans les délais constitutionnels en 2016 n’a pas favorisé l’alternance, une des valeurs cardinales de la démocratie. L’Accord du 31 décembre 2016 vient corriger cette forfaiture de la MP.

Les évêques ont laissé plus d’une semaine, soit du 30 janvier au 7 février 2017, au Rassemblement et la Majorité présidentielle pour aplanir leurs divergences qui bloquent la signature de l’Arrangement particulier, un avenant sur les modalités pratiques de partage du pouvoir tant au gouvernement qu’au Conseil national de suivi de la transition (CNSA). Seulement, les forces politiques en présence n’ont dégagé aucune avancée notable. Pour ça, le prétexte a été vite trouvé : la mort d’Etienne Tshisekedi, le 1er février.

De retour en RDC après plus d’une semaine passée à Genève dans le cadre d’une visite « pastorale », les évêques de la CENCO doivent reprendre les choses en main. D’un coté, ils doivent pousser la MP et le Rassemblement à aplanir leurs désaccords notamment sur le mode de désignation du Premier ministre ; de l’autre, la CENCO devra faire pression sur l’UDPS et le Rassemblement pour qu’ils trouvent un compromis sur le programme des obsèques du leader maximo, de manière à lui accorder les hommages dus à son rang dans le meilleur délai.

Pour autant, la responsabilité première relève des acteurs politiques congolais. Ils ne doivent pas récupérer toute la situation aux fins de retarder la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre.

Tout le monde clame que la meilleure façon d’honorer la mémoire de Tshisekedi est de mettre en application le compromis du Centre interdiocésain, sa dernière volonté politique pour la marche de la RDC vers un Etat de droit qu’il appelait de tous ses vœux.
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